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ven. 10 oct 2008

Photos de voyage : conseils, astuces et réflexions…

Est-ce le climat, est-ce le fait d’oublier le quotidien, ou l’excitation de l’inconnu ? J’ai toujours eu cette impression qu’en voyage, les lumières sont plus belles, les couleurs plus rares, les gens plus singuliers et la vie plus intense ! Je ne réussis mes photos qu’en voyage, ou presque…

Si depuis quelques années mon métier de reporter m’a permis de voyager un peu, c’est bien la passion des voyages et de la découverte qui ont fait de moi ce photographe... Et je suppose que c’est aussi le cas de beaucoup d’entre vous.

En quelques pages, je vais tenter de vous livrer quelques astuces personnelles et conseils de terrain, que vous aurez sans doute l’occasion de mettre en pratique cet été. Modestement je vais également tenter de vous donner envie d’emmener plus souvent votre appareil en voyage…

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Prévoyez un systèmes de portage pratique si vous partez en trek. Car il n’est guère pratique de poser à terre son sac à dos et la courroie du boîtier devient rapidement pénible sur l’épaule… Une courte sangle accrochée aux bretelles du sac à dos par un mousqueton peut être une solution.

C’est pourquoi je commencerais volontiers cet article avec un conseil de bon sens, mais un brin provocateur… Réduisez vos dépenses en objectifs professionnels, en écrans de grandes marques et en reflex haut de gamme dont souvent les prix n’ont d’égal que la liste des fonctions inutiles… Et investissez à la place dans des billets d’avion ! Vous obtiendrez au bout du compte, de bien meilleures photos…

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Jeune femme Hmong de montagnes du Vietnam rencontrée dans la forêt. Remarquez la faible profondeur de champs générée à grande ouverture par le EF 70-200 mm f/2.8 L.

Il est en effet possible de réaliser des images de niveau professionnel avec de minuscules reflex à 600 euros et leurs modestes optiques en kit (dont la légèreté s’avère d’ailleurs pratique en voyage) ; ainsi qu’avec d’excellents reflex de 6 ou 8 megapixels - stars d’avant-hier - que l’on trouve d’occasion pour 150 à 300 euros.

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Leurs performances, certes en retrait par rapport aux derniers modèles, ne vous empêcheront pas de vous trouver « au bon endroit au bon moment », de faire des rencontres, de tourner votre viseur dans la bonne direction et de cadrer correctement !

 

Le matériel se démode rapidement, mais pas les souvenirs de voyage. Il me semble même que leur saveur se renforce avec le temps, ne me laissant qu’un seul regret ; ne pas avoir voyagé plus jeune à une époque où j’en avais tout le temps…

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Préparer son voyage, c’est déjà partir un peu…

Préparer un voyage est toujours pour moi un grand plaisir… Et je voyage déjà un peu dans ma tête, au moment d’acheter les guides et les cartes précieuses, qu’il ne sera pas toujours facile de trouver sur place. Parfaitement connaître son itinéraire permet de faire rapidement face aux imprévus, de prendre les bonnes décisions sur les lieux à visiter, les endroits ou dormir… Pour cela, je fais un saut à L’Astrolabe, une libraire Parisienne spécialisée dans le voyage (oups, elle est fermée actuellement), ou au Vieux Campeur qui propose un large choix de cartes.

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L’avantage des boîtiers experts est qu’ils peuvent êtres dissociés de leur grip afin de voyager plus léger. Ce que ne permettent pas les boîtiers professionnels qui restent monolithiques alors que l’on utilise une infime partie de leur puissance.

Sauf cas exceptionnels, je n’emporte au final qu’un ou deux guides (souvent le Routard et le Lonely Planet), afin de ne pas trop me charger. Tous proposent des informations générales, de précieux conseils de savoir vivre et surtout un petit lexique dans la langue locale qui dépannera de temps en temps... Apprendre quelques mots peut s’avérer utile. Pas forcément pour se faire réellement comprendre, mais plus simplement pour établir le contact, ce qui est nécessaire avant de réaliser des portraits.

Quelques recherches sur Internet me donnent une idée de ce qu’il sera intéressant de photographier et plus encore de ce qu’il sera intéressant d’éviter ! Il n’est pas obligatoire d’aller refaire pour la dix millionième fois le « Cliché » que l’on trouve déjà dans tous les dépliants. Enfin, c’est à voir au cas par cas : il serait tout de même idiot d’aller au Pérou sans faire de photos au Machu Picchu…

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Pas facile d’évaluer la qualité de construction d’un boîtier rien qu’à son look. Certains appareils d’aspect “ plastique ” se révèlent increvables au fil des années. Alors que d’autres plus lourds accumulent les pannes. Aucun problème en tout cas avec mon EOS 5D qui a passé le test des rizières Chinoises et des jungles Philippines sans aucun problème…

Vous pouvez voyager en cherchant simplement à réaliser de belles images et en photographiant tout ce que vous croisez d’intéressant... C’est très plaisant, mais il ne ressort pas forcément grand-chose de ces déambulations. Par contre, en vous concentrant sur un thème particulier, vous passerez peut-être à un niveau supérieur.

Si vous avez cette motivation, travaillez comme un auteur et préparez votre sujet autour de thématiques précises : minorités ethniques, architectures locales, parcs nationaux… Vous pouvez même vous intéresser à des sujets extrêmement pointus : une forme de pêche particulière, un animal protégé, un métier qui n’existe pas chez nous, la préparation du plat national et de ses variantes dans tout le pays…

Autant de centres d’intérêt qui vous inciteront à sortir des sentiers battus et seront le prétexte à faire de vraies découvertes, de chaleureuses rencontres et d’authentiques portraits... Vos photos raconteront une histoire et ne seront pas de simples clichés touristiques !


Quel appareil pour voyager ?

Il n’est pas toujours facile de décider quel appareil photo emporter en voyage, on est évidemment tenté de privilégier les « poids légers » et les « tailles mannequin »… Mais l’on apprécie guère de devoir faire des compromis en ce qui concerne la prise en main ou la qualité du viseur !

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Certains voyageurs se rabattent sur les APN compacts ou les bridges. Mais pour ce qui me concerne, il n’en est pas question, j’ai trop de choses à reprocher à ce type d’APN… En voyage, point de salut hors des boîtiers reflex. Du moins si l’on veut faire des photos, car ramener des souvenirs c’est autre chose !

C’est notamment, la question du viseur sur laquelle il ne faut pas transiger. Le viseur est d’autant plus important en voyage, que l’on fait souvent des photos toute la journée et que l’on est parfois contraint de garder ses lunettes de soleil sur le nez. Depuis 2005, je me suis habitué au viseur du Canon EOS 5D, qui fut pour moi une véritable révélation au cours d’un voyage de deux mois aux Philippines. La vie m’avait semblé soudain plus belle et colorée à travers sa magnifique lucarne !

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Pour voyager, j’apprécie aussi beaucoup les EOS 450D et EOS 40D pour leurs excellents capteurs CMOS, leurs caractéristiques particulièrement équilibrées et leurs vastes gammes optiques... J’aime aussi beaucoup les Nikon D300 et D60 pour leurs paramétrages pointus, leur prise en main, leurs viseurs et le fantastique AF-S VR DX 18-200 mm f/3.5-5.6... Les Olympus E-520 et E-420 pour leur légèreté, leurs caissons étanches et quelques optiques intéressantes comme le ED 7-14mm f/4.0. Les Pentax K20D et K10D pour leurs optiques « pancake » super compactes et leur fiche technique impressionnante…

Et j’en oublie quelques autres, car nous avons réellement l’embarras du choix côté reflex en 2008 (consultez mon Guide des reflex 2008 qui détaille les spécificités de chaque gammes). Mais tout bien considéré, je reviendrais probablement toujours à mon EOS 5D (ou à son successeur)… Pour son viseur, sa qualité d’image, son capteur full-frame, son poids raisonnable, sa fiabilité et ses performances en haute sensibilité qui font oublier l’absence de flash ! Il n’a toujours pas de réel concurrent, deux ans et demi après sa sortie (CF la prise en main de l’EOS 5D faite en 2006).

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Avec un boîtier expert coûtant moins de la moitié d’un boîtier pro, je n’hésite pas à prendre certains risques pour ramener des images. Embarquer dans un zodiac, prêter mon appareil à n’importe qui, ou le glisser dans un sac étanche…

Est-il véritablement besoin de détailler la question du marketinguissime mode Live View ? Un gadget peu économe qui s’avère inutilisable dès que le soleil montre le bout de son nez, écran orientable ou pas. Sacrifier un viseur correct pour disposer d’un autofocus spécialement dédié au Live View à la place, en voilà une drôle d’idée !

Autant dire que le Sony Alpha 350, son encombrant CCD de 14 MP, son viseur tristounet et son lissage musclé des hautes sensibilités ne sont pas forcément l’idéal pour voyager. Le Sony Alpha 200 de 10 megapixels semble heureusement plus raisonnable, d’autant qu’il bénéficie d’une protection tout temps…

La tropicalisation était jusqu’à présent une caractéristique coûteuse, mais elle débarque progressivement sur quelques modèles Experts (le Pentax K10D en fut pionnier). Elle peut s’avérer ponctuellement utile en voyage, sans toutefois être vraiment obligatoire… Je m’en suis d’ailleurs toujours passé jusqu’à présent.

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Sur des lieux très visités comme le Machu Picchu, le Taj Mahal, ou même certains monastères de la vallée de l’Indus (ici le monastère de Chemrey), débrouillez-vous pour être parmi les tout premiers visiteurs très tôt le matin, afin d’échapper à la foule et disposer d’une belle lumière...



Deux petits reflex valent mieux qu’un gros !

Bien que leurs viseurs soient exceptionnels, il n’est guère pratique de voyager avec un Canon EOS 1D, un Nikon D3 ou un Olympus E3. Il me semble inutile de s’encombrer de matériels aussi, coûteux, lourds, encombrants et repérables (à l’exception du cas particulier des Safaris photo, avec de longs téléobjectifs). Plutôt qu’un unique boîtier professionnel, j’ai toujours préféré voyager avec deux reflex experts (ou amateurs), aussi légers que possibles. En cas de panne (elles sont rarissimes heureusement), tout n’est pas perdu.

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L’autre avantage est que j’évite de changer d’optiques trop souvent, ce qui limite le « risque poussières ». Un détail important dans certains environnements comme le désert ou la jungle... Je transporte un boîtier sur chaque épaule, montés avec des optiques complémentaires. Les caractéristiques des modèles experts se sont toujours avérés êtres à la hauteur de mes besoins et depuis la sortie des modèles 2008, cette classe d’appareil est arrivée à un tel niveau de perfection que l’on peut s’interroger : mais que reste-t-il aux Grands ? Sony l’a bien compris et cible son excellent Alpha 700, pile sur le segment occupé par le Canon EOS 40D, afin de séduire les amateurs autant que les professionnels.

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J’apprécie d’utiliser deux boîtiers à l’ergonomie proche. Comme l’EOS 5D et l’EOS 40D, (ou même le petit EOS 450D qui est une grande réussite). L’EOS 5D et l’EOS 40D ont l’avantage d’être très complémentaires, l’un grimpant à 6,5 images/sec avec un coefficient x1.6, l’autre offrant la magie du Full-Frame…

Je choisis deux modèles qui utilisent si possible les mêmes poignées Grip (afin de n’en emporter qu’une seule), les mêmes types de cartes, les mêmes batteries et les mêmes chargeurs… Je ne garderais donc pas ce merveilleux petit EOS 450D à cause de sa batterie et de ses cartes SD incompatibles avec mes autres EOS. Dommage je l’aime beaucoup, notamment ses images de 12 megapixels qui sont d’une qualité exceptionnelle.

Économiser sur les boîtiers, me permet d’investir dans de meilleurs optiques, ce qui me semble plus important... Comme un sympathique lecteur de mon blog l’a justement fait remarquer : « les boîtiers passent, les optiques restent ». Ainsi, mon EF 70-200 mm f/2,8 L IS USM acheté en 2001 n’a pas pris une ride et reste le meilleur de sa catégorie en 2008. Si, comme Arthur Rimbaud, vous revenez malade et ruiné d’un voyage au long cours, vous pourrez toujours revendre quelques optiques… À condition d’en avoir pris soin ! Voilà pourquoi, je passe des heures à découper précisément des bandes de « gaffer », que je colle aux endroits stratégiques afin de les protéger des rayures !

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Un petit objectif macro n’est pas inutile en voyage, pour photographier ces fleurs exotiques. Vous avez peut-être reconnu cet arrière plan velouté, véritable « signature » du capteur full-frame de l’EOS 5D.

 

 


Quelles optiques pour voyager ?

Sur mes deux boîtiers, je monte deux zooms aussi complémentaires que possibles. Par exemple un EF 16-35 mm f/2,8 LII USM et un EF 70-200 mm f/2,8 L IS USM afin de varier plus souvent les points de vue et disposer d’une grande plage de focale sans sacrifier la qualité d’image… Car les scènes intéressantes disparaissent aussi vite qu’elles apparaissent, ne vous laissant jamais le temps de changer d’optique.

Le large choix d’optiques chez Canon et Nikon est un atout certain pour les voyageurs (lire notre comparatif canon EOS 40D, versus Nikon D300 sur le lemondedelaphoto.com). Si je travaille de préférence avec de lourds objectifs Série L ouvrant à f/2.8, c’est surtout à cause du capteur Full-frame très exigeant de l’EOS 5D. Sans lui, j’opterais certainement pour des optiques un peu plus légères. Si vous ne possédez pas de boîtier Full-frame, préférez des optiques conçues pour les petits capteurs (EF-S ou DX) qui sont souvent plus légères.

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Pour un professionnel « en commande » à l’autre bout du monde, travailler avec deux boîtiers est une sécurité indispensable. En argentique j’utilisais un Canon de la série 1 (EOS1n), secondé d’un boîtier intermédiaire (EOS 5 puis EOS 3)… Mais depuis mon passage au digital en 2001 j’ai cessé d’investir dans les EOS 1D et je trouve mon bonheur (y compris en sport) avec les modèles experts ou d’entrée de gamme comme l’EOS 450D.

Faute de place, je ne détaillerais pas ici les gammes de tous les fabricants et je me contenterais de quelques suggestions dans la gamme Canon. À vous de dénicher les modèles équivalents dans le catalogue de votre marque, ou chez Tamron, Sigma et Tokina qui proposent d’excellents modèles souvent très peu coûteux.

Le zoom EF-S 17-85 mm f/4,5-5,6 IS USM est une excellente solution intermédiaire, mais je lui préfère de loin l’EF-S 17-55 mm f/2,8 IS USM qui est encore meilleur (il mériterait presque le label Série L). Si je dois voyager léger, je laisse mon exceptionnel EF 24-70 mm f/2.8 L USM à la maison et j’emporte à la place mon petit EF 50 mm f/1.8 II. Une increvable optique fixe en plastique, qui m’avait coûté moins de mille Francs (à l’époque) et qui dispose toujours d’une excellente qualité optique. Je n’hésite pas à lui faire prendre tous les risques, mais je ne parviens pas à lui faire rendre l’âme…

Enfin, comment se passer du génial zoom grand angle EF-S 10-22mm f/3.5-4.5 USM qui n’a pas de réels concurrents à l’exception du très pertinent Sigma 10-20mm F4-5,6 DC EX.
Travaillant le plus souvent en Canon, je regrette de ne pas disposer du fantastique AF-S VR DX 18-200 mm f/3.5-5.6G IF-ED stabilisé de Nikon. Hyper polyvalent, il peut se suffire à lui-même d’autant que sa qualité optique est très acceptable en regard des services qu’il rend ! Signalons aussi le Nikon AF-S DX 12-24 mm f/4G ED-IF bien utile en voyage…

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Difficile de faire de l’ombre aux gammes optiques de Canon et de Nikon dans le cœur des voyageurs… Pentax et Samsung disposent de quelques atouts avec leurs excellents viseurs à Pentaprisme et leurs optiques « pancake » qui ont l’avantage de vous laisser travailler manuellement à l’hyperfocale, les boîtiers étant stabilisés.

La gamme Sony est également en plein renouvellement, avec des boîtiers également stabilisés. Olympus joue la carte de la compacité avec son minuscule E-420, son E-520 (ce dernier étant stabilisé) et quelques optiques extra plates. On rêve d’ailleurs qu’Olympus utilise un jour son capteur 4/3 pour inventer enfin Le véritable compact haut de gamme, celui que tous les photographes nomades attendent vainement depuis des années. Un peu dans l’esprit du Sigma DP1 mais en beaucoup plus abouti…

N’oublions pas le Leica M8 qui garde ses partisans. Pourquoi pas, il faut avouer que c’est du beau matériel… Mais on s’interroge lorsque l’on songe au nombre de voyages que l’on peut s’offrir pour le prix d’un seul Leica M8 et de quelques optiques. N‘y aurait pas un peu de snobisme chez les utilisateurs de Leica M8 ?

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Le problème du photographe en trek est de courir devant les autres pour les photographier de l’avant ou de côté… Evitez les gens qui marchent de dos, cela ne donne jamais grand chose !

 

 


Du côté des accessoires…

Ne négligez pas les accessoires qui facilitent la vie du voyageur. J’emporte plusieurs batteries et deux chargeurs (on les oublie parfois dans les chambres d’hôtel). J’ai remarqué que les batteries se déchargent assez lentement lorsqu’elle ne sont pas utilisées. Une dizaine de jours après la charge, elles restent encore opérationnelles et utilisables pour plusieurs jours. Si je voyage loin de toutes prises électriques (trek d’altitude), je n’hésite donc pas à en emporter 6 ou 7 (bien chargées) dans mes bagages.

Pour l’anecdote, c’est à l’intérieur de la trappe de batterie, que je colle une minuscule étiquette (initialement prévue pour les caches de diapo) portant mes coordonnées. J’en place une également sur mes batteries, sur mes cartes mémoire et au dos de mon ordinateur. J’ai pris cette habitude depuis qu’une pochette de films égarée dans le Grand Sud Marocain, m’a été gentiment retournée par la Poste quelques mois plus tard. Des miracles sont toujours possibles…

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Je laisse les poignées grip à la maison, car je les trouve bien encombrantes en regard des petits avantages qu’elles apportent en voyage. Elles ne me servent en fait que pour le sport et par grand froid. Pour ce qui est du trépied, je m’en passe également… Cela fait tout ça de moins à transporter (j’en ai pourtant acheté un extra léger). Il faut dire qu’avec les performances des capteurs récent en haute sensibilité et la stabilisation qui se généralise, la profondeur de champs et la vitesse minimale sont de moins en moins un problème… Je me débrouille avec un mini trépied de poche en acier, ou tout simplement en calant mon appareil avec de petits cailloux. Je prends soin de relever préalablement le miroir et d’utiliser le retardateur pour déclencher...

Je n’oublie pas d’emporter du papier optique pour les lentilles et un mini kit de nettoyage du capteur, que je n’ai jamais eu besoin d’utiliser en voyage (mais sait-on jamais)… C’est à peu près tout, je ne me charge que de l’essentiel ! Car il reste encore à préparer les bagages « informatiques »…

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Les professionnels de la photo de voyage apprécient les boîtiers Experts. Outre leur légèreté, ils restent relativement accessibles financièrement, il est donc possible de les renouveler tous les 18 mois, afin de suivre leurs progrès technologiques. Alors que l’on hésite souvent à renouveler ses appareils pro, faute de les avoirs suffisamment amorti.

 


Comment stocker ses photos en voyage ?

Voilà souvent la question que se posent les voyageurs au long cours… Pour simplifier, vous aurez le choix entre trois stratégies : partir les mains dans les poches en emportant un maximum de cartes mémoires, utiliser un videur de carte, ou vous charger d’un ordinateur portable.

La première solution est tout à fait envisageable si vous ne partez pas trop longtemps, d’autant que le prix des cartes mémoires chute d’années en années… Malheureusement cette chute est compensée par la taille des images qui augmente elle aussi régulièrement, les reflex gagnent quasiment 2 megapixels tous les 18 mois ! Ce problème de poids devient d’autant plus préoccupant que le format RAW passe dans les mœurs et comme si cela ne suffisait pas, Canon et Nikon proposent maintenant des RAW sur 14 bits au lieu de 12 bits (en option chez Nikon) qui sont encore plus lourds.

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Si vous tenez à voyager sans ordinateur, je vous conseillerais donc de ne pas utiliser de boîtiers de plus de 10 megapixels et de ne réserver le format RAW qu’à 50% de vos images environ (pour les lumières difficiles et les images très intéressantes). D’ailleurs, certaines des photos qui illustrent cet article (même les double pages) avaient été réalisées au format JPEG (à l’époque) avec des EOS 10D et 20D de 6 ou 8 megapixels seulement… Mon avis est que monter au-delà de 12 megapixels est vraiment inutile et même un peu ridicule si l’on songe à l’exploitation qui sera faite des photos par la suite.

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Le problème de stocker les images uniquement sur des cartes mémoires, est que l’on ne dispose d’aucune sauvegarde durant le temps du voyage… C’est alors qu’un disque dur autonome peut entrer en scène. J’avais utilisé un disque PD70X lors d’un voyage de deux mois au Ladakh, il avait parfaitement fonctionné, mais je ne m’en servais que comme sauvegarde.

Je ne suis pas un très grand fan de ces engins, qui coûtent encore assez chers et dont les fonctionnalités sont encore trop limités à mon goût.
Voilà pourquoi neuf fois sur dix je me charge d’un ordinateur portable (un Mac évidemment), qui me permet d’éditer mon reportage au fur et à mesure de sa progression, de supprimer les images ratées, de faire des sauvegardes sur un disque externe et même de graver des DVD de sauvegarde ou des CD pour offrir quelques souvenirs au hasard des rencontres…

L’un des nombreux avantages de voyager avec un ordinateur (avec une ou deux batteries supplémentaires) est que dans avion je prépare dans Expression Media ou Lightroom (soit l’un, soit l’autre) mes Groupes de mots-clefs et de métas donnés pour chaque régions traversée (je m’aide pour cela d’un Guide afin de respecter l’orthographe)…

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Il me suffira ensuite lors de chaque déchargement de carte (quotidiens ou presque) d’appliquer automatiquement ces Groupes de métas données et de saisir quelques légendes rapidement. Faire ce travail « à chaud » s’avère un gain de temps énorme. Car les lieux, les gens et les événements sont encore tout frais. Alors qu’une fois de retour 2 ou 3 semaines plus tard, tous les détails se seront envolés !

Voilà pourquoi je rêve d’un Ultra portable performant et peu coûteux, capable de faire tourner ces deux logiciels (Expression Media étant de loin le moins gourmand). Pour faire mon bonheur, il suffirait que l’on puisse y connecter simultanément un lecteur de carte et un disque dur USB (ou mieux Fire Wire). Il est désolant que l’excellent Macbook Air d’Apple soit handicapé par son unique port USB et sa batterie inamovible.

Que dire enfin de son prix si peu démocratique... Autant dire que je suis impatient de découvrir les prochains EeePC d’Asus, Wind de MSI et UMPC 2133 d’HP (lire la rubrique Ultra Portable de Macandphoto.com). Je suppose que dans un proche avenir, l’outil du photographe voyageur sera à chercher du côté de ces Ultras Portables accessibles et très polyvalents (ils accèdent au Net et supportent toutes sortes de logiciel), plutôt que du côté des disques durs autonomes videurs de cartes.

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Il n’est jamais inutile de tenter sa chance par les hublots de l’avion. L’indispensable filtre polarisant permet d’échapper aux reflets parasites et souligne la couleur des lagons des Mers du Sud.

 


Sauvegardez, sauvegardez… Surtout en voyage !
Si vous voyagez plus de trois ou quatre semaines, prenez le temps de faire quelques sauvegardes en cours de route… La meilleure façon de voyager l’esprit tranquille est éventuellement d’envoyer par la poste une copie de vos images sur DVD, vous pouvez également confier une enveloppe à la réception d’un grand hôtel, ou encore a d’autres voyageurs retournant en métropole… Une autre solution est de déposer vos meilleures images sur un serveur FTP, ou directement sur votre ordinateur connecté à distance. Encore faut-il pour cela trouver une connexion extra rapide, car passer plusieurs Giga de cette façon est vraiment très long !

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Préserver l’homme et le matériel du décalage horaire.

Arrivés sur place et vous ressentirez peut-être les effets du décalage horaire. Pour un photographe, le « Jet lag » présente au moins un avantage, il aide à se lever tôt pour profiter des plus belles lumières… Du moins lorsque l’on voyage vers l’Ouest (Antilles, Amériques) !

Mais lorsque l’on part vers l’Est, le problème est différent, luttez contre le sommeil dès votre arrivée et résistez absolument à toute envie de sieste… Prévoyez si nécessaire un somnifère léger pour les premiers soirs, histoire de bien dormir et ne pas accumuler de fatigue. Car il faut savoir se reposer lorsque l’on voyage, voilà pourquoi je préfère voyager moins souvent qu’avant, mais un peu plus longtemps afin de mieux en profiter.

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Toujours à propos de décalage horaire il est vital de modifier la date et l’heure de vos appareils au moindre changement de fuseau horaire, sans oublier de les synchroniser entre eux. Sans quoi vous aurez du mal à vous y retrouver lorsque vous demanderez un classement par dates de toutes les images dans votre catalogueur. J’apprécie d’ailleurs l’option que propose Expression Media (iView Media Pro) lors de l’importation depuis une carte : « Mettre la date du fichier à la date de prise de vue »…

En cas de problèmes de dates de Clichés, il sera toujours possible de modifier après-coup les données EXIF de vos images. Mais c’est peu pratique et fastidieux... Si Lightroom et Expression Media peuvent s’en charger (plus ou moins) je préfère utiliser un petit logiciel gratuit existant sur Mac : ShootShifter qui offre un peu plus de précision. Vous trouverez certainement l’équivalent gratuit sur PC.

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En voyage, le plaisir et l’envie de photographier sont comme par magie, chaque matin renouvelé... Un sourire, un regard, ou un paysage rapportés du bout du monde ne se démodent jamais. Contrairement aux appareils qui prennent ces photos… Baie de El Nido à l’Ouest de Palawan aux Philippines.

 


Une fois sur place, par où commencer ?

Une fois arrivé sur place, il est toujours intéressant de recruter un Guide, surtout au début du voyage lorsqu’on est encore un peu désorienté… La dépense vaut le coup, au moins pour quelques jours et vous pourrez vous concentrer sur vos photos ! Vous pourrez ensuite partir à la découverte du pays par vous-mêmes, une fois que vous aurez appris quelques mots, acquis une notion des prix pratiqués (transports, repas, logements) et compris les us et coutumes du pays.

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Dans le même ordre d’idée si vous faites un trek en montagne, renseignez-vous toujours sur le prix d’un porteur qui vous aidera à transporter plus d’objectifs et d’accessoires durant la journée et même éventuellement votre ordinateur (contrairement à vous un Sherpa n’est pas à 2 kg près)… À vous les joies du vidage de cartes à 4000m d’altitude, pendant la pause au col à midi (le soir au bivouac vous serez trop fatigués). Pour quelques Euros par jour, vous ferez un heureux et disposerez d’un interprète personnel, d’un assistant efficace et même d’un modèle... Avec un peu de chance, votre porteur vous invitera même dans sa famille pour un dîner traditionnel, une chance supplémentaire de passer un moment chaleureux et de réaliser des images authentiques

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Les enfants fascinent les photographes et les appareils photos fascinent les enfants, surtout depuis qu’ils sont numériques ! Le plus difficile une fois qu’ils se sont vu sur l’écran LCD, est de détourner leur attention pour retrouver une ambiance naturelle… J’évite donc de leur montrer trop vite les photos réalisées.

Justement rappelez-vous que les portraits sont tout aussi importants que les paysages… Si vous voulez vraiment dépeindre les endroits que vous traversez, vous devrez oser aller à la rencontre des autochtones pour les photographier. Un bon Portrait, ce n’est pas forcément un sujet auquel on demande de poser face à l’appareil, mais plus souvent une image saisie sur le vif. De trois quarts, de côté, ou même de dos lorsque la personne ne s’y attend pas ! Au photographe d’anticiper et de se placer par rapport à son sujet dans son environnement familier.

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Mais rappelez-vous que l’on ne vole pas de photos, ceci est un autre métier. Vous devrez dialoguer, comprendre, échanger et même séduire ! Selon les circonstances, votre amitié vous sera rendue (souvent), mais ceci n’est jamais certain. Rien n’est d’ailleurs jamais dû aux voyageurs, l’hospitalité n’est pas une obligation, ce qui la rend toujours plus touchante et précieuse...

Les enfants sont une irrésistible source d’inspiration pour les photographes, mais sachez ne pas exagérer notamment dans les pays pauvres. N’échangez jamais bonbons ou stylos contre une photo ! On sait que les résultats sont catastrophiques à long terme. Dans certains villages pauvres, les enfants spécialisés dans le harcèlement des touristes rapportent plus à la maison que les adultes qui travaillent aux champs. N’encouragez jamais ces travers qui découragent toute forme d’économie traditionnelle et provoquent la déscolarisation systématique des enfants.

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Je n’hésite jamais à engager un guide lorsque j’arrive dans un pays pour la première fois. Il me sert d’interprète personnel, d’assistant photo et même de modèle.

 


Une fois de retour…

Pensez à partager vos images avec les personnes rencontrées sur le chemin, sans oublier vos guides locaux et porteurs. Du côté des logiciels, vous aurez l’embarras du choix pour trier et ajuster vos images, les présenter sous forme de slide show, de tirages, d’albums reliés, de galeries Web… Mais ceci est une autre histoire !

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« Je reviendrai, avec des membres de fer, la peau sombre, l'œil furieux : sur mon masque, on me jugera d'une race forte. J'aurai de l'or : je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces féroces infirmes de retour des pays chauds. Je serai mêlé aux affaires politiques. Sauvé. » Arthur Rimbaud, Une saison en enfer.
 

Soyez également conscients de l’impact que vos trajets en avion ont sur cette nature qui paradoxalement est souvent le but de nos voyages... J’ai récemment pris l’habitude de compenser les émissions carbone causées par mes billets d’avion sur le site actioncarbone.org. Si cet article vous a donné envie de voyager, j’espère qu’il vous donnera aussi l’envie de faire ce minuscule geste pour l’environnement. À cette condition, voyagez sans entraves, tant que vous le pouvez et tant que cela reste possible…

 

 

Par VIBERT dans 00 - A RELIRE CET ETE (BEST OF) , 00 - COUPS DE COEUR , 70 - CONSEIL : Prises de vues , 75 - TEST : Test de terrain | Permalink | Commentaires (42)

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