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mer. 06 mai 2009

Test terrain géant : 40 jours d’images en Macbook Air

Le très atypique Macbook Air n’a « pas été conçu pour les photographes », avait prévenu Apple. J’ai pourtant décidé de m’en remettre au portable « le plus fin du monde » pour ce trip de 40 jours à Bali, en lieux et place de mon habituel Macbook Pro... Car par dessus tout, j’apprécie de voyager léger !

Véritable prouesse technologique permettant de gagner du temps et de travailler plus efficacement ? Ou simple accessoire de luxe pour goldens boys friqués et bobos obsédés de design ? Voilà ce que j’ai entrepris de vérifier en confrontant le Macbook Air à de réelles conditions de reportage en Asie…

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Me voilà donc embarqué pour deux mois de vadrouille tropicale avec 10 jours d’escale à Hong Kong avant d’explorer Bali durant 40 jours. Ce sera l’occasion de mettre à l’épreuve le portable « le plus fin du monde » qui fait rêver tous les utilisateurs nomades… Tous ou presque !

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Les photographes lui reprochent un certain nombre de limitations, notamment une batterie inamovible (des batteries externes tiers existent dorénavant), un port USB unique, une puissance modeste, un disque dur étroit (à l’époque des capteurs de 12 megapixels)… Sans oublier un prix relativement dissuasif. Il est vrai que le Macbook Air (MBA pour les intimes) n’a pas été conçu pour les photographes, mais plutôt pour des utilisateurs nomades travaillant avec des applications conventionnelles (web, mail, bureautique) n’ayant pas d’énormes besoins de puissance.

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Afin de satisfaire ceux pour qui la compacité n’a pas de prix, Apple a dû consentir certains sacrifices sur la fiche technique. Le résultat est étonnant : seulement 1,36 kg sur la balance, un confortable clavier rétro éclairé, un superbe écran à LED de 13,3 pouces, le tout pouvant se glisser dans une enveloppe A4…

Mais les concessions réalisées ne sont-elles pas gênantes et même rédhibitoires pour un professionnel ? Un portable aux caractéristiques aussi extrêmes, sera-t-il en mesure de satisfaire les besoins d’un photographe et tiendra-t-il tenir le choc, en cas de choc, de poussière, d’humidité ?

En quête du videur de carte idéal !

Oublions cinq secondes que le Macbook Air est cet ordinateur « un peu bridé » critiqué par les "geeks". Et considérons le plutôt comme une sorte de videur de carte « de luxe ». Un disque dur autonome disposant d’un écran fantastique, d’une interface idéale, qui s’offrait le luxe d’embarquer Lightroom, Aperture ou Expression Media, sans oublier la capacité de réaliser des sauvegardes sur d’autres disque. Vu sous cet angle, on apprécie le MBA à sa juste valeur. Ajoutez à cela qu’il sert aussi de terminal web et de machine à écrire (autant de choses qui ne sont pas dans les attributions d’un disque dur autonome) et vous disposez de tout ce dont un photographe peut avoir besoin pendant son reportage.

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On ne peut qu’être frappé par la légèreté de l’appareil, surtout lorsqu’il est débarrassé de tous fils à la pate. Cette discrétion vous incite à le sortir plus souvent du sac, juste pour ajouter quelques légendes, ajuster trois photos ou noter une idée... C’est d’autant plus agréable qu’il n’est pas nécessaire d’appuyer sur un bouton pour déverrouiller l’écran du MBA, opération un peu fastidieuse avec mon Macbook Pro actuel, du moins lorsqu’elle est répétée dix fois par jour.

 

Le MBA vous invite à travailler à tout moment, partout et sans contrainte dès que vous avez 5 minutes à perdre dans le bus, sur un banc public ou au café, ce que l’on hésite à faire avec un modèle plus encombrant pour lequel toute manipulation prend certaines proportions, notamment au moment de le sortir du sac à dos !

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Le temps gagné au quotidien, fait oublier la relative lenteur du déchargement des cartes en USB (par comparaison avec le Fire Wire 800 des Macbook Pro) et les ralentissements constatés lorsque plusieurs tâches sont lancées simultanément. Après avoir travaillé sur le MBA, il me semble très difficile de revenir à une machine de 15 pouces, pesant deux kilos ou plus… D’autant qu’en voyage ce n’est pas la puissance qui compte, il n’est pas obligatoire de réaliser de lourds travaux sur ses fichiers RAW, mieux vaut consacrer son énergie à la prise de vue !

Je me suis donc contenté de supprimer les images ratées, d’appliquer des mots-clefs et d’ajuster à la louche les tonalités pour « dégrossir » le travail… Le gros du traitement (notamment la conversion des meilleurs vers le format JPEG ou TIFF), se faisant plus efficacement sur les deux écrans 24 pouces de mon Mac Pro.

Premières sensations… dans l’avion.

Il y a longtemps que je n’avais pas ressenti un tel plaisir à travailler sur un portable… Sans aller jusqu’à mon Powerbook 140, ses 3 kg, ses 4 Mo de RAM et ses 40 Mo de disque qui eurent une carrière bien remplie entre 1991 et 1996, il me faut remonter au Powerbook G4 de 12 pouces qui en 2003 pesait 2,1 kg seulement...

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Ce petit « costaud » s’était révélé increvable survivant à de nombreux trips, transbahuté d’îles en îles aux Philippines, voyageant à dos de lama dans les Andes, traversant les défilés poussiéreux du Ladakh à dos de mule, passant des cols à 5000 m et se réveillant même couvert de givre par moins 15° lors d’un bivouac à 4000 mètres…

Je l’avais beaucoup regretté lorsqu’il avait fallu le remplacer par un Macbook Pro 15". Ni le gain de puissance de ce dernier, ni son meilleur écran n’avaient réussi à m’en consoler. Vous comprenez donc mon impatience à tester aujourd’hui le MBA. C’est donc avec un brin d’émotion que j’ai installé la petite merveille sur la tablette de l’avion d’Aeroflot pour commencer cet article… Sur ce support étroit et instable, le Macbook Air est bien plus à son aise qu’un Macbook Pro ! Notamment lorsque que le passager de devant bascule brutalement son siège en position couchée. Ou lorsqu’il s’agit d’escamoter le portable d'urgence dans le vide-poche alors qu’arrive le plateau-repas. Avec les hôtesses d’Aeroflot faut pas traîner !

_MG_6562 L’écran somptueux et le clavier retro éclairé font le reste, éveillant l’attention de vos voisins. Travailler avec un MBA est idéal pour entamer la conversation, ou frimer sans complexes ! Après avoir opté pour le réglage d’autonomie maximale, baissé la luminosité, lancé Lightroom 2, désactivé le Bluetooth et le WIFI, la jauge d’OSX affiche 4h d’autonomie…

Apple annonce jusqu’à 5h ce qui est optimiste. En pratique j’ai pu tenir jusqu’à trois heures en travaillant sur Lightroom, ce qui n’est pas si mal. Tant mieux, car sur ce premier modèle de MBA la batterie est inamovible (lire plus bas), voila le seul reproche sérieux que je lui fasse.

Un écran sensationnel, même en plein soleil.

L’écran du Macbook Air est vraiment épatant et laisse évidement très loin derrière, ceux des meilleurs disques durs autonomes. C’est d’ailleurs l’avenir de ce genre d’appareils (Epson P2000, Archos) qui me semble compromis lorsque l’on s’intéresse au marché florissant des ultra portables et à la profusion de modèles en tout genres… Des plus simples, comme l’EeePC (qu’on peut transformer en Hackintosh), aux plus luxueux comme le Macbook Air…

_DSC4645 Grâce à la technologie LED, l’écran du MBA est très lumineux et saturé ce qui m’a permis de travailler en plein jour (notamment au bord d’une piscine dans des conditions très pénibles ;-) Au bout de quelques jours, j’ai fini par découvrir l’intérêt de porter une casquette à visière (c’est donc pour cela que tous les californiens portent des casquettes). C’est très efficace.

Question colorimétrie, je me suis retrouvé en terrain connu une fois l’écran du MBA calibré… Pour un usage photo, pensez à désactiver l’ajustement automatique de la luminosité en fonction de la lumière ambiante, une remarque valable pour tous les ordinateurs… Contrairement à ce que j’appréhendais, je n’ai pas été le moins du monde gêné par la dalle brillante du MBA. Et à ma grande très surprise, j’ai même l’impression d’y avoir pris goût, je me demande même si mon prochain portable ne sera justement pas équipé d’une dalle brillante ? Je sais que certains ne vont pas en revenir de lire ceci, mais c’est la vérité ! Voilà donc une objection des anti-Macbook Air levée : la dalle brillante du MBA ne gêne pas l’usage photographique…

Une batterie relativement performante, mais inamovible !

_MG_6842Effectivement, sa batterie inamovible est le plus gros reproche que l’on puisse faire au MBA. Bien avant son unique port USB, avec lequel on peut finir par s’entendre... Espérons qu’Apple y remédie un jour (mais c'est de moins en moins probable). Les utilisateurs chevronnés risqueront d’être frustrés au bout de plusieurs mois d’utilisation intensive, car on ne connaît pas encore les performances de cette batterie à très long terme. Autant dire qu’il vaut mieux suivre les conseils d’Apple pour optimiser sa durée de vie (adresses web en fin d’article). Heureusement si celle-ci donne des signes de fatigue, il est possible de la faire changer pour 139 €TTC en Europe (129 USD HT aux USA).

Mais cela ne règle pas le problème de l’autonomie limitée à 3 ou 4h (selon l’utilisation). C’est lors des vols transatlantiques que cela peut se révéler frustrant (encore que je me souviens avoir été autorisé à recharger mon Mac sur la Thaï et avoir utilisé des prises électriques en Business et en classe Eco sur Lufthansa). Apple propose un Adaptateur secteur avion (49 €), permettant de se brancher aux prises proposées par certaines compagnies.

Un trackpad très efficace… y compris avec Lightroom !

J’ai toujours soutenu que l’on est plus efficace avec une souris qu’avec un trackpad, quelle que soit l’habileté que l’on peut avoir acquis avec ce type de pointeur. Il s’avère toutefois que le trackpad du MBA est excellent, me faisant oublier souvent ma souris au fond du sac... L’utilisateur de MBA n’a d’ailleurs pas le choix, lorsque son unique port USB est mobilisé par un disque dur ou un lecteur de carte. Transporter un petit « Hub USB » reste possible (j’en ai d’ailleurs trouvé un vraiment minuscule à Hong Kong), mais c’est un peu contradictoire avec la philosophie du MBA... Autant apprendre à tirer le meilleur parti de ce trackpad exceptionnel.

Première chose étonnante, les fonctionnalités démontrées par Apple avec iPhoto, fonctionnent parfaitement avec Lightroom 2… Il est par exemple facile de zoomer dans les images ou d’agrandir les vignettes de la vue grille en écartant le pouce et l’index comme on le fait sur l’iPhone. Succès garanti à chaque démonstration ! Une fois l’image agrandie, il suffit d’un « clic et demi » maintenu (l’outil main apparaît) pour s’y déplacer. On peut aussi obtenir une rotation en basculant l’image avec deux doigts… Sympa, même si cela ne sert plus à rien puisque l’orientation correcte est systématiquement indiquée par le boîtier. Le clic droit, si indispensable et riche d’astuces avec Lightroom (ou même avec Word pour l’orthographe), s’obtient par une petite frappe avec deux doigts serrés. Si le glissement vertical à deux doigts est bien connu (pratique pour les pages web), il est maintenant possible de faire défiler les images horizontalement grâce à un glissement latéral de 3 doigts.

Le trackpad est aussi fort pratique avec Word : une double frappe pour sélectionner un mot… Une triple frappe pour un paragraphe… On acquière de nouvelles habitudes facilement, ce trackpad est un plaisir qui contribue à l’efficacité du Macbook Air. Cerise sur le clavier, un court apprentissage en vidéo est accessible directement dans le panneau des préférences (ou sur le site d’Apple).

Paramétrer Lightroom au mieux pour l’utilisation sur MBA.

_MG_6926Venons en maintenant à la question la plus essentielle, qui conditionne l’adoption du BMA par un photographe. Oui, l’utilisation de Lightroom 2 s’est avérée relativement fluide avec le modèle de base du MBA, équipé d’un disque dur standard et cadencé à 1,6 Ghz ! Le secret pour éviter les ralentissements lors de l’utilisation de LR2, consiste à construire à l’avance les aperçus à la « taille standard », (lors de l’importation ou plus tard). C’est dans cette fonctionnalité présente depuis la version 1, que réside le secret de la réactivité de Lightroom (à noter qu’une fonction équivalente est apparue dans la V2 d’Aperture). Pensez à régler préalablement la taille et la compression de ces Aperçus dans les préférences du logiciel.

J’ai d’ailleurs opté pour une taille intermédiaire et une compression moyenne afin de ne pas trop alourdir mon catalogue. Autre astuce, je procédais une fois par jour à l’écriture de toutes les modifications des images en .xmp. Sélectionnez toutes les images en tapant Ctrl A (tout sélectionner), puis tapez Ctrl S (comme pour sauver). Cette précaution permet de parer à toute défaillance (éventuelle) de la base de donnée de LR2. Ce qui ne m’est jamais arrivé, mais je préférais être prudent car je travaillais encore avec une version beta de LR2.

_MG_4177Pour une question de vitesse et de réactivité, le stockage de mes images se faisait sur le disque dur interne du MBA (avec 60 Go d’espace disponible comme expliqué plus haut). De préférence à un disque externe, solution plus lente à cause de la connexion USB2 (c’est peu dire que l’on apprécierait l’arrivée du Fire Wire 400 ou 800 sur une prochaine version).

Mais le stockage du catalogue et des photo directement sur un disque externe, reste évidement possible ; c’est une autre façon de travailler moins rapide mais plus facile à appréhender…

Ne pas négliger les sauvegardes ! Surtout en voyage…

Tous les deux ou trois soirs, je réalisais une sauvegarde de mon stock en exportant le catalogue sur deux disques grâce à la fonction « Exporter en tant que catalogue ». Ce qui ne prenait que 30 minutes par sauvegarde et me procurait la satisfaction de savoir que mes images étaient conservées à l’abri : en deux exemplaires bien rangées dans des bullpack et des sacs de congélation étanches ! Quoiqu’il puisse arriver au MBA, (vol, chute ou noyade lors des traversées en pirogues), je ramènerais quelque chose de mon voyage…

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Cinq heures de croisière en ferry entre Bali et Lombok sont l’occasion d’affiner l’éditing d’une première semaine de reportage, ce qui ne va pas sans éveiller la curiosité des passagers Indonésiens… Disposer d’une vue d’ensemble des images déjà réalisées constitue un avantage certain par rapport à l’époque argentique ou l’on construisait son reportage « à l’aveuglette ».

Une fois le disque du MBA plein ce qui est arrivé au bout de 2 ou 3 semaines (c’est-à-dire une fois 60 Go d’images accumulées), j’ai exporté une dernière fois mon catalogue sur mes deux disques externes… Avant de supprimer toutes les images de mon MBA (ne surtout pas négliger de vérifier l’intégrité de ces catalogues avant de supprimer les images).

Mes originaux étaient donc stockés en deux exemplaires sur deux disques durs distincts de 250 Go chacun… L’un restant en permanence dans mon sac photo (avec mon passeport et ma carte Visa), l’autre restant dans mes bagages. En deux mois, j’ai ainsi été amené à produire 3 catalogues distincts de 50 Go chacun. L’ensemble stockant 11.000 fichiers RAW, pour un poids total de 150 Go.

Il m’était possible à tout moment d’accéder à images du début du voyage, en lançant les catalogues 1 ou 2, depuis un des disques externes. Une fois de retour sur mon Mac Pro à Paris, il m’a suffit de demander l’importation de ces 3 catalogues dans mon catalogue principal (celui qui gère mon stock général sur mon MacPro équipé de 4 disque internes de 1 To chacuns). Branchez les disques externes, lancez votre catalogue principal depuis votre station de travail et demandez « Importer d’un catalogue »… LR2 importera alors vos photos, sans oublier vos annotations ni vos collections, copies virtuelles, piles, etc… Et vous proposera de copier les originaux à l’emplacement de votre choix. Ces fonctionnalités d’export et de fusion de catalogues sont extraordinairement efficaces dans LR2 et facilitant énormément l’utilisation de plusieurs machines.

En conclusion : oui le MBA est bien adapté à la photo !

Le stockage et les sauvegardes ne reposant que sur des disques durs externes, l’absence de lecteur optique (graveur / lecteur de DVD) ne m’a donc jamais posé le moindre problème (je ne l’avais d’ailleurs pas emporté). Y compris pour transporter quelques films et un peu de musique, également hébergés sur disques externes. Voici l’autre « défaut » du MBA (l’absence de graveur), écarté de mon point de vue…
Alors que j’avais émis de nombreuses critiques sur cette machine au moment de sa présentation en déplorant son relatif « dépouillement », j’ai au final été totalement séduit par ce MacBook Air. J’ai même complètement changé d’avis au point de l’adopter définitivement pour ma production professionnelle. Car plus que la puissance brute, c’est bien la disponibilité d’un ordinateur qui compte dans un flux de production photographique. Et dans le cas d’un portable, c’est bien la « portabilité » qui est déterminante, (sauf pour les personnes qui utilisent leur portable comme machine principale).

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Dans un sac photo, le MBA se fait oublier. Selon les besoins, je travaille avec deux sac à dos Lowepro. Le plus souvent j’utilise le Compu Trekker Plus AW (35 X 21 X 50 cm) que l’on voit ici… Mais dès que je peux m’alléger, je préfère le petit Fastpack 350 (31 X 24 X 49 cm) qui est pratique car je peux sortir mon boîtier sans le poser à terre. Tous deux disposent d’une poche conçue pour protéger votre portable (jusqu'à 17 pouces).

La part de marché d’Apple est récemment montée à 10% aux USA sur le marché des portables. Cela ne m’étonne guère au vu des progrès réalisés par les dernières générations de Macbook (ergonomie, écrans LED, fiabilité lié à MacOS 10.5).

 J’ignore pour quelle part le MBA contribue à ce succès, mais pour certains utilisateurs recherchant la légèreté à tout prix (notamment les reporters), les qualités du MBA justifient finalement son prix un peu hors normes. Toutefois recherchez dans le monde PC des machines équivalentes au MBA, et vous constaterez que celles-ci sont relativement chères également, tout en offrant une connectivité bien plus ambitieuse il est vrai... Leur seul problème, étant de ne pas faire tourner nativement Mac OSX ! Mais ceci est un autre (et long) débat…

 


  

Installation personnalisée d’un OSX ultra light.

Quelques mots à propos de l’installation du Système d’exploitation… Les débutants n’auront évidemment pas à s’en inquiéter, puisque Mac OSX est déjà installé sur tous les Mac au moment de l’achat. Toutefois, les utilisateurs débrouillés préféreront personnaliser leur Système afin d’optimiser la vocation de videur de carte de leur Macbook Air (remarque valable pour tous les portables). Afin de réserver autant de place que possible aux photos, je me suis donc mijoté un Mac OSX 10.5 allégé, ne pesant que 6,5 Go… Les spécialistes apprécieront ! Cette flexibilité est d’ailleurs une des raisons, qui me font préférer Mac OSX à Windows.

Pour en faire autant, il vous suffit d’éviter l’installation des pilotes d’imprimantes et des langues qui alourdissent le système. Vous pourrez aussi vous passer de certains logiciels offerts (il sera possible de les ajouter plus tard), notamment iPhoto que je ne conseille pas aux photographes. Pour ma part j’ai aussi fait l’impasse sur Mail, iCal et iMovie… Et supprimé à la main d’autres petits logiciels installés automatiquement.

Pour installer mon système, j’ai utilisé le Superdrive USB (graveur de DVD) crée par Apple pour le MBA, mais il est possible d’utiliser d’autres modèles USB. J’ai évité la connexion WIFI à un lecteur optique distant (Mac ou même PC). Si celle-ci peut s’avérer pratique pour installer ponctuellement un ou deux logiciels, il ne me semble guère réaliste de l’utiliser pour ré installer un système tout entier…

Voici enfin une « astuce de pro », à l’attention des utilisateurs confirmés : une fois l’installation d’OSX achevée il est possible de récupérer encore un Giga d’espace en utilisant le Shareware « Grand perspective ». Ce petit outil génial permet de repérer visuellement les fichiers lourds, à éliminer en priorité, notamment les « voix » de la synthèse vocale, inutiles et encombrantes… Attention à ne pas faire de bêtise, vous pourriez endommager votre système en supprimant n’importe quoi ! Plus fort encore, il est possible de fignoler le travail avec X-Slimmer qui élimine le code inutile des applications Universal Binary (il divise leur taille par deux).

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  Plus de 60 Giga d’espace disponibles pour les photos.

Après le système, j’ai ensuite installé Word pour mes textes, Entourage pour mes mails et Lightroom pour cataloguer les photos. Point final, besoin de rien d’autre en voyage. Les nouvelles fonctions de retouches localisées de Lightroom 2 m’ont permit de faire l’impasse sur Photoshop, devenu quasi inutile... Le fait que ces retouches s’appliquent directement sur les fichiers RAW (sans conversions en TIFF, contrairement à celles d’Aperture) et le fait qu’elles ne soient décrites que par quelques lignes de textes (dans les .xmp) autorise une énorme économie d’espace, sans oublier une grande flexibilité dans l’application des réglages à des lots d’images. La notion de workflow (flux de travail) s’en trouve simplifiée.

Voilà mon système en ordre de marche, en considérant que le disque de 80 Go du Macbook Air (modèle de base) offrait une capacité de 74,2 Go utile après formatage et en n’oubliant pas de conserver au moins 3 Go d’espace libre afin de laisser « respirer » le système ; il me reste donc plus de 65 Go disponibles pour installer quelques logiciels et stocker les photos. Largement suffisant pour tenir plusieurs semaines en déplacement, à l’aide bien entendu de quelques disques externes dédiés au stockage et à la sauvegarde.

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Difficile de revenir à son bureau en ville, après avoir goûté au travail en plein air ! La luminosité de l’écran s’avère dans ces cas-là un atout vital… Avec celui du MBA, il est possible de travailler à l’ombre des arbres même par grand beau temps.

Un dernier mot à propos de l’indispensable shareware Carbon Copy Cloner qui permet de fabriquer un clone de votre Système d’exploitation ou même du disque dur tout entier. Rappelons qu’un clone est une sauvegarde complète et bootable de votre disque dur (ou d’une de ses partitions), que vous pouvez créer sur un autre disque (externe ou pas).

En connectant ce clone à n’importe quel autre Mac, vous pouvez « booter dessus » et retrouver instantanément votre environnement de travail (bureau, préférences, applications, documents, etc…).

En cas de crash du disque interne, il vous sera même possible de continuer à travailler sur votre clone, en attendant un passage en SAV ! Une sécurité rassurante en voyage, circonstances au cours desquelles votre portable est plus exposé aux chocs qu’habituellement… La simplicité d’emploi de cette fonctionnalité, contribue à rendre les Macbook plus sécurisants que les portables PC.

 


  Pratique : le Macbook Air 13 pouces 1,6 Ghz.

Deux mois durant, j’ai testé la version standard du MBA (actuellement à 1699 € TTC), équipée d’un disque dur classique de 80 Go. Il existe une autre version cadencée à 1,8 Ghz et équipée d’un disque SSD de 64 Go. Un disque SSD ne comporte pas de pièces mécaniques en rotation, mais est constitué de barrettes mémoires qui le rendent plus rapide, économe et résistant aux chocs. Si ce modèle 1,8 Ghz est encore trop cher (2389 € TTC), il ne fait guère de doutes que d’ici 2 ans, de nombreux portables en seront équipés ce qui changera beaucoup de choses en terme d’autonomie et de performances. Nous sommes donc très curieux de connaître les prochaines évolutions des Macbook Air.

  • Intel Core 2 Duo à 1,6 GHz.
  • 2 Go de mémoire SDRAM DDR2 à 667 MHz (fixe).
  • Disque dur PATA de 80 Go à 4 200 tr/min (fixe).
  • Un port USB2.
  • Wi-Fi (IEEE 802.11n).
  • Bluetooth 2.1 + EDR.
  • Clavier 79 touches, rétro éclairé avec capteurs de lumière pour réglage auto.
  • Trackpad multi-touch (défilement, de pincement, de rotation, etc).
  • Ecran 13,3 pouces TFT panoramique brillant à LED, en millions de couleurs.
  • Puce Intel GMA X3100 (144 Mo SDRAM DDR2 partagée avec la RAM).
  • Webcam iSight intégrée.
  • Sortie audio analogique casque (mini-jack).
  • Haut-parleur mono intégré.
  • Microphone omnidirectionnel intégré.
  • Sortie DVI par adaptateur micro-DVI vers DVI (fourni).
  • Sortie VGA par adaptateur micro-DVI vers VGA (fourni).
  • Modes étendu et Recopie jusqu'à 1 920 x 1 200 pix sur écran externe.
  • Batterie lithium polymère intégrée de 37 watts / heure.
  • Hauteur : de 0,4 (à l’avant) à 1,94 cm (à l’arrière).
  • Largeur : 32,5 cm.
  • Profondeur : 22,7 cm.
  • Poids : 1,36 kg.
  • Lecteur graveur DVD SuperDrive USB externe en option (89 €).
  • Adaptateur USB Ethernet Apple en option (29 €).
  • Adaptateur secteur pour avion (49 €).
  • Prix : 1699 € TTC.

Remplacement de la batterie du MacBook Air :
www.apple.com/fr/support/macbookair/service/battery/
Optimiser la durée de vie de sa batterie lithium-ion :
www.apple.com/fr/batteries

_MG_4407 C’est à l’occasion de treks de plusieurs jours que l’on apprécie la légèreté du MBA. L’endurance de sa batterie autorise le déchargement des cartes durant plusieurs jours, si vous ne faites rien d’autre. Un kilo économisé par ici, c’est une optique de plus que vous emporterez au sommet .

 


 Une batterie externe pour le Macbook Air ?

Pour 350 USD (tout de même), la société Quickertek propose un accumulateur externe pour Macbook Air et autres Macbook d’Apple. En rechargeant la batterie interne il pousserait l’autonomie de l’ensemble jusqu’à 6 ou même 10 heures, après 3 heures de charge seulement. Un accessoire garanti un an qui intéressera sans doutes les photographes professionnels.
www.quickertek.com/products/macbook_air_charger

 


Mobile Me, l’ami du voyageur…

Le MBA et le service online d’Apple Mobile Me (ex .Mac) font une bonne équipe en voyage, il est assez rassurant de mettre à l’abri « online » ses textes et quelques images. En ce qui concerne les photos, tout dépendra évidemment de la vitesse de connexion. Il reste encore impossible de sauver l’intégralité d’un reportage dans un cyber café et vous ne pourrez sauver que quelques dizaines d’images indispensables. Voilà pourquoi Mobile Me ne peut constituer qu’un complément à une sauvegarde classique sur disque dur.

Par acquis de conscience, je sauve une copie de mes billets d’avion et quelques scans de mon passeport (on ne sait jamais). Si je me fais voler mes bagages, je pourrais y accéder depuis n’importe quel PC. Jusqu’à présent je faisais tout ça sur un serveur FTP, mais il est plus agréable de disposer d’un disque virtuel sur le bureau. J’ai apprécié la synchronisation automatique de mes signets entre mes différents Mac et la possibilité de programmer le logiciel Back Up, pour automatiser des sauvegardes incrémentales vers mon iDisk.

Certes, les 20 Go d’espace de Mobile Me sont assez étroits (upgrade possible vers 40 ou 60 Go), mais ils restent suffisants pour mettre à l’abri textes et documents susceptibles d’évoluer quotidiennement. Après une mise en route capricieuse, mon compte Mobile Me s’est révélé efficace, ce qui m’a décidé à investir 90 € par an dans ce service. C’est un peu coûteux, mais il est aussi pleinement compatible avec l’iPhone…

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Les voyages, c’est aussi beaucoup de temps perdu à attendre des avions, des bus et des bateaux. Le Macbook Air sort alors du sac à dos en un clin d’œil ! Sa légèreté incite à l’utiliser plus souvent, juste pour ajuster trois images ou relever ses mails, comme ici à l’aéroport de Hong Kong…


Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 16 - MAC OS X : Macintosh Hardware , 75 - TEST : Test de terrain | Permalink | Commentaires (20)

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