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sam. 16 juin 2007

Sigma SD14 : un OVNI intéressant au pays des reflex...

Société spécialisée dans les objectifs compatibles pour les boîtiers d’autres marques (visitez cette partie du site), Sigma se lance au début des années 90 dans la production de reflex.

LogoLeur premier reflex numérique, le SD9 sort en 2002 et aura deux successeurs, le SD10, puis le SD14 disponible depuis avril 2007. Avant de parler en détail de ce récent boîtier hors normes, survolons rapidement l'histoire des reflex Sigma.

  • Sphoto_70_200_28 Le Sigma Research Center est fondé en 1961 à Setagaya-Ku au Japon. L’entreprise se spécialise dans les optiques compatibles.
  • Elle acquière une solide réputation en offrant une large gammes de modèle, allant du fish-eye aux plus longs téléobjectifs. Les optiques Sigma existent en montures Canon, Nikon, Pentax, Minolta (Sony), et Olympus. Souvent moins chères que les optiques des fabricants de reflex, elles constituent une alternative appréciée...
  • Avec le lancement de ses premiers reflex argentiques en 1993, Sigma inaugure sa propre monture d’objectifs dénommée Sigma SA, qui est inspirée de la monture Pentax K. La gestion de l’ouverture et de l’autofocus sont entièrement pilotées électroniquement.
  • Feature01Le 11 février 2002, Sigma fait parler d’elle en annonçant que son premier reflex numérique utilisera la technologie de la société Foveon. Le capteur du SD9 ne possède que 3,4 megapixels effectifs (2268 x 1512 pixels), mais ceux-ci enregistrent l’image sur 3 couches (une par couleur).
  • P1c9_fov_ca3Ce capteur travaille donc à la façon d’un film argentique. La résolution finale de ce premier SD9 est donc assez proche du standard de l’époque de 6 megapixels, entendu que les pixels du capteurs Foveon sont en quelque sorte « plus précis » que les pixels des capteurs classiques.
  • En effet, les trois couches de ce capteur Foveon permettent d’éviter l’opération de dématriçage nécessaire aux CCD et CMOS. Ceux-ci ne possédant qu’une seule couche, un filtre mosaïque de Bayer permet de « retrouver » les couleurs, au prix d’une légère perte de définition. Cette opération entraîne par ailleurs diverses complications (moirage et artéfacts colorés) que les constructeurs atténuent grâce à un filtre passe-bas (filtre flou), qui dégrade lui aussi quelque peu la définition.
  • Le SD9 reçoit un succès d’estime auprès des professionnels car la technologie est innovante et produit de bons résultats photographiques. L’appareil qui n’est qu’un coup d’essai souffre de quelques défauts et d’un autofocus bien trop basique avec un seul collimateur. De plus, le SD9 ne produit pas de JPEG, ce qui impose l’utilisation d’un logiciel de conversion des RAW.
  • P1c9_fov_cap Le 27 octobre 2003, le SD10 est annoncé comme étant un 10,3 megapixels. Pourtant, son capteur fait la même taille que le précédant (2268 x 1512 sur 3 couches). Mais Sigma préfère communiquer sur le nombre théorique de pixels (2268 x 1512 = 3,4 millions, multipliés par trois = 10,1 millions).
  • L’appareil a progressé (plus d’informations sur Sigma-sd14.com). Mais il ne propose toujours pas de format JPEG, ce qui ne plait guère aux photographes. Les mentalités et la puissance de l’équipement informatique moyen n’étant pas ce qu’elles sont aujourd’hui : le RAW n’est pas encore à la mode ! Dans le même temps, les autres fabricants continuent d’augmenter la résolution, les algorithmes de dématriçage et la qualité de leurs reflex (le Canon EOS 20D passe la barre des 8 megapixels en août 2004).
  • Le 26 septembre 2006, est annoncé le SD14 qui ne sera disponible qu’en avril 2007. Il permet enfin l’enregistrement des images en JPEG et est équipé d’un autofocus crédible disposant de 5 collimateurs dont un central en croix. Il est livré avec Sigma Photo Pro 3.0, le logiciel qui permet de traiter les RAW très particuliers de son capteur Foveon X3 de 4,7 megapixels sur 3 couches. Ce qui permet à Sigma d’annoncer une résolution théorique de 14 millions de pixels (2652 x 1769 x 3)…

P1c9_h1_sigm Mais en pratique, la résolution des images obtenues est assez loin d’atteindre cette valeur théorique. D’après les résultats observés sur tirages, la définition réelle obtenue grâce aux 4,7 megapixel du SD14 se rapprocherait plutôt de celle obtenu par des reflex de 8 megapixels...

Les 4,7 megapixels sans filtre de Bayer ni filtre passe bas, étant aussi précis que 8 megapixels traités classiquement, ce qui n’est pas si mal et prouve la crédibilité du concept ! Mais le standard 2007 est maintenant aux appareils de 10 et 12 megapixels qui délivrent une résolution finale supérieur, même avec tous les défauts de leurs CCD et CMOS.

Un bon viseur et quelques atouts intéressants...

Feature04 Au moment de sa sortie en mars 2007, le Sigma SD14 fut proposé aux alentours de 1500 € boîtier nu (tarif revu à la baisse depuis), ce qui plaçait malheureusement ce boîtier intéressant mais très particulier très au-dessus du prix de ses compétiteurs. Le SD14 dispose de certains atouts :

  • Un viseur très agréable et lumineux à base de prisme qui offre un fort grossissement (une qualité si rare).
  • Une bonne qualité de fabrication et une bonne prise en main, grâce à sa taille (avantage ou inconvénient ?)…
  • Le pilotage des flashs distants Sigma par le flash intégré (lire en fin d'article).
  • Feature05 Un filtre amovible est disposé entre l’objectif et la chambre miroir, il protège donc le capteur des poussières et on peut le nettoyer. C’est tellement simple qu’on se demande pourquoi cela n’existe pas sur les autres appareils.
  • Le design plutôt efficace du Sigma SD14 ne suit pas la tendance actuelle, qui tend à une miniaturisation extrême des reflex amateurs et experts.

Mais beaucoup de grosses lacunes malheureusement...

S’il est novateur, le SD14 n’a pour autant pas convaincu tous les utilisateurs. On peut reprocher un certain nombre de choses à ce boîtier, dont certaines sont difficiles à admettre en regard de son prix.

  • La résolution un peu « limite » impose de ne pas s’aventurer au-delà du tirage A3. Pour convaincre, le prochain Sigma devra recevoir une version plus musclée du capteur Foveon.
  • L’enregistrement des JPEG est lent (de toute façon le format RAW s’impose pour tirer partie des caractéristiques spécifiques de son capteur), la réactivité globale est décevante, cela commence dès l’allumage.
  • La prise de vue en rafale à 3 im/sec ne va pas au-delà de 6 images consécutives, (un EOS 20D proposait déjà 5 im/sec sur 23 vues en 2004 et plus récemment un D200 la même vitesse sur 37 vues).
  • Le SD14 est assez médiocre en haute sensibilité (à cause de la nature de son capteur ?), le bruit numérique monte dès 400 ISO (oubliez les sensibilités de 800 et 1600 ISO). Beaucoup de ses concurrents font mieux.
  • Pas de double enregistrement RAW + JPEG (ce qui pourtant serait fort utile avec cet appareil). Cela posera problème à ceux qui hésitent entre les deux format (le choix du RAW est donc très conseillé sur le SD14).
  • Son autofocus (par ailleurs efficace même en faible lumière) s’avère lent pour qui est habitué à l’efficacité des Nikon ou Canon.
  • Il n’y a pas de molette arrière pour gérer l’ouverture en mode manuel. C’est un peu dommage sur un appareil de cette taille et de ce prix qui est plutôt destiné aux professionnels…
  • Feature11 La résolution de l’écran est de 150 000 pixels seulement (alors que le standard est maintenant à 230 000 pixels), sans être rédhibitoire cela rend la consultation des images moins agréable.
  • Avantage pour les utilisateurs de téléobjectifs (pas pour les autres), son coefficient correcteur de focale de x1,74 (au lieu de x1,6 pour Canon et x1,5 pour Nikon et la plupart des autres fabricants) est plus important que la moyenne à cause de la petite taille du capteur. Le choix est donc réduit du côté des zooms grand angle.
  • Il n’existe aucune possibilité de se fournir en dehors de la gamme Sigma, qui est certes intéressante mais peu répandue en occasion avec la monture spécifique Sigma. Il n'existe pas de fabricant d'optiques compatibles pour la monture de ce fabricant... d'optiques compatibles (ironie du sort) !

Le SD14 est pour l’instant seul au catalogue Sigma. Pour exister sur ce secteur très compétitif Sigma devra rapidement proposer d’autres modèles à des prix plus bas… En particulier un boîtier compact dans le gabarit des EOS 400D, Nikon D40x et Olympus E400. On peut éventuellement espérer un mouvement dans ce sens, puisque Sigma à présenté mi 2007 un élégant compact, le DP1 (Sigma-dp1.com) équipé du même capteur Foveon.  

Ce qu’il faut retenir du Sigma SD14

Voici un appareil très spécifique, pas très polyvalent et plus coûteux que ses concurrents, bien que son prix vienne d'être sérieusement revu (juin 2007) :

  • 1250 € boîtier nu.
  • 1599 € en kit avec le 17-70mm F2,8-4,5 DC.
  • 1699 € pour le kit comprenant le 18-50mm F2,8 DC EX Macro).

Pourtant son équipement reste des plus standards : flash intégré, optique trans-standard, écran arrière de 2,5 pouces de résolution moyenne... Au moins peut-on lui reconnaître un viseur au-dessus de la moyenne, une bonne ergonomie une bonne finition et une bonne prise en main.

P1c9_h2_sigm Les images RAW sont de bonne qualité (du moins en dessous de 400 ISO), surtout lorsqu’elles sont traitées par le logiciel fournit (Sigma Photo Pro, de bonne facture)… Mais pas très visiblement meilleures que celles issues de capteurs classiques CCD ou CMOS de résolution supérieur…

La plupart des photographes n’y verront que du feu, sauf à passer leur temps à comparer des images affichées sur écran à 200%, ce qui n’est pas forcément le but recherché ! L’utilisation du format RAW semble de toute façon obligatoire ce qui exclura tout ceux qui ne veulent pas vraiment en entendre parler (et c’est bien leur droit).

Le capteur Foveon ne semble donc pas apporter d’avantages réellement déterminant au SD14… À l’exception peut-être du nombre de pages ( ! ) que lui consacrent les magazines spécialisés pour expliquer son fonctionnement spécifique.

Les Plus :

  • Peu onéreuse, la gamme des optiques Sigma est assez large (sans rivaliser avec celles de Canon ou Nikon).
  • Un boîtier solide et volumineux (pour ceux qui aiment) disposant d’une ergonomie classique et efficace.
  • En jouant les pionniers, vous susciterez la curiosité des autres photographes, tout en encourageant l’innovation !

Les Moins :

  • Une gamme de boîtier encore embryonnaire dont rien ne garantie qu’elle s’étoffe rapidement.
  • Un appareil assez cher et moyennement équipé (même si Sigma est une marque crédible).
  • Il ne sera pas si facile de trouver des personnes pour vous conseiller et échanger leur expérience du SD14.

Ce Sigma SD14 a donc un peu de mal à tenir ses promesses et sortira difficilement de la confidentialité à laquelle ses prédécesseurs avaient été cantonnés… C’est dommage, car l’initiative est courageuse et la variété de l’offre profite toujours à l’utilisateur final. Avec ses trois couches, le capteur Foveon est unique et novateur, mais face aux progrès constant des appareils à capteurs CCD et CMOS, on peut s’interroger sur son réel devenir. Espérons que le prochain SD soit enfin le bon...

  • Date de présentation : 26 septembre 2006.
  • Décryptage : milieu de gamme très bien équipée.
  • Autofocus : 5 zones.
  • Système anti-poussière : Oui
  • Mode Scènes (programme résultat) : Oui
  • Coeff multiplicateur de focale : x1,74 (votre 50 mm devient 87 mm).
  • Taille du capteur : 4,7 MP.
  • Taille des images : 3 x 2640 x 1760 pixels
  • Vitesse max. en JPEG : 3 im/s sur 6 images.
  • Vitesse max. en RAW : 3 im/s sur 6 images.
  • Taille de l’écran : 2,5 pouces.
  • Définition écran : 150 000 pixels.
  • Poids : 780 g. (avec bat.)

Quels flashs pour les reflex Sigma ?

Le système de mesure TTL d’éclairage au flash par pré éclaire de Sigma est appelé S-TTL. Le flash EF-500 DG Super permet la photo au flash en mode automatique S-TTL, ainsi que la synchro haute vitesse jusqu’au 4000e de sec.

500dgsuper Le flash embarqué du Sigma SD14 peut piloter à distance un EF-500 DG en mode esclave. Fixé sur un boîtier Sigma, un flash EF-500 DG en mode maître sait également piloter un ou plusieurs autres EF-500 DG en mode esclave.

Le flash EF-500 DG ST dispose également du mode automatique S-TTL, mais pas du pilotage sans fil à distance, ni de la synchro haute vitesse. Sigma propose enfin le flash annulaire EM-140 DG Macro, qui permet la synchro haute vitesse et peut se comporter en flash maître pour le déclenchement sans fil.

Ces trois modèles Sigma existent aussi en versions : Canon E-TTL, Sony ADI, Nikon i-TTL, Pentax P-TTL et Sigma S-TTL. Se reporter à la fiche technique de chaque modèle sur le site Sigma-photo.co.jp, afin de connaître les innombrables détails de compatibilité avec les boîtiers des différentes marques.

Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 80 - APN : Tous les autres... | Permalink | Commentaires (16)

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