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ven. 13 nov 2009

Prise en main du Canon EOS 7D : conclusions (part 2)

Nous avons évoqué dans une première partie (lire ici) les caractéristiques générales du Canon EOS 7D, notamment son nouveau système AF, sa construction en progrès, son ergonomie améliorée, etc… Parlons maintenant de la qualité d’image et passons en revue le reste de ses caractéristiques, avant de conclure avec nos (quelques) réserves et la liste de ses points forts.


Eos7d_logo

Les images produites par le Canon EOS 7D sont magnifiques et restent dans la tradition des Canon EOS : très détaillées, avec des couleurs naturelles, peu de bruit et des passages très progressifs des hautes lumières vers le blanc pur (un des points forts traditionnel de Canon, qui était reconnu avant même que ne soit généralisé l’enregistrement en 14 bits sur les EOS).

L'EOS 7D possède la plus haute densité de pixels actuels mais ça ne l'empêche pas de faire des miracles. Jamais auparavant on avait obtenu de tels résultats pour un tarif aussi bas. Voici  d'ailleurs quelques prix trouvés sur le net et dans des boutiques en France, mise à jour (le 5 nov.) :

On peut le dire : on arrête pas le progrès...

 


18 Mpix : la plus haute résolution du moment en format APS-C 

La résolution de l’EOS 7D est impressionnante que ce soit en RAW ou en JPEG. En RAW, elle ne demande qu’à s’exprimer moyennant un peu d’accentuation (avec par exemple un rayon minimal de 0,5 pixels), d'ailleurs à ce petit jeux la version 3 ßeta de Lightroom fait des miracles... La résolution de l'EOS7D se rapproche de celle du Canon EOS 5D Mk2, sans parvenir toutefois à égaler les 21 Mpix du capteur full-frame (on ne lui en tiendra pas rigueur).

Au niveau des très fin détails à des sensibilités ISO standard (de 50 à 1600 ISO), le capteur CMOS de 12 Mpix du Nikon D300s est donc battu.

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Mais rassurons les Nikonistes : il faudra au moins un tirage A2 (ou un sérieux recadrage) pour s’en rendre compte à l’œil nu. Car en dessous la résolution des deux boîtiers est trop élevée pour percevoir facilement la différence.


Cerise sur le gâteau, les progrès de l’EOS 7D restent notables, dans les hautes valeurs ISO jusqu’à 3200 ISO. Les 1600 ISO sont couramment utilisables si l’on se contente d’imprimer en A3. Et en RAW, on peut même monter jusqu’à 3200 ISO sans trop d’inquiétude. Le traitement du bruit numérique Canon a visiblement progressé depuis l'EOS 50D.

 

 

Avec ses 18 Mpix, l’EOS 7D fait donc mieux que son ancêtre de 15 Mpix, c’est à peine croyable... Vous aurez noté que je n'ai pas attaqué la partie 1 de cet article avec cette question de résolution, car ce n'est pas forcément le plus important pour réussir de bonnes photos...

Mais tout de même : c'est appréciable pour éventuellement recadrer dans une image. On peut sans crainte tailler une verticale dans une horizontale, en vue de faire la Une par exemple (à condition d'avoir une photo nette, réalisée avec une optique correcte)…

 

 


Correction de l’aberration chromatique et diffraction

 

Canon a toujours eu la tentation de noyer les éventuels défauts de l’image, sous le nombre de pixels... Et ça marche car plus les défauts sont petits moins ils se voient. Une résolution de 18 Mpix, c’est vraiment beaucoup : il faudra zoomer énormément pour détecter un bruit numérique, par ailleurs très contenu…

Dans le même temps, Nikon (qui est resté à 12 Mpix sur le D300s) a choisi une autre voie et parvient à "corriger" l'aberration chromatique directement dans le processeur de l’appareil. C'est une autre bonne solution, (mais on ne peut plus considérer le fichier NEF comme un fichier brut à 100%. Llire ici l'analyse de photographes astronomes)...

_MG_5573_web_1000pxAu final la qualité d’image des deux reflex est assez proche et il sera difficile de percevoir une différence à l’œil sur un tirage A3… Mais, selon les objectifs utilisés et les sujets photographiés, les fichiers Nikon pourront paraître un peu plus propres lorsqu’on les affichera à 100% à l’écran, (ou à 200%, ce que l'on ne fait pas souvent). On est alors frappé par l’absence quasi totale de franges colorées dans les coins des fichiers NEF.

Un mot à propos de la diffraction : il est évident qu’avec 18 Mpix, l’EOS 7D y sera très sensible (plus que le Nikon D300s). C’était déjà le cas avec l’EOS 50D, je l’avais remarqué lors de mon test terrain au Canada (dans le feu de l’action à 3500 m d’altitude, il arrive que l’on oublie de penser à la diffraction ;-).

Malheureusement, aucun traitement numérique, ni post-traitement ne pourra jamais rien contre ce phénomène physique (en quelque sorte un « mélange » des rayons lumineux dans l’objectif, causé par la position fermée du diaphragme). Il conviendra d’éviter de fermer au delà de f/16… Et si on le peut, préférer f/11, ou moins ! Il faudra donc « se surveiller » en studio ou paysage, situations dans lesquelles on recherche une grande profondeur de champs…

 

 


 

Les très hautes sensibilités (de 3200 à 12800 ISO)

La sensibilité ISO du Canon EOS 7D s’étend de 100 ISO à 6400 ISO, avec une position H1 (de 12 800 ISO), qu’il est nécessaire d’activer avec la Fonction Personnalisée 1-3. Dans ces conditions on peut envisager sans inquiétude les 1600 ou 3200 ISO (dire qu’un simple EOS 450D s’en sortait déjà très bien à 1600 ISO il y a deux ans sur un tirage A4)…

Certains auraient peut-être préféré que l'EOS 7D reste (plus raisonnablement) à 15 Mpix, comme son ancêtre l'EOS 50D ?

Eos7d_objectif

D'ailleurs, fidèle à sa tradition, Canon a équipé son modèle pro (l'EOS 1D Mk4) d'un capteur moins défini (16 Mpix) et de plus grande taille (APS-H), ce qui peut sembler paradoxal. On peut supposer qu'un capteur moins défini aurait probablement produit des images encore meilleures en haute sensibilité (au delà de 3200 ISO).

C’est un peu le choix fait par Nikon avec son D300s (12 Mpix seulement) qui progresse légèrement par rapport au D300. Toutefois n’oublions pas qu’à des sensibilités ISO normales (c’est à dire pour 90% de nos images prises en dessous de 800 ISO), les 18 Mpix de l’EOS 7D présentent l'avantage de capturer plus de détails qu’un CMOS de 12 Mpix… Le choix de la course aux pixels fait par Canon « se défend » donc, au moins dans la cadre d'une utilisation standard...

Cela ne clôt pas définitivement le débat... Mais au moins les photographes auront le choix des armes (Canon et Nikon), avec ces deux stratégies fort différentes. L’avantage de la sensibilité maximale est à relativiser en fonction de vos besoins, il est franchement assez rare d’avoir à dépasser les 3200 ISO.

12800_ISO_7D Faute de temps je ne me suis donc pas lancé dans de véritables test du Canon EOS 7D en haute sensibilité. D’une part car je n’utilise que très rarement ces hautes valeurs, d’autre part car ce n'est pas la vocation première de ce modèle.

En cas de besoins, je préférerais utiliser mon EOS 5D Mk2, imbattable en la matière (sauf par le Nikon D700 à partir de 6400 ISO), l’EOS 7D étant plutôt conçu pour le reportage « polyvalent ».

Vous pouvez toutefois télécharger ici une image prise à 12800 ISO, en RAW + JPEG à titre de démonstration et constater que ça reste regardable (donc imprimable) tant que l'on zoom pas à 100%, ce qui est déjà pas mal :

Attention sur ce dernier exemple avec LR3B : le curseur de réduction du bruit en luminance est toujours désactivé sur la version ß de Lightroom 3, d'ou le grain très fort (non représentatif de ce que sera la version finale).

 

 


Mais ou sont les paramétrages de Sensibilité ISO Auto... et de cadence ?

 

La sensibilité ISO automatique (qui avait fait son apparition sur l’EOS 40D), est toujours de mise. Elle est pratique, pourtant j’hésite à l’utiliser car la valeur maximale est autoritairement fixée à 3200 ISO, ce qui me semble très excessif en plein jour (même par temps couvert).

FCT_PERSO Il est vraiment dommage qu'on ne puisse lui fixer une limite haute et basse, ce que propose le D300 depuis longtemps. De la même façon la sensibilité ISO Auto est callée obligatoirement sur 400 ISO lorsque vous utilisez le flash ou la pause longue. On préférerait décider de cette valeur grâce à une fonction personnalisée.

Canon reste encore "un peu radin" avec les personnalisations avancées (et Nikon reste le champion en la matière, parfois jusqu’à l’excès)...

C’est d’ailleurs le même problème avec l’absence de réglage de la vitesse rafales intermédiaires, qui me gêne tant lorsque je fais des images de sport. Dans beaucoup de circonstances la cadence en rafale lentes de 3 images/sec est bien trop lente…

Alors que les 8 images/sec de la Cadence rapide sont excessifs (et même contre-productifs, en encombrant trop rapidement le buffer de l’appareil). Si l'on travail en RAW (et pire encore en RAW + JPEG), il y a donc un risque de rater les dernières images d’une séquence longue... Par exemple une baleine qui sonde, ou un surfer sur une vague longue… Avec une cadence de 8 images/sec, une telle possibilité de personnalisation devient vitale.

 

 


Exposition et balance des blancs

 

Canon a remanié son système de mesure, forcément aiguillonné par Nikon qui utilise depuis quelques années un capteur a 1005 pixels RVB… Anciennement sur 35 zones, celui de Canon est passé à 63 zones avec une mesure sur deux couches.

MESURES Très bien ! On ne va pas s’en plaindre, même si l’ancien système me donnait entière satisfaction (même sur la neige). A noter que la Correction d’exposition et le bracketing peuvent se faire dorénavant sur 5 diaph (via les Menus), au lieu de 3 précédemment.

J’avais déjà écrit que dans la vie courante, les problèmes d’exposition appartenaient à un passé révolu (ceux qui ont comme moi travaillé une dizaine d’années en diapo me comprendront). Et c’est encore plus vrai depuis quelques années que je travail uniquement en RAW, (aussi, je m’étonne toujours lorsque je lis que tel ou tel reflex expose plus ou moins bien... Sauf bien sur, lorsqu’un fabricant persiste à masquer son manque de maîtrise des hautes lumières, par une calamiteuse sous-exposition systématique ! Je ne citerais pas de nom ;-)

Mes précédents Canon EOS exposaient très juste dans 99% des situations grâce à leurs mesure 35 zones… Alors maintenant avec les 63 zones ! Même les plus exigeants devraient êtres comblé... Je n’ai pas pu essayer l’EOS 7D suffisamment longtemps pour le prendre en défaut.

Raison de plus pour se débarrasser de cette mauvaise habitude qui consistait à faire une correction d’exposition systématique de moins 1/3. Si cela permettait de « sauver » quelques hautes lumières en JPEG, la démarche était plutôt contre productive en RAW, (car le potentiel de ce format est plus important vers la droite de l’histogramme que vers la gauche, c’est la théorie dite « Exposer à droite »)...

Pour la fiabilité de la balance des blancs Auto je botte aussi en touche, faute d’avoir réussi à « piéger » l'EOS 7D. Il se dit et s’écrit que (comme ses ancêtres), il persiste à se prendre les pieds dans le tapis en mode Auto, sous lumière artificielle. Si tel était le cas, la solution existe et s’appelle le format RAW… Et comme je suppose que 90% des lecteurs de ce blog travaillent désormais en RAW (ou à défaut, en Balance pré réglée), je suppose que nous pouvons passer à la suite…

 

 


Parc de boîtiers complémentaires

 

En 2010, la gamme Canon n’a plus rien à envier à la gamme Nikon, elle offre même certaines exclusivités comme l’EOS 1D MkIV (boîtier pro atteignant de très hautes sensibilitées à 16 Mpix, contre 12 Mpix seulement pour le Nikon D3s).

Eos7d_logoLe parc de reflex susceptibles de seconder l’EOS 7D est un atout fantastique et un argument supplémentaire sa faveur... Que ce soit pour disposer d’un boîtier de secours, avec l’EOS 500D (15 Mpix) qui est un excellent petit reflex polyvalent, ultra léger et bon marché (l’EOS 450D testé ici sur le terrain)…

Ou pour évoluer vers le très haut de gamme, avec l’impressionnant EOS 1D MkIV (malheureusement équipé de batteries LP-E4 différentes des LP-E6 utilisées par l’EOS 7D, c'est idiot)…

Mais c’est surtout du côté des full frame que Canon marque des points auprès des experts. Avec probablement le meilleur full frame expert du marché : l’EOS 5D Mk2, un best seller qui fait une équipe fantastique avec l’EOS 7 et qui reste sans équivalent chez Nikon (seul Sony, concurrence le full frame expert de Canon au dessus de 21 Mpix).

Ces deux modèles partagent les mêmes batteries LP-E6 et leur définition n’est pas trop éloignée, ce qui garantie une bonne homogénéité des images. Partir avec sur l’épaule gauche un boîtier APS-C et sur l’épaule droite un boîtier full frame : est la meilleure option qui soit (c'est comme ça que je travail depuis des années) :

  • On placera sur l’EOS 5D un zoom grand angle (idéalement le EF 16-35 mm f/2.8 L USM), ou une optique fixe grand angle (par exemple un Sigma 15 mm si l’on est un peu fauché).
  • Quand à l’EOS 7D, il accueillera un 70-200 mm, ou un zoom trans-standard stabilisé (j’ai d'ailleurs revendu mon EF 24-70 mm f/2.8 L USM et définitivement adopté l’EF 24-105 mm f/4 bien plus léger et plus polyvalent. On trouve dès 720 € sur le net, à ce tarif il serait idiot de s'en priver. Je n'en changerais que si Canon sortait un 24-70 mm f/2.8 stabilisé).

 

 


Canon EOS 7D et EOS 5D Mk2 : 100% complémentaires

 

L’intérêt d’un attelage APS-C et Full frame, est qu’en échangeant les objectifs, vous profitez de ranges optiques différents et redécouvrez vos zooms sous un nouvel angle. A titre d’exemple, le 70-200 mm f2.8 se transforme en magnifique outil de portrait sur l’EOS 5D Mk2, offrant une profondeur de champs minimale… Alors que sur l’EOS 7D, vous profitez d’un 112-320 mm f2.8 à peu de frais (irremplaçable en sport ou en chasse photo).

Selon que vous aurez besoin de haute définition ou de réactivité, vous choisirez plutôt l’EOS 5D Mk2 (et ses 21 Mpix) ou l’EOS 7D (et ses 8 images/sec), qui sont très complémentaires. Notons au passage que la très bonne qualité du viseur de ce dernier et son excellente prise en main rendent le passage de l’un à l’autre moins dérangeant, que lorsque l’on passait d’un EOS 30D, à un EOS 5D.

Eos7d_flash

Ajoutons enfin, que l'EOS 5D Mk2 ne possède pas de petit flash pop-up. Celui de l'EOS 7D pourra donc dépanner le cas échéant, (lorsqu'il s'agit de travailler léger et que l'on ne souhaite pas se charger d'un encombrant flash cobra)...

Il est habituel pour un pro de se déplacer avec deux reflex complémentaires et deux ou trois zooms... Par contre, il ne faut pas que cette complémentarité se transforme en cauchemar logistique ! On regrette donc que Canon (contrairement à Nikon), ne nous propose pas un type de batteries, unique et universel pour tous ses boîtiers…

Seuls les EOS 7D et 5D Mk2 partagent les mêmes batteries LP-E6. Rendez-vous compte, il existe quatre types de batteries, pour cinq types d’EOS. La série 1D - La série 7D / 5D Mk2 - La série 50D (et 5D, 10D, 20D, 30D, 40D) - Sans oublier la série 500D (et encore je ne compte pas le 450D en fin de vie)...

Allez, arrondissons le compte à 3 types de batteries pour seulement 4 reflex... Dès que l’EOS 50D et ses BP-511 auront disparu de la circulation (quoi qu'en dise Canon, je ne crois pas une seconde que l'EOS 7D inaugure une nouvelle gamme, je crois au contraire qu'il est bel et bien le remplaçant de l'EOS 50D).

 

 


Parc optique disponible et coût : (toujours) avantage Canon.

 

Je n’ai pas encore pu essayer le nouvel EF-S 15-85 mm f/3,5-5,6 IS USM qui accompagne l’EOS 7D et qui semble être une solution crédible et accessible (tant que l’on ne pense pas évoluer vers un équipement full-frame). Il a l’avantage de proposer un range optique très intéressant équivalent à un 24-135 mm et remplace avantageusement le EF-S 17-85 mm f/4-5,6 IS USM, (qui accompagnait les EOS 40D et 50D et qui était peu enthousiasmant).

Rappelons que Canon offre plus de choix qu d’autres pour les budgets Expert (par opposition aux budgets pro)… C’est un point à ne pas négliger au moment de construire son système reflex. En d’autre termes si les EOS 7D et le D300s sont proposés quasiment au même prix, il est possible que la différence se creuse après l’achat de quelques optiques.

L’offre Canon est intéressante en gammes EF-S dont beaucoup embarquent la stabilisation. Cette gamme est spécialement conçues pour les petits capteurs des EOS 500D, EOS 50D et 7D. Donc incompatibles avec les appareils à capteurs APS-H et Full-frame (EOS 1D et EOS 5D), ne l’oubliez pas si un jour vous souhaiter passer au Full-frame... Je ne vais pas refaire (une fois de plus) la liste des optiques EF et EF-S les plus intéressantes (relire ceci), je vais juste rappeler quelques incontournables :

  • Côté grand angles, ne loupez pas le génial EF-S 10-22mm f/3.5-4.5 USM, je le considère indispensable avec tout EOS à petit capteur.
  • Il a dorénavant un concurrent très intéressant bénéficiant d’une ouverture supérieure et constante : le Sigma 10-20mm F3,5 EX DC HSM (mais ce dernier ne pourra profiter de la correction du vignettage qui ne marche que sur les optiques Canon).
  • Signalons aussi cet exceptionnel trans-standard stabilisé, le EF-S 17-55 mm f/2,8 IS USM aux performances de très haut niveau et au prix très serré.
  • Une alternative à considérer est le EF 24-105 mm f/4 L IS USM, qui offre la stabilisation embarquée et reste compatible avec un (éventuel) futur reflex full frame.

Pour conclure ce chapitre, rappelons que le coefficient multiplicateur de focale est de x1.6 chez Canon (capteur APS-C). Alors qu’il n’est que de x1,5 chez Nikon, Sony, Pentax et Samsung (capteur DX). Et de x2 chez Olympus (capteur 4/3). Tenez-en compte lors de l’achat, pour vous faire une idée de la focale effective de vos objectifs.

 

 


Ce que l’on regrette… (un peu)

 

Voyons maintenant les critiques et réserves que l'on doit formuler à l'encontre de cet appareil, qui (il faut bien le dire), soulève plutôt l'enthousiasme de la presse et des utilisateurs... Classées par ordre d'importance :

01 - Je déplore (une fois de plus), l’absence de paramétrage précis de la vitesse des rafales, ainsi que l’encadrement de la sensibilité ISO Auto… Quel dommage ! Voilà selon moi deux « fautes de goût majeures ». Ce sont les deux reproches les plus graves que je fasse à ce boîtier (que j'avais déjà fait à ses prédécesseurs).

Ceci dit, de nombreux photographes ne seront pas dérangés par ces deux défauts... Est-ce à dire que l'EOS 7D est par ailleur irréprochable ? Pas tout à fait...

02 - Les utilisateurs d’EOS 5D Mk2 (notamment ceux qui font du sport ou shootent en studio) regretterons que leur poignée grip BG-E6 et WFT-E4 (WIFI, LAN, USB), soient incompatible avec l’EOS 7D… Effectivement, ce dernier réclame impérativement la nouvelle poignée BG-E7 (dorénavant Made in Taïwan) et les WFT-E5 A, B, C, D pour le WIFI. Vraiment exaspérant (et typique de Canon), d’autant que ces poignées ne sont évidemment compatibles... avec aucun autre EOS !

03 - Il est toujours impossible sur les EOS (même amateur) de recadrer et corriger vos images, directement sur le boîtier… C’est dommage. Pendant ce temps le D300s vous permet de convertir un NEF en JPEG en appliquant recadrages et corrections de balance des blancs et d’exposition au passage. Pas indispensable, mais éventuellement pratique dans certains cas... Et amusant pour vous occuper dans le train ou dans l’avion.

04 - On notera l’absence d’une fonction intervalomètre que l’on trouve chez Nikon. Les photographes scientifiques ou animalier le regretteront peut-être.

05 - Pas de double slot mémoire non plus, mais est-ce si grave que ça ? Personnellement ça ne me gène plus (depuis que je sais que... ).

06 - Dommage également que Canon ne propose pas un logiciel de développement RAW plus ambitieux que le très frustrant Canon DPP. Ce dernier à l’avantage d’être gratuit et de produire de beaux fichiers, mais je crois que beaucoup de photographes seraient prêt à payer (jusqu’à une centaine d’€) pour avoir mieux.

Rappelons aussi que Canon DPP n’est pas un catalogueur (pas plus que Nikon View NX d’ailleurs, en fait aucun constructeur ne propose de catalogueurs). Ce qui obligera tout photographe sérieux à investir dans une solution externe (Lightroom ou Aperture, notre choix se réduit quasiment à ces deux là). Renvoyons donc dos à dos Canon et Nikon pour cette absence regrettable et parions que le premier fabricant (après Leica) qui osera passer un accord avec Adobe pour offrir Lightroom avec son boîtier… marquera des points !

 

 


 

Les points forts (rangés par ordre d’importance)

Voilà, il est impossible de décrire tout l’EOS 7D en quelques pages, tant ce type de boîtier est devenu hyper complet et répond à la quasi totalité des besoins photographiques imaginables…

VIDEO J’ai notamment fait l’impasse sur la description des fonctions vidéos. C’est assez simple : retenez juste que l’EOS 7D propose ce qui se fait de mieux actuellement. Passons maintenant en revue les 20 points fort de l’appareil, que j’ai tenté de classer par ordre d’importance, même si c’est personnel et très subjectif :

01 - La qualité d’image : Canon est actuellement imbattable à ce niveau de prix… Imbattable également si l’on considère la maîtrise du bruit numérique en regard de cette très haute résolution (18 Mpix).

02 - De bonnes performances à très hautes sensibilité ISO. Les résultats de l’EOS 7D sont similaires à ceux du Nikon D300s qui travaille pourtant à une résolution moindre (12 Mpix). Pour information, le Canon EOS 7D monte jusqu’à 12800 ISO alors que le D300s s’arrête à 6400 ISO (même si cela ne veut pas dire grand chose). Canon et Nikon conservent leur avance en la matière face aux autres constructeurs (dont les productions actuelles ont pris un sérieux « coup de vieux »)…

03 - La cadence haute vitesse exceptionnelle de 8 images / sec, sans avoir besoin d’ajouter une poignée ni de coûteux accus spéciaux. Une caractéristique qui rend ce boîtier compatible avec les exigences des pro de la photo sportive et de la photo animalière.

04 - Le nouveau système AF : si les EOS 50D et 5D Mk2 étaient précédemment à la traîne de Nikon, Canon conservait toutefois une avance confortable face à Sony, Pentax et Olympus (en partie grâce à la motorisation USM de la quasi totalité du parc d'objectif)... Le nouveau système AF de l’EOS 7D revient au plus haut niveau et creuse l’avance de Canon face aux autres marques… Sans toutefois parvenir à dépasser l’AF du Nikon D300s qui reste le champion en titre. Cela dit, le système Canon est plus simple à prendre en main et à paramétrer, ce qui sera un avantage pour beaucoup d’utilisateurs qui n’osent pas se lancer dans un paramétrage avancé de leur AF Nikon.

VISEUR 05 - Le viseur excellent (couverture 100% et grossissement x1), qui restera difficile à battre dans cette gamme de prix. Sauf par le Nikon D300s, dont le viseur est grosso modo équivalent (la taille de son capteur un poil plus grande compense le grossissement de x0,94 seulement).

06 - Encore et toujours la gamme optique la plus diversifiée et la plus accessible (précisons que je parle d'objectifs récents et spécifiquement conçus pour le numérique). Les EF et EF-S restent sans équivalent chez d’autres constructeurs… Les indispensables cinq ou six optiques stratégiques sont bien là, tout en restant financièrement accessibles ! Par exemple cet EF-S 17-35 mm f/2.8 IS USM qui fait tant défaut ailleurs, ou encore cet EF 24-105 mm f/4 L IS qui reste compatible full-frame.

07 - Un parc de boîtiers complémentaires, sans équivalent. Particulièrement grâce à la complémentarité exceptionnelles entre EOS 7D et EOS 5D Mk2. A noter que Nikon n’offre pas un tel couple de boîtier associant haute résolution et haute vitesse (D300s et D700 restent cantonnés à 12 Mpix). Sony de son côté ne propose aux experts pas d’APS-C convaincants. Quand à Pentax et Olympus, ils ignorent pour l’instant le format Full-frame, ce qui risque de leur coûter cher auprès des photographes experts et professionnels (peut-être même, considèrent-ils ce marché comme perdu définitivement)…

08 - L’écran, qui est légèrement meilleur que celui des concurrents et propose un ajustement auto de la luminosité.

PERSO_1 09 - Une prise en main devenues quasi parfaite : en très net progrès sur la génération précédente, elle n’a quasiment plus rien à envier au Nikon D300s (depuis longtemps référence en la matière).

10 - Une étude ergonomie quasi parfaite : la touche Q qui permet d’accéder à un panneau de réglages rapides. Les boutons d’accès aux Modes Live View et Vidéo qui marquent une avancée notable en la matière. La touche personnalisable M-Fn et les possibilités de personnalisation des commandes en gros progrès. La plupart des défauts des modèles précédents ont été corrigés.

11 - Les meilleurs Menus, toutes marques et tous modèles confondus. Canon donne une leçon d’ergonomie à tous les constructeurs notamment à Nikon. Ne manque (éventuellement) que la petite touche d’aide ( le " ? " façon Nikon) pour atteindre la perfection.

 

12 - Des batteries performantes (jusqu’à 1000 déclenchements), qui présentent l’avantage d’êtres compatibles avec le Canon EOS 5D Mk2 et d’offrir une bonne estimation de l’autonomie restante (mais le Nikon D300s conserve l’avantage de partager ses batteries avec toute la gamme Nikon).

TAILLES_RAW13 - Et l’on oubliera pas la prise en charge de la correction du vignettage des optiques Canon (en attendant la correction de l’aberration chromatique et un jour peut-être de la distorsion, sait-on jamais). Ne doutons pas que les constructeurs aillent vers ce genre de progrès, ne serait-ce que pour encourager l’investissement dans des optiques de marques, plutôt que l’achat d’objectifs compatibles.

 14 - La possibilité de choisir parmi trois tailles de fichiers RAW, ce qu’apprécient beaucoup les photographes produisant des catalogues produits, ou travaillant en presse quotidienne (d’autant plus utile que 18 Mpix, c’est parfois inutilement lourd).

15 - L’ajustement micrométrique de l’AF des optiques (globalement ou optiques par optiques).

16 - Les fonctions vidéos les plus avancées du moment : tout particulièrement la possibilité de changer la cadence (24, 25, 30 et 50 images/sec). Sans oublier l’ergonomie (bouton vidéo) et la possibilité de déclencher l’AF d’une demi pression du le déclencheur.

17 - Le pilotage des flash à distance, enfin ! Mais s’agit-il vraiment d'un point fort puisque tous les constructeurs proposent cette fonction ?

18 - L’arrivée sur l’EOS 7D de l’affichage optionnel d’un quadrillage, comme chez Nikon (une exclusivité à ces deux marques).

19 - Le bruit au déclenchement très agréable et la présence de deux modes silencieux. Mode 1 : moyennement silencieux (en rafales jusqu'à 7 images/sec). Mode 2 : super silencieux (vue par vue).

20 - Le niveau électronique qui fonctionne sur deux axes et dispose d’un affichage dans le viseur… Alors que celui du D300 ne fonctionne que latéralement sans affichage viseur.


 

 


Conclusion

 

Le Canon EOS 7D est un boîtier de rupture. Cela se vérifie tant au niveau des excellentes performances globales, qu'au niveau de la vidéo, qu’au niveau d’innombrables évolutions et améliorations  discrètes…

VIDEO_DUREE A l'exception de Nikon, les autres fabricants sont désormais à la traîne... Tout particulièrement Sony qui ne propose rien de crédible en haut de gamme APS-C. Un full frame comme l'Alpha 850 ne remplacera jamais les avantages caractéristiques de l’APS-C, (relire notre débat : APS-C vs Full-frame)... En plus de coûter très cher si l'on désire s'équiper des objectifs de haut vol nécessaires pour exploiter ses 24 Mpix.

Présenté à 1799 € en septembre 2009, mais accessibles dès 1450 € (prix du net) à la mi novembre, le Canon EOS 7D est positionné au cœur de la gamme du constructeur, exactement comme le Nikon D300s. Pour les deux marques, ces deux reflex sont donc hyper stratégiques en vue d’attirer et fidéliser de nouveaux photographes experts, passionnés ou même professionnels…

Des clients qu’il convient de ne pas laisser filer à l’ennemi ! Car ils sont susceptible d’investir au fil des ans dans un ensemble complet d’optiques et de flashs… De ce point de vue, Canon a frappé très fort avec cet EOS 7D que l’on peut considérer comme largement aussi attractif et performant que son adversaire, le D300s.

_MG_5563_web_1000px-2Au final, tout dépendra si vous accordez plus d’importance à la résolution de l’image et à l’ergonomie générale, (les deux points fort de ce Canon EOS 7D)… Ou à l’Autofocus et au paramétrage hyper précis du boîtier, (sur ces deux points le D300s reste imbattable).

Mais plus encore que certains avantages techniques ponctuels (qui fatalement seront vites oubliés lorsque des modèles plus évolués arriveront), mon idée est que le principal atout de l’EOS 7D réside dans l’accessibilité financière des optiques Canon.

Canon offre en effet un choix d’objectifs plus large et moins cher qui permettront dans le cadre d’un budget fixe, de disposer d’un plus grande variété de « point de vue » qu’avec d’autres marques. Soit que ces marques n’offrent pas d’optiques équivalentes, soit qu’elles les proposent à des prix trop élevés…

 

 


Alors, Canon EOS 7D ou Nikon D300s ?

 

Effectivement, j’ai toujours expliqué à mes élèves, qu’un photographe passionné ne devrait jamais opter pour une marque en sautant sur « LE modèle » qui l’intéresse, en se basant sur ses seules caractéristiques techniques (viseur, résolution ou vélocité par exemple). Mêmes lorsque ces caractéristiques sont révolutionnaires… Car ce qui est révolutionnaire aujourd’hui ne le sera plus dans 18 mois !

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Non. La seule bonne méthode est de budgéter votre gamme optique d’abord, sans vous intéresser aux boîtiers... Et de repérer dans les gammes de chaque constructeur les deux ou trois optiques « immanquables » qui correspondent à vos besoins réels (quitte à programmer votre investissement sur deux ou trois ans). Effectivement, les bon objectifs durent entre 5 et 15 ans et leurs prix ne baissent pas si vite.

Ensuite avec le budget résiduel, vous pourrez choisir votre (ou vos) reflex parmi l’offre disponible, en n’oubliant pas que le prix d’un reflex ne devrait jamais représenter plus de 40% du prix des optiques… Sachez aussi être patient car les reflex se démodent vite. Et parfois, il suffit d’attendre quelques mois pour s’offrir la star d’hier à moitié prix...

Lorsqu’un constructeur (Canon ou Nikon) prend de l’avance dans un domaine quelconque (correction du bruit, haute sensibilité), soyez certain qu’il sera rattrapé - tôt ou tard - par son concurrent... L’exemple du Canon EOS 7D en est la démonstration face au D300. Toutefois cet adage est sans doute moins vérifiable pour d’autres marques qui courent derrière Nikon et Canon, sans jamais parvenir à les rattraper tout à fait.

Pour résumer : au moment de choisir entre le D300s et l’EOS 7D, oubliez tout ce que vous savez sur ces deux reflex ! Étudiez plutôt la disponibilité et le coût de ce qui serait votre gamme optique idéale, pour chacune des deux marques.

Voici  quelques prix trouvés sur le net et dans des boutiques en France, mise à jour (le 5 nov.) :

 


 


 

 

 

 

 


  MAJ (dimanche 15 novembre) : quelqu'un en commentaire soumet un lien vers une page intéressante. Elle liste une série d'une trentaine de défauts dont serait affecté l'EOS 7D (et dont aurait "oublié" de parler Dpreview, presque accusé de complaisance). Voyons ce qu'il en est :

 

  • No power regulation, so camera is at mercy of battery level. Per 7D manual : “When the battery level is low, the continuous shooting speed will be slightly slower.” - Ou est le problème ? Mieux vaut pouvoir continuer à shooter à petite vitesse quand il reste peu de jus, que de voir l'appareil s'arrêter totalement. La durée de vie des batteries est donnée pour 1000 images ce qui est suffisant, l'info concernant l'autonomie est plus précise... Et sur une prise de vue importante, je ne conçoit pas de ne pas emener une seconde batterie dans mon sac (même si je sais qu'elle sera totalement inutile).
  • Only 19 selectable AF points, not 51 - Dont acte. Ce n'est pas une découverte. On l'a dit, l'AF de l'EOS 7D s'en sort pas si mal, sans égaler toutefois celui du D300 dans tous les domaines. Et peut-être est-il des domaines ou il le dépasse ? Mais on ne le sait pas encore...
  • Spot metering not linked to AF focus point - Je ne préfère pas, car je trouve ça un peu casse-gueule (mais c'est assez personnel). Par ailleurs la mesure 63 zones me semble tout à fait efficace à ce que j'en ai vu et les problèmes de Mesure sont derrière nous depuis le siècle dernier (d'autant plus que l'on shoot en RAW).
  • No focus confirmation light during continuous autofocus - Je cherche encore à quoi ça me servirait (sauf à afficher les collimateurs en rouge)... Mais bon, pourquoi pas.
  • Cannot assign spot/center/matrix metering to any button - Soit ! Mais qui cela peut bien gêner...
  • Mirror-up buried in menus and cannot be assigned to a button - C'est juste et je le regrette (ça a été souligné sur ce site). Pas très grave, car il suffit d'ajouter cette fonction à son Menu personnalisé (ils sont là pour ça), ce que je fais sur tous mes EOS depuis l'EOS 40D.
  • Only one preset white balance supported, not four - Oui, c'est également vrai qu'on en aimera plusieurs comme sur le D300, notamment les photographes pro, qui passent d'une lumière artificielle à l'autre plusieurs fois par jours. Cela dit, il suffit de shooter en RAW pour oublier ces preset. Un défaut plutôt mineur donc ?
  • Setting of manual/preset white balance exceedingly complicated and involved - Bof, je vois pas bien pourquoi (ou alors j'ai pas bien compris ce point).
  • Cannot assign white balance preset measuring to a button - Là on cherche la petite bête tout de même...
  • Cannot make auto-exposure lock “sticky” (AE-L Hold) - Peut-être... Je me demande un peu, à quoi ça pourrait être utile.
  • Cannot assign bracketing to any button - Le bouton de braketing existait avant (j'en usais et abusais en diapos)... Il a disparu de cette série de boîtier, car depuis le format RAW on l'utilise de moins en moins. Il est toutefois très rapide d'accéder à cette fonction depuis les menus et le bouton Q.
  • Exposure bracketing limited to 3 exposures only - Vrai... Et bien il suffit de combiner 3 exposition d'un côté, plus trois expositions de l'autre avec la correction Manuelle d'Exposition... Tout cela se règle à l'écran de façon visuelle et conviviale... La belle affaire, je commence à trouver cette liste un peu décevante, moi qui m'attendais à des scoops !
  • Exposure bracketing limited on 1/2 or 1/3 stop apart - Mwoui ? Et il faudrait quoi ? des quart de diaph ? Surtout que le braketing je ne l'utilise plus qu'une ou deux fois l'an, depuis que je shoot en RAW...
  • Cannot use exposure bracketing if flash enabled - OK, il suffira de travailler en Manuel... Et de le faire à la main, ça dérange beaucoup de gens ?
  • Cannot bracket flash exposure - Pas grave, le braketing au flash de ma vie de photographe, je n'en ai jamais eu besoin... Mais alors jamais ! Par contre la correction d'expo manuelle du flash, ou correction de l'expo globale peuvent répondre à ce besoin.
  • Cannot use manual mode with exposure bracketing - OK, mais par définition, il me semble que c'est pas très gênant...
  • Cannot use auto ISO in manual mode - Remarque étrange, si on se met en manuel c'est pas pour confier le sensibilité ISO à un automatisme. Peut-être ça existe ailleurs ? Mais je me demande dans quelles circonstances, ça peut être indispensable...
  • Cannot use auto exposure lock in manual mode - Toujours la même histoire, personne n'a besoin de ça. Et si ça arrivait, il y a un millier de façon de contourner le problème.
  • Cannot use exposure compensation in manual mode - Remarque totalement vaine, juste histoire de rajouter une ligne ? Il suffit de tourner la molette avant ou la molette arrière, pour corriger manuellement l'exposition. A quoi cela servirait-il de devoir appuyer sur un bouton, avant de devoir faire la même chose...
  • Any flexible-program shift in P mode cancelled by every shutter release - C'est un choix je pense... Ou alors la raison de cette remarque m'échappe.
  • Timer does not lock autoexposure so must use separate eyepiece cover - Non, ce n'est pas vraiment obligatoire (c'est au cas ou de la lumière s'introduirait par le prisme de visé)... Je ne l'ai jamais fait.
  • Camera turns itself off on you - Pas compris cette remarque.
  • No control of flash for balanced fill-flash vs subject illumination - Effectivement, il existe un automatisme chez Nikon qui équilibre lumière du jour et lumière du flash. Et bien on est pas des assistés, on réfléchira un peu à travailler en Priorité vitesse ou Manuel pour cela... Cet appareil est effectivement dépourvu de Modes assistés destinés aux débutants (c'est un peu dommage je l'ai écrit).
  • LCD panel blacked out when power off - Voilà qui me fait une belle jambe...
  • No AF assist light separate from popup flash - OK, mais apparement l'AF s'en sort très bien tout seul dans le noir, à ce que j'ai pu tester...
  • No built-in interval timer - Oui en effet, on en a parlé.
  • Auto-display of last shot not full review mode - Pas bien compris non plus...
  • No matrix metering for non-CPU lenses because cannot set aperture and focal length for non-CPU lenses - Pas grave selon moi, on achète pas un EOS 7D pour utiliser des optiques antérieures à 1987 date de sortie des premières optiques EF...
  • Per 30D review: “Picture Style tone curve not indicated in camera menu (contrast is an offset, not absolute)” - Bof, là vraiment je n'en pense rien... Les images répondent d'elles-mêmes et les fcihiers RAW sont là pour répondre à ces problèmes de courbe.
  • Only 26 custom functions, not 48 - 26 fonctions perso c'est déjà bien pour 90% des pro. A part ça, oui : on a déjà signalé que le point fort de Nikon était la personnalisation extrême de l'appareil...

Vous ne trouvez pas que cette série de reproches, ressemble plus aux récriminations d'un "décrypteur" de fiche technique acharné qui cherche "désespérément" des arguments contre l'EOS 7D ; plutôt qu'à l'analyse objective d'un photographe qui utilise vraiment son boîtier pour faire des images ?

Cette liste à tout de même le mérite de faire le tour de ce qu'on trouve sur le D300s que ne se trouve pas toujours sur l'EOS 7D, qui n'est pas totalement irréprochable évidement. Mais on pourrait aussi dresser une telle liste à la Prévert au Nikon D300s (plus courte éventuellement), car l'EOS 7D propose certaines choses qui n'existent pas chez Nikon (je vous épargnerais cette entreprise)...

Pourtant, je crois que pour la plupart des photographes, cette liste est plutôt rassurante, car ils ne seront pas trop génés par la plupart de ces défauts... Personnellement je la trouve moyennement convaincante, l'auteur étant passé à côté des deux principaux défauts de l'EOS7D (que j'ai souligné plus haut), deux défauts qui me semblent plus gênants dans la "vraie vie" d'un photographe, que tout ce qui a été listé ici...

Je n'ai toujours pas lu cette autre page que l'on m'a soumis et qui assure que l'EOS 7D ne serait pas convainquant pour les images de paysage (si j'ai bien compris)... Mais promis, je vais m'y coller ! La suite sera postée en dessous.

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Lire aussi à propos de Canon :

  • Canon S90 et viseur externe, l'astuce qui tue !
  • Deux petits accessoires utiles pour le Canon S90.
  • Test terrain : Canon G10 au Costa Rica (en attendant le G11).

 

 


 


Par VIBERT dans 80 - APN : Canon | Permalink | Commentaires (49)

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