En 2014 macandphoto change de nom, rendez vous sur

www.photoetmac.com

Merci d'updater vos bookmarks !

 

 

Accès direct :



« Bug du viseur hybride du Fuji X100, qui peut le confirmer ? | Accueil | Ils ont viré Alice : non politiquement correcte ;-) »

lun. 31 oct 2011

Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 1)

Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :

 

 

... partie 1 sur 4 : 


Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg

Afin de tester le Nikon D7000 dans ses moindres détails et évaluer ses qualités en conditions extrêmes, nous avons embarqué à bord de l’Albarquel pour deux semaines d’expédition polaire au delà du 79em parallèle...  Texte et photo : Jean-François Vibert

Une heure du matin, 100 ISO au compteur. Nous débarquons à Longyerbyen sous le soleil de minuit… Il est rarissime de travailler à 100 ISO à cette heure là ! Situé à 79° de latitude (l’équivalent du Nord du Groenland), environ 1000 km sous le Pôle Nord, Longyerbyen est la capitale étrange et minuscule du Spitzberg île principale du Svalbard, un archipel qui compte plus d’ours blancs que d’habitants.

0000_screencopy_JFV_ 2013-03-07 à 21.08.19

Avec ses lumières changeantes, ses rennes, ses ours, ses oiseaux le Spitzberg est un Graal pour photographes paysagistes et animaliers. D’autant que le jour y est permanent une bonne partie de l’année. On ne s’arrêterait jamais ! Du coup, en 20 jours (et nuits) j’y ai commis pas moins de 15.000 images ! Record battu (bien encouragé par une cadence de 6 images / sec)…

_DSC8278

Pour réaliser une correction manuelle d’exposition, un bouton est disponible sous l’index droit comme sur de nombreux Nikon D précédents. J’en ai usé plus qu’à l’habitude face aux glaciers du Spitzberg et à ces contrastes incroyables. Ces pics sombres et acérés ont donné son nom à l’archipel. Spitzberg signifie en effet montagnes pointues.Données EXIF : 1/400 sec - f/8 - 100 ISO - Correction -1/3 - 105 mm - 70-200 mm f/2.8.

 

Il fallait bien ça pour tester le Nikon D7000 accompagné de quelques excellentes optiques, afin de vérifier si le petit « expert » de Nikon est également capable de satisfaire à des exigences professionnelles. Une mission qui lui échoit de droit en attendant qu’un D400 succède au D300s, dont les 12 Mpix nous laissent un peu sur notre faim en cet été 2011… Trois ans après la sortie du D300s (et cinq ans après celle du D300), on constate en effet que la résolution d’une majorité de reflex évolue désormais entre 16 et 18 Mpix.

 


Fiche technique au top

La fiche technique du D7000 (accessible entre 950 et 1000 €), est l’une des plus complètes qui soit. Aucun boîtier n’en offre autant pour ce prix-là et l’on serait tenté de parler de reflex semi professionnel. Il propose 16 Mpix, une cadence de 6 im/sec (sur 9 RAW), la vidéo Full HD et un exceptionnel viseur 100% dont le quadrillage optionnel est assez précieux en mer... De bonnes raisons qui ont conduit le jury EISA à lui décerner le prix du meilleur Reflex Avancé 2011 / 2012.

_DSC3103

Ajoutez à cela une construction rassurante pour les baroudeurs susceptibles de travailler en conditions extrêmes… Certes, son étanchéité n’est pas aussi avancées que celle d’un D300s, mais il est censé résister aux projections, de quoi affronter en théorie, les embruns, le sel et des températures parfois négatives, d’autant que la batterie est relativement endurante.

C’est donc sans appréhension que nous embarquons pour vingt jours d’expéditions sur l’Albarquel, un vieux gréement construit en 1957 qui accueil huit passagers et trois matelots. Il nous mènera jusqu’au au 80em parallèle, à l’extrémité Nord de l’archipel du Svalbard. Si le soleil nous avait accueilli à l’arrivée, le temps s’est ensuite dégradé durant trois jours et j’ai réalisé mes premières images en mer sous une petite bruine, particulièrement glaciale et pénétrante… Brrr !

_DSC7361

Une croisière au Spitzberg offre des conditions idéales pour la photo, on ne s’arrêterait jamais… Combien de fois suis-je monté sur le pont à 2h du matin, attiré par une lumière dorée perçant à travers les hublots ? Dire qu’il faudra revenir en automne pour les Aurores boréales…Données EXIF : 1/125 sec - f/13 - 100 ISO - 200 mm – 70-200 mm f/2.8.


La résistance du boîtier fut ainsi immédiatement mise à l’épreuve et je n’ai déploré aucuns problèmes particuliers. Par contre certains de mes compagnons on constaté de la buée à l’intérieur de leurs objectifs (de toutes marques), ce qui est classique lors de chocs thermiques. Ce n’est pas bien grave, elle disparaît dès que l’on replace l’appareil au frais.

 

L’erreur à ne pas faire, est de rentrer dans le bateau sans protéger son boîtier glacé. Il faut d’abord le ranger dans son sac (à température externe). Puis rentrer l’ensemble fermé dans le bateau et attendre un certain temps avant de l’ouvrir, afin que le sac et le boîtier se réchauffent doucement…

Le Nikon D7000, inaugure de nouveaux accus, différents des D90, D300s et D700... Imaginons que Nikon adopte à l’avenir ce nouveau Modele EN-EL15, sur toute sa gamme professionnelle.  

 


Généreux mais compact 

Face à un D300s, le Nikon D7000 est plus compact, mais conserve une prise en main absolument impeccable… D’ailleurs, je n’ai pas hésité à l’utiliser à main levé avec l’imposant 200-400 mm f/4 (lire encadré). Mais dans ce cas, mieux vaut ne pas soulever l’ensemble par la poignée, car la structure du boîtier n’est pas métallique seuls les carters de protection le sont…

NOL_7610_web_1200px

Après quinze ans de voyages, d’aéroports, de sorties en mer, de plongée ou de randonnées, je considère d’ailleurs les questions de « prise en main » secondaires. Car tous les reflex experts (ou presque), sont parvenus à un certain niveau d’excellence sur ce plan. Donc, les seuls progrès qui m’importent véritablement, sont dorénavant les gains de poids et de compacité en regard d’une résolution toujours plus élevée...

Car le meilleur boîtier est celui que l’on hésite jamais à emporter avec sois. En ce sens le Nikon D7000 est parvenu à un compromis beaucoup plus intéressant qu’un D300s. Il reste pour autant un expert à part entière, avec une visée optique très confortable, tous les boutons de commande directes nécessaires sans négliger l’écran LCD monochrome sur le haut du capot (que d’autres on sacrifié depuis longtemps). J’ai également apprécié la discrétion de son déclenchement, exceptionnellement velouté. De plus, le D7000 dispose d’un mode silencieux (Quiet), intéressant pour photographier certains animaux, ou l’intérieur d’un temple ou d’un théâtre…

_DSC6316

Un cas assez particulier pour lequel la correction d’exposition s’est avérée indispensable (moins 2 diaph). Contrairement à Canon qui vous oblige à acheter un accessoire dédié, le D7000 embarque un intervalomètre embarqué (déclenchement automatique à intervalles réguliers). Fort utile pour réaliser ces petits « Time lapse » qui font fureur sur Le Net… Toutefois n’oubliez pas le Mode d’emploi, car en son absence son pilotage est ésotérique…Données EXIF : 1/500 sec - f/13 - 200 ISO – Correction -2 diaph - 70 mm – 24-70 mm f/2.8.

 

Si l'on désire plus compact encore, on peut évidemment préférer des reflex de la classe inférieure : les D5100 et EOS 600D. Mais attention, le jeux n’en vaut pas forcément la chandelle car vous perdez quelques options avancées et boutons indispensables. Notamment dans le cas du Nikon D5100 bien trop simplifié à mon goût et dépourvu de testeur de profondeur de champs. Il s’est ainsi creusé un gouffre inexplicable entre D5100 et D7000. Alors que chez Canon, l’EOS 600D s’est au contraire rapproché de l’EOS 60D jusqu’à le concurrencer…

 

 

Equipements fort pratiques

Mon premier contact avec son viseur fut très positif et j’ai pu travailler sur les glaciers, tout en conservant mes lunettes de soleil… Voilà un test fatidique que les viseurs (et les écrans) doivent réussir impérativement, avant que je sois convaincu de les adopter ! A noter que la plupart des APN imposant la visée écran échouent au test de mes Raybans à verre polarisant... 

_DSC1735

Le pentaprisme du D7000 offre une visée 100%, avec grossissement de x0,94 et un dégagement optique confortable. En progrès face au D90, dont la visée était de 96% avec un grossissement x0,94. C’est d’ailleurs avec des optiques n’ouvrant qu’à f/4 ou f/5.6, que l’on appréciera particulièrement la différence face à des viseurs bas de gamme. A recommander aux débutants !

L’horizon artificiel dans le viseur s’est montré utile sur pied. Mais ce que j’ai trouvé plus utile encore (par dessus tout), c’est l’affichage optionnel d’un quadrillage dans le viseur, qui permet d’épargner de précieux pixels lors des recadrages. Pour un photographe « marin », un tel quadrillage est indispensable, même s’il interdit tout changement de verre dépoli. A noter que le Canon EOS 60D (concurrent du D7000) est dépourvu du quadrillage optionnel mais peut accueillir un verre optionnel quadrillé, ou un verre à dépoli facilitant la mise au point manuelle.

 

J’ai ensuite beaucoup apprécie le double slot de cartes SD / SDH / SDX, qui permet de ne pas compter ses coups. Notamment en photo animalière, ce que j’ai expérimenté à plusieurs reprises lors de ce voyage (le D7000 atteint tout de même les 6 im/sec)… J’ai choisi le réglage en débordement : écriture sur la seconde carte dès que la première est pleine. Mais d’autres options très professionnelles sont disponibles : en miroir, répartition des RAW, JPEG et vidéos, ect...

_DSC7089

Lorsque la première carte est pleine, on peut la changer entre deux situations intéressante, bien avant d’avoir rempli la seconde… Ainsi, on évite ainsi tout risque d’être à cours d’espace lors d’une prochaine scène. Cela procure un grand confort et un sentiment de sécurité. J’étais équipé de deux cartes de 16 Go rapides et de deux cartes de 32 Go moins coûteuse. Au cas ou…

 

 


Ergonomie optimale

Dès les premières prises en main, l’ergonomie du D7000 m’est apparue efficace (il faut dire que Nikon ne prend pas beaucoup de risques en limitant le nombre d’innovations à chaque génération)... Cela commence dès l’allumage, avec le traditionnel bouton On/Off, accessible de l’index. Pourquoi tous les reflex ne sont-ils pas conçus ainsi ?

_DSC1028

La hauteur du front des glaciers est souvent impressionnante, notez la taille minuscule du zodiac sur la gauche du glacier. Les photographes ambitieux ne négligeront pas la lecture du mode d'emploi, notamment pour exploiter l’AF du D7000. Les options sont si riches que certains en restent intimidés et n’osent sortir du mode basique, ce qui serait dommage. D’ailleurs, certains utilisateurs n’ont jamais essayé le suivi 3D, faute d’avoir exploré tous les menus !Données EXIF : 1/320 sec - f/10 - 100 ISO - 120 mm – 70-200 mm f/2.8.

 

La prise en main comme d’habitude chez Nikon, est particulièrement voluptueuse avec un revêtement caoutchouté qui assure un confort fantastique. Une raison supplémentaire de préférer le D7000 à ses petits frères… J’ai pu ainsi travailler avec des gants lorsque la température négative l’imposait. Il n’y a pas grand-chose à reprocher au curseur du Live View, qui s’active rapidement. Une pression sur le bouton rouge permet de débuter l’enregistrement vidéo… D’autres constructeurs tournent depuis longtemps autour du pot, sans parvenir à cette évidence. Toutefois ce curseur est légèrement proéminent et il m’est arrivé de l’activer par erreur...

Etrangement, aucun loquet ne verrouille la molette des modes ! Et comme il fallait s’y attendre j’ai déploré quelques changements de Modes aléatoires (une fausse note ça). Comme chez Canon, la touche du testeur de profondeur de champs n’a pas de pictogramme, un peu comme si on voulait vous dissuader de l’utiliser, qui saura m’en expliquer la raison ? Par contre cette touche est paramétrable et l’on peut lui allouer une autre fonction (toutefois, se passer de testeur de profondeur de champs serait une drôle d’idée).

_DSC7123

Mon gros sac Lowepro se conforme aux dimensions standard acceptables en cabine (environ 50 x 40 x 25). J’ai pu y loger deux boîtiers, le 14-24 mm, le 24-70 mm, le 70-200 mm et le 200-400 mm et mon Macbook Air… Ce faisant, il explose évidement le poids théorique (de 8 kg) accepté par SAS en cabine. Mon conseil, prenez un air dégagé souriez et n’ayez l’air de rien…Données EXIF : 1/160 sec - f/13 - 100 ISO - 24 mm – 24-70 mm f/2.8.

 

De multiples détails secondaires ont étés améliorés, par exemple ce petit ergo orange (copié sur Canon), qui même avec des gants permet d’éjecter la nouvelle batterie EN-EL15 (1900 mAh)… Nouvelles batteries dont l’autonomie de 700 image est parfaite et je n’ai jamais eu besoin de ma batterie de secours même par grand froid. Voilà un argument que beaucoup de photographes voyageurs oublient totalement de considérer au moment de s’équiper, certains reflex ne sont donnés que pour 400 images…

Espérons pour ceux qui voyagent avec deux reflex, que ces batteries EN-EL15 seront reprises sur les futurs D400 et D800… Ajoutons que j’ai même apprécié le design astucieux du nouveau chargeur de batterie.

 


Pilotage ISO peut mieux faire

S’il est un point qui m’a déçu sur le D7000 (et globalement chez Nikon), ce serait le pilotage de la sensibilité ISO, pas au niveau d’un boîtier de cette classe… Commençons par la position du bouton ISO, peu pratique au dos du boitier. Je l’aurais préféré près du déclencheur avec un picot en relief (comme sur l’EOS 60D suivez mon regard), qui a l’immense intérêt de permettre de changer la sensibilité sans quitter le viseur de l’œil.

_DSC9400

Autre surprise, ce D7000 n’affiche pas la sensibilité en permanence dans le viseur ! C’est gênant en ISO Auto, pour les photographes « control freaks ». Celle-ci n’apparait que lorsqu’on la modifie, ou lorsqu’on titille le déclencheur (à condition d’avoir activé une fonction perso)… Il est ensuite nécessaire de passer par les menus pour désactiver la Sensibilité Auto. Pas assez rapide je trouve… D’autant que ces Menus sont touffus, beaucoup de novices hésiteront avant de tomber sur la section qui héberge le réglage ISO Auto.

_DSC8064

Idéalement, la manipulation d’une molette unique devrait permettre de passer simplement de ISO Auto, à l’une des valeurs ISO fixes (c’est le cas chez Canon). Il est toutefois possible de paramétrer la touche Fn configurable (accessible de la main droite), afin de lui attribuer la « première fonction de la liste des Menu personnalisé »… Menu qu’il faudra préalablement configurer avec le Réglage de Sensibilité Auto. Assez tordu, mais c’est tout de même un peu mieux comme ça. Bien que le passage par les Menus reste inévitable.

_DSC8477

La qualité d’image excellente jusqu’à 1600 ISO, vous invitera à faire une utilisation plus courante de la sensibilité Auto, j’ai d’ailleurs pris l’habitude depuis deux ans, d’alterner entre Sensibilité ISO fixes et Auto (lire encadré). Et c’est là qu’on découvre la dernière bizarrerie : changer de sensibilité si le mode ISO Auto est activé, n’affecte que la sensibilité Minimale… Fallait deviner.

 


Guide pratique : Croisère sur l’Albarquel avec GNGL

Construit au Portugal en 1957, le robuste Albarquel (albarquel.com) croise l’été au Spitzberg, et l’automne aux Lofotens (Norvège). Mené par un équipage de trois personnes, il accueil huit passagers et s’est révélé être une base itinérante idéale pour les photographes…

Inscrit au patrimoine maritime National, ce vieux gréement hisse les voiles autant que possible en croisière, ce qui ajoute un peu de magie aux paysages incroyables du Grand Nord… Il est équipé d’une double coque et ses flancs sont renforcés pour résister aux glaces de l’Arctique… On dispose à bord du chauffage, de l’eau chaude et d’un groupe électrogène quasi silencieux qui permet de recharger batteries et ordinateurs au moins une fois par jour.

_DSC7274

A bord de l’Albarquel, les conditions de sécurité sont optimum et les sorties à terre encadré d’un marin armé d’un fusil et d’un pistolet d’alarme, afin d’éloigner les ours (espèce protégée), toujours en quête d’un repas. Précaution indispensable, d’ailleurs en juillet un de ces plantigrades s’est attaqué à un groupe de campeurs, faisant un mort et 4 blessés avant d’être abattu. EXIF : 1/125 sec - f/14 - 100 ISO - 42 mm – 24-70 mm f/2.8.

 

Deux excursions à terre sont proposées chaque jour. Le reste du temps, le pont dégagé est un observatoire de choix pour les paysages et de faune. On peut observer (selon votre chance) phoques, morses et parfois ours blancs, qu’il est conseillé de photographier à l’aide d’un 300 mm… Un grand angle et un 70-200 mm seront par contre suffisants pour tirer partie du défilé de glaciers, de fjords et de paysages qui rythment la navigation le long de la côte des 7 glaciers.

Renseignements : Grand Nord Grand Large. Tél 01 40 46 05 14 www.gngl.com.

 

La suite par ici...

 


Que vaut le Nikon D7000 en situation ? 

 


 

 

Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 75 - TEST : Test de terrain , 80 - APN : Nikon | Permalink | Commentaires (15)

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d8341c048f53ef014e8be74fb8970d

Listed below are links to weblogs that reference Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 1):

Commentaires


Pur_next RETOUR HOME MACANDPHOTO.COM