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mar. 08 jan 2008

De l'Asahiflex au Pentax K10D : l'histoire de Pentax

Initiateur du concept de reflex moderne dès 1952, Pentax revient au-devant de la scène et applique brillamment une longue tradition d’excellence et d’innovation avec ses derniers reflex numériques. Révisons les gammes Pentax (et Samsung) actuelles... En attendant la présentation possible de nouveaux modèles en février ! Après les Canon EOS 40D, Nikon D300, Sony Alpha 700 et Olympus E-3, Pentax nous préparerait-il un reflex expert K1D ?

Bref historique des reflex Pentax

Fondé en 1919 à Tokyo par Kumao Kajiwara, Asahi Optical Co est l’un des plus anciens fabricants de matériel optique du pays. Les recherches d’Asahi autour du concept d’appareil reflex remonteraient à 1945, mais c’est en 1952 qu’est produit l’Asahiflex 1 premier appareil mono objectif Japonais à miroir. La version Asahiflex IIB introduira un miroir à retour reflex en 1954, innovation qui évite d’avoir à remonter manuellement le miroir.

Asahiflex_iib_model_i7a886C’est en 1957, que le nom Pentax (dérivé de penta prism + reflex) apparaît sur l’Asahi Pentax (appelé aussi AP). Mais d’après certaines sources le nom Pentax trouverait son origine dans la contraction de penta prisme et Contax, car l’AP utilisait une monture à visse M42 similaire aux Contax S de 1949.

L’Asahi Pentax est le premier reflex avec penta prisme fixe. Il est aussi équipé qu’un levier d’armement sur la droite, autant d’avancées déterminantes pour la première fois réunies, qui seront reprises par tous les constructeurs et fixeront le design des reflex modernes.

En 1975, apparaît la monture K à baïonnette (les systèmes à visse sont depuis longtemps dépassés) qui est toujours utilisée. Un adaptateur est proposé pour utiliser les anciennes optiques à visse M42.

En 1980 sort le Pentax LX, reflex professionnel concurrent des Nikon F3, Canon F1 et Olympus OM qui sera produit jusqu’en 2001. En 1995 le petit MZ-5 est salué par la presse pour sa compacité et son design. En 1997 le fameux Pentax 645N est le premier reflex autofocus moyen format de Pentax, au fonctionnement similaire à celui des reflex 35mm. Pentax produit son premier numérique, le Pentax EI-C90.

Le MR-52, un prototype de reflex 6 megapixels "full frame" est présenté par Pentax à la Photokina de 2000. Malheureusement le projet est complètement abandonné en 2001... Si Pentax était parti dans cette direction, la physionomie du marché en serait peut-être complètement différente aujourd'hui ?

P1c5_01_k10d Il faudra attendre 2003 pour que Pentax arrive sur le marché des reflex numériques avec l’istD de 6 megapixels. Entre temps, Canon et Nikon ont eu le temps de prendre de l’avance. En 2006 Pentax remet les pendules à l’heure avec le génial K10D, issu d’une collaboration avec le géant Coréen Samsung. Celui-ci produit de son côté le GX-10, clone du K10D…

Quels modèles, à quel prix et pour qui ?

Commençons par les Pentax K110D, K100D, K10D (et son clone Samsung GX-10) qui sont certainement parmi les reflex les plus intéressants du marché en cet été 2007. Avant de revenir en détail sur ces modèles, détaillons rapidement les boîtiers qui les ont précédés. Ils ont connu tant de déclinaisons que l’on s’y perd forcément :

  • istD (février 2003) : 6 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus à 11 zones. Petit écran 1,8 pouces et cartes CF. Première version numérique et compact du reflex argentique Pentax ist présenté la même année.
  • istDS (sept. 2004) : 6 megapixel bon viseur pentaprisme, autofocus à 11 zones. Plus compact et léger que l’istD. Connaît plusieurs améliorations, gagne un écran 2". À partir de ce modèle, les cartes SD remplacent les CF.
  • istDL (juin 2005) : 6 megapixel, viseur penta miroir (moins lumineux), l’autofocus tombe à 3 zones seulement. L’écran monte à 2,5 pouces. Ces divers changements permettent un prix serré d’entrée de gamme.
  • istDS2 (août 2005) : 6 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus à 11 zones. Légère amélioration de l’istDS, l’écran monte à 2,5 pouces. Seul son clone, le Samsung GX-1S (premier reflex du Coréen) est distribué en Europe.
  • istDL2 (janv. 2006) : 6 megapixel, viseur penta miroir (moins lumineux), autofocus à 5 zones (au lieu de 3 sur le DL). Légère amélioration de l’istDL. Seul son clone, le Samsung GX-1L est distribué en Europe.

K110d_largeefbc3Au vu des progrès et des prix raisonnables des modèles récent K110D, K100D et K10D, il est peu judicieux de s’intéresser à cette première série d’appareils en occasion. Sauf à les trouver à des prix minimums (200 à 250 euros en kit) en privilégiant les modèles à penta prisme...

Tous les Pentax numériques jusqu’au K10D bénéficient de la même mesure de lumière 16 zone, d’un testeur de profondeur de champs et utilisent des cartes SD (sauf le tout premier, l’ist de 2003 qui utilisait des CF).

Entrée de gamme : Pentax K100D, K110D

Les « petits » K100D et K110D constituent d’intéressantes solutions d’entrée de gamme à 6 megapixels et remplacent les istDS et istDS2. On les trouve en cet été 2007 en dessous des 550 et 500 €, en kit avec un zoom simple ou encore sous forme de kit double objectif… Il n’existe pas de clone Samsung de ces deux modèles qui adoptent un nouveau design plus moderne quez leurs ancêtres. Ils doivent leur prix d’appel à l’absence de penta prisme, remplacé ici par un penta miroir.

Tous les Pentax K sont caractérisés par leurs écrans 2,5 pouces et l’arrivé du système de stabilisation (à l’exception du K110D) qui repose sur le déplacement du capteur, à l’image du Sony Alpha et de certains Olympus récents… Une solution démocratique qui profite à toutes les optiques même les moins chères. Accessoirement, on note une plus grande hauteur du flash déployé, afin de limiter le risque « yeux rouges ».

  • K100D (mai 2006) : 6 megapixel. viseur penta miroir, autofocus 11 zones. Stabilisation.
  • K110D (mai 2006) : 6 megapixel. viseur penta miroir, autofocus 11 zones. Pas de stabilisation.

Pentax et Samsung se livrent à un véritable jeu de mécano électronique combinant, supprimant ou ajoutant les fonctionnalités selon le public visé (une mode initiée il y a longtemps déjà par Canon). L’avantage est que chacun y trouve un modèle adapté à son budget, mais le risque de confusion augmente à chaque nouveau modèle proposé. Quant au marché de l’occasion, il devient absolument incompréhensible pour le photographe amateur…

Boîtier entrée de gamme expert : Pentax K10D et Samsung GX-10.

Plus costaud, lourd et volumineux que ses prédécesseurs, le K10D fut consacré meilleur reflex expert 2007 par la TIPA. Il rassemble de nombreuses qualités, des fonctionnalités originales et pratiques, le tout pour un prix très raisonnable (moins de 850 € en kit avec un zoom simple à l’été 2007). Son frère jumeau le Samsung GX10 (qu’il ne faut pas oublier) ne diffère que par de menus détails insignifiants.

  • K10D (sept. 2006) et Samsung GX-10 : 10 megapixel, bon viseur penta prisme, autofocus 11 zones. Stabilisation.

Ces deux boîtiers sont quasi identiques, seule change la forme de quelques touches et le graphisme des menus. La sensibilité ISO du Samsung est bridée à 1600 ISO (ce qui est suffisant, sachant que les performances au-delà sont peu intéressantes) alors que le Pentax accepte de monter à 3200 ISO. Recherchez le moins cher des deux en fonction des promotions et de la composition des kits proposés.

P1c5_02_k10d C'est à son penta prisme que le K10D doit son excellent viseur. On en attendait pas moins de Pentax, l’inventeur du reflex moderne.

Avec son capteur Sony de 10 Megapixels, le K10D en offre plus que beaucoup d’autres. Il chasse paradoxalement sur les terres de boîtiers experts, tels que les Nikon D200 et Canon EOS 30D ; alors que son prix reste celui d’un appareil d’entrée de gamme concurrent des Canon EOS 400D, Nikon D40x. Rarement reflex de ce prix n’avait présenté autant d’arguments :

  • Un viseur de luxe : assez clair et au fort grossissement de x0,95 grâce au penta prisme Pentax.
  • La stabilisation est intégré au boîtier (System SR, Shake Reduction : c’est le capteur qui bouge). L’inconvénient est que la visée n’est pas stabilisée, (ce qui n’est un problème qu’avec les très longues focales).
  • P1c5_03_k10d Le K10D est « tropicalisé », un atout exceptionnel dans cette gamme de prix. Chez Nikon, il faut « monter » jusqu’au D200 pour en bénéficier, et chez Canon la tropicalisation est réservée au très haut de gamme professionnel.
  • Le pilotage des flashs distants par le flash embarqué, bien qu’il ne s’agisse pas d’une exclusivité, loin de là… Ce sont plutôt les rares marques à ne toujours pas le proposer qui doivent êtres montrés du doigt, notamment Canon.
  • La mémoire DDR2 produit de la collaboration avec le géant Samsung, garanti une capacité de photographier en rafale sans limitation, jusqu’à remplir votre carte mémoire à la vitesse de 3 images / sec.
  • Des astuces ergonomiques intéressantes et inédites : par exemple la touche RAW qui permet d’opter ponctuellement pour le format RAW. Ou la poignée d’alimentation optionnelle qui offre un emplacement SD carte supplémentaire permettant un double enregistrement de sécurité. La possibilité de visualiser un aperçu numérique de la scène sans déclencher la photo. Sans oublier la possibilité d’opter pour un verre dépoli interchangeable.
  • La possibilité de choisir le format ouvert DNG au lieu du RAW propriétaire Pentax (PEF), ce qui garanti un workflow plus facile avec de nombreux logiciels lisant le format ouvert DNG.
  • Des modes de prise de vue semi auto originaux que les vrais photographes apprécient ! Par exemple la Priorité Sensibilité (SV) qui permet de varier manuellement la sensibilité ISO grâce à la molette. Vitesse et ouverture travaillent alors en mode Programme. Quand on connaît l’impacte de la sensibilité sur la qualité de l’image, on en mesure l’intérêt.
  • Le Mode Hyper programme permet de basculer ponctuellement en priorité vitesse où ouverture, tout en restant en mode programme. Le Mode Hyper manuel permet par une simple pression sur la touche verte d’obtenir un couple cohérent vitesse / ouverture, tout en restant en mode Manuel. Enfin le mode Priorité Av+Tv (ouverture plus vitesse) permet de fixer un couple Ouverture / Vitesse l’appareil adaptant automatiquement la sensibilité…
  • Un mode User permet de basculer rapidement d’un ensemble de pré réglages à l’autres. Utile si l’appareil est utilisé par plusieurs photographes, ou si vous vous retrouvez régulièrement dans certaines conditions. Un photographe de sport polyvalent se préparera ainsi des configurations spéciales, extérieur, neige, fill-in, portrait…
  • La touche fonction donne un accès rapide à divers réglage via l’écran arrière comme sur beaucoup d’appareils de la nouvelle génération… Cela ne se traduit pas pour autant par la disparition de l’écran monochrome sur le dessus du boîtier (ce qui rassurera ceux qui sont habitués à cette ergonomie traditionnelle).
  • Le K10D offre une prise en main confortable, les molettes avant et arrières sont bien là (sacrifiées sur tellement d’appareils). Un trèfle facilite la sélection des collimateurs autofocus (les Canonistes amateurs de boîtier experts 20D, 30D et 5D ne seront pas dépaysés).

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Le K10D présente évidemment quelques points faibles… Qu’il serait sans doute plus juste de qualifier de « caractéristiques d’entrée de gamme », cohérentes avec un prix très serré. Pentax doit par ailleurs en garder un peu « sous le pied » en vue d’un possible K1D professionnel (pure spéculation de ma part).

  • Un autofocus performant à 11 collimateurs (dont 9 croisé), précis et efficace certes ; mais pas parmi les plus rapides du marché, faute de motorisation embarqué dans les optiques. Les amateurs de sport y trouveront à redire. Nikon et Canon gardent de l’avance avec leurs pléthoriques gammes d’optiques motorisées (lire plus loin)…
  • Le K10D ne dispose d’aucuns des modes résultats, pourtant habituels sur les reflex amateurs (sport, paysage, portrait). Les débutants incapables de s’y retrouver entre les modes avancés du K10D, se tourneront donc vers les Pentax K00D et K110D (de 6 megapixels)… Et devront malheureusement se passer du capteur de 10 megapixels.
  • Une vitesse de 3 images/ sec seulement, ce qui est pourtant la norme dans cette gamme de prix (mais on prend vite l’habitude de comparer les caractéristiques du K10D avec celles de boîtier experts)…
  • Un système anti-poussière un peu « léger » qui ne rivalisant pas avec le système haute fréquences des Olympus. Toutefois, restons conscients que les vrais systèmes anti-poussière se comptent sur les doigts de la main.
  • Un poids et un encombrement plus élevé que la moyenne des reflex d’entré de gamme. Cela plaira aux vrais photographes, un peu moins à la majorité de ceux qui recherchent légèreté et compacité.
  • Les utilisateurs rompus au reflex numérique depuis des années regretteront le choix des minuscules cartes SD (bien qu’elles puissent monter à 8 Go). Ceux venant de l’univers du bridge et du compact s’en réjouiront au contraire.
  • C’est un peu subjectif : j’ai trouvé l‘affichage des 210.000 pixels de l’écran arrière un peu décevant. Il m’a semblé plus difficile d’évaluer la qualité de mes images qu’avec d’autres boîtiers disposant de 230 000 pixels…

P1c5_05_k10d0a708 Pentax K10D offre des caractéristiques très intéressantes. Tout d’abord la possibilité de choisir votre format RAW : le format DNG ouvert d’Adobe ou plus classiquement le PEF (Pentax Electronic File).

P1c5_06_k10d175ac Comme avec d’autres boîtiers récents, vous pouvez faire des corrections sur vos images directement sur le boîtier (virage coloré, adoucissement et même amincissement) et les enregistrer dans un nouveau fichier.

P1c5_07_k10d4e087 Subtilité bien trop rare : si vous avez photographié en RAW + JPEG, vous pouvez choisir d’effacer seulement le fichier JPEG, seulement le fichier RAW ou les deux. Idéal quand on manque un peu de place sur la carte.

P1c5_08_k10de28e1 Dans le but de vous aider à apprivoiser progressivement le RAW, la touche RAW tombe naturellement sous le pouce pour appeler ponctuellement le choix du format RAW.

Gammes d’objectifs et compatibilité.

La taille du capteur des Pentax K implique une correction de focale de x1.5, comme c’est le cas avec la plupart des reflex à petits capteurs (APS-C). Une nouvelle gamme optique (toujours en monture K) a donc été crée par Pentax : les smc-DA (smc pour Super Multi Coating)… Un peu à l’image de ce qu’ont fait Canon (avec les optiques EF-S) et Nikon (avec les DX). En résumé :

  • Les smc FA : Ce sont les optiques classiques à large cercle d’image, destinées aux boîtiers argentiques. Elles s’adaptent sur les Pentax numériques (avec des réserves pour certaines d’entre elles).
  • Les smc-DA : Il s’agit d’une douzaine d’optiques récentes à cercke d’image étroit, conçues exclusivement pour les reflex petits capteurs (ist et K), afin de retrouver des angles de visée plus larges.
  • Les smc-DFA : Rares optiques (2 macro jusqu’à présent) conçues pour le numérique, mais restant compatibles avec le cercle d’image des boîtier argentique. Précaution pour le jour où arriverait un Pentax full frame ?

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Qu’en est-il de l’autofocus ? Il faut rappeler que le système Pentax est traditionnellement animé par un moteur intégré aux boîtiers, solution n’est pas connue pour être la plus performante… C’est pourquoi Pentax (comme d’autres fabricants) en vient à proposer des optiques embarquant leur propre moteur, suivant l’exemple de Canon qui l’a fait dès 1987 avec les optiques EF, ou de Nikon avec les optiques SWM (Silent Wave Motor).

P1c5_09_k10d Le K10D ne manque pas de collimateurs. Son autofocus est précis et efficace, mais pas extraordinairement rapide avec les optiques standard non motorisées SDM. Et il manifeste des hésitations en très basse lumière sur des sujets mobiles.

Une nouvelle génération d’optiques haut de gamme Pentax équipées de moteurs SDM (Super Direct drive Motor) est donc progressivement commercialisé. Pour les exploiter le Pentax K10D doit subir une mise à jour de son firmware.

Si la gamme est cohérente et les caractéristiques alléchantes, elles ne sont pas encore suffisamment nombreuses pour rivaliser avec Canon et Nikon :

  • Smc DA* 16-50mm f/2,8 ED AL [IF] SDM
  • Smc DA* 50-135mm f/2,8 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 60-250mm f/4 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 200mm f/2,8 ED [IF] SDM
  • Smc DA* 300mm f/4 ED [IF] SDM

Les nouveaux objectifs à moteurs circulaires de Pentax affichent de grandes ambitions et des prix professionnels (de 800 à 900 €). Rapidement Pentax devra étoffer cette gamme et lui adjoindre quelques optiques plus démocratiques...
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Pentax commercialise également un petit nombre d’optiques fixes haut de gamme (de 21, 40 et 70 mm) appelées Limited (trois optiques Limited de 31, 41 et 77 mm existaient déjà en version FA argentique). Absolument uniques en leur genre, elles sont extraordinairement compactes : de 1,5 cm de profondeur pour le 40 mm ; à 2,6 cm pour le 70 mm… Excusez du peu ! Elles permettent d’alléger sensiblement l’ensemble boîtier objectif et constituent une belle occasion de revenir de temps à autres, à l’utilisation d’optiques fixes… Un exercice créatif auquel tous les photographes devraient s’astreindre périodiquement !

P1c5_11_k10dObjectif smc Pentax DA 21mm f 3,2 AL Limited. Equivalent à un 32 mm cet objectif grand angle fixe est incroyablement compact. Long de 21 mm il ne pèse que 140 grammes.

Si les récentes optiques Pentax sont originales et intéressantes, les gammes disponibles ne sont pas pléthoriques. Heureusement, tous les reflex Pentax sont compatibles avec les objectifs à monture K produits depuis 1975 et les objectifs M sortis à partir de 1978.

Grâce à des adaptateurs, il est même possible d’utiliser les ancestrales M42 à visse et les optiques moyen format Pentax. Cela ravira les professionnels autant que les amateurs d’occasion capables de repérer les perles rares…

P1c5_12_k10dLe Samsung GX-10 et ses optiques Samsung signées Schneider Kreuznach, qui ne se distinguent des Pentax que par la bague bleue.

Côté Samsung, les nouvelles optiques D-Xenon et D-Xenogon, sont labellisées Schneider Kreuznach, pourtant elles ne sont que des clones des Pentax… Il semblerait que le prestige de l’industrie optique allemande du début du 20e siècle exerce toujours un certain effet !

Quels flashs pour les reflex Pentax ?

Al360_largebc860 Depuis 2001, le système flash Pentax fait appel comme le système Canon, à un pré éclaire permettant la mesure par la cellule multi zone standard de l’appareil. Le déclenchement sans fil de plusieurs flashs distants par les flash intégrés aux boîtiers et la synchronisation haute vitesse (jusqu’au 1/4000ème) sont également rentrés depuis longtemps dans les habitudes des Pentaxistes.

Les récents flashs 360-FGZ et 540 FGZ (à mesure P-TTL) peuvent êtres contrôlés sans câbles par les flashs d’appoint embarqués des Pentax K10D et Samsung GX-10… Mais à l’unique condition de disposer de la version 1.10 (ou supérieure) du firmware de ces boîtiers. Leurs premiers acheteurs devront donc télécharger et installer une mise à jour, ce qui n’est pas très compliqué.

Malheureusement les istDS, istDL, DS2, DL2, K100D et K110D restent toujours privés de cette fonctionnalité (sans raisons valables), ainsi que les Samsung GX-1S et 1L.

P1c5_13_k100 Le Pentax K100D : on distingue le miroir reflex et l’absence de penta prisme. La surface sensible est montée sur un dispositif anti-vibrations (comme dans le cas du Sony). Il est sensé s’agiter pour décrocher les poussières du capteur. S’agit-il d’une solution crédible ? A vérifier… Le nettoyage manuel reste recommandé si les poussières persistent à être visibles. Une fois par an (plus ou moins) selon votre utilisation.

Ce qu’il faut retenir : les atouts de la gamme Pentax.

Pentax fait un retour fracassant sur le marché du reflex avec ses modèles K. Si l’on n’est pas gêné par la légèreté relative des gammes disponible au-delà du kit de base (par ailleurs de qualité honnête), le Pentax K10D présente sans doute, le meilleur rapport qualité prix du marché. Pour moins de 850 € (juin 2007) pas une autre marque n’en offre autant !

Le Pentax K10D offre une excellente qualité d’image (presque au niveau de Canon et Nikon) et va plus loin par ailleurs avec d’intéressantes innovations rendues possibles par l’abandon du film. Le mode Priorité Sensibilité (utile par exemple aux photographes de spectacle) en est un bon exemple. Tout comme la possibilité de choisir le format ouvert DNG pour vos fichiers RAW, afin de simplifier votre flux de travail en post-production… Les utilisateurs de Expression Media (ex iView Media Pro) apprécieront tout particulièrement cette option.

Disposer de tout cela dans le même boîtier est absolument unique…

Si ces Pentax vous tentent, n’ayez donc pas peur de sortir de vos habitudes ! Il est réjouissant de voir arriver des compétiteurs aussi sérieux, qui pousseront certainement les leaders installés à ne pas s’endormir sur leurs lauriers. Une seule réserve : gare à ne pas vous perdre dans les gammes Pentax, d’autant plus que les Samsung viennent compliquer encore un peu la donne.

Les Plus...

Des prix très étudiés, pour une excellente fabrication (ce n’est pas impossible) et des boîtiers très ergonomiques.

La fiche technique du K10D super complète (tropicalisation, bon viseur, stabilisation, système flash sans fil, ect…)

Le système de stabilisation est intégré au boîtier (K10D et K100D), ce qui évite l’achat d’optiques spéciales.

Les Moins...

Excellentes optiques mais peu nombreuses ! Motorisation autofocus Ultrasonic réservée au très haut de gamme.

Pas de modes résultats sur le K10D. Les vrais débutants n’auront que le choix du mode « tout automatique ».

K100D et K11D limités à 6 megapixels. En conséquence pas d’offre 10 megapixels pour les vrais débutants...

Par VIBERT dans 00 - A RELIRE CET ETE (BEST OF) , 00 - COUPS DE COEUR , 80 - APN : Pentax | Permalink | Commentaires (15)

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