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jeu. 01 déc 2011

Fuji X10, une prise en main par un utilisateur de reflex

Un autre de nos lecteurs Olivier French (France in photo), a reçu son Fuji X10. Il nous en livre une analyse sans concessions. Il faut dire qu'il a salivé plusieurs semaines sur la "brochure dithyrambique" de ce Fuji X10 avant de le recevoir, voici son premier sentiment après quelques jours passés avec... Rappelons que nous avons déjà parlé du Fuju X10 à plusieurs reprises :

 

Fuji X10 : review par un utilisateur de reflex.

Comme d'autres utilisateurs de reflex numériques, je souhaitais avoir un compact qui puisse tenir dans mon sac et que je puisse emmener là où mon Canon EOS 5D Mark II et ses optiques, seraient trop visibles ou encombrants.

 

Le Fuji X100 m'avait séduit, mais j'ai finalement craqué sur le X10. Je me suis documenté avant cet achat, parcourant les sources d'information en ligne (reviews, vidéos). J'ai aussi pas mal rêvé sur la superbe brochure mise à disposition par Fuji au salon de la photo. Je n'ai toutefois pas pris le boitier en main avant cet achat (il était en vitrine au salon)

X10-tuileries-1

Voici mes impressions après deux sorties faites avec : l'une en extérieur (principalement au jardin des Tuileries) et l'autre en intérieur (au Salon Rail Expo).

 

Prise en main.

Le X10 est d'une taille adaptée pour tenir dans un sac ou une poche de veston, mais pas une poche de chemise. Conséquence de cette taille, il n'est pas trop petit ou léger en main.

Le bossage de l'arrière tombe bien sous le pouce droit. Par contre, on a le petit doigt qui se balade en dessous, sans toutefois que ce soit un gros problème. 

 

Visée.

La brochure Fuji indique : " via le viseur optique, la scène se révélera à vous avec une clarté cristalline, une luminosité exceptionnelle et un angle de visionnement élargi ".

Dans la réalité : le viseur est une fenêtre (avec zooming) vide de toute indication, qui semble floue au premier abord.

Il est affecté par la distorsion, avec un gros décalage de parallaxe sur les sujets proches. De 28 à 50mm, on voit l'objectif dedans.  Ces défauts et sa couverture de 85% le rendent peu adapté à une composition soignée.

Bref, on vise souvent avec l'écran arrière... Alors que le but en achetant un compact avec un viseur optique, c'était de ne pas l'utiliser à bout de bras !

L'écran arrière est riche en indications, mais l'image prévisualisée n'est pas toujours fidèle (la surexposition n'est pas rendue).

 

Autonomie. 

Lors de ma première sortie photo en extérieur, la batterie à tenu seulement 1h45 et 150 déclenchements. D'après certains, ces performances s'améliorent après plusieurs cycles de charge / décharge.

Toutefois, elle sont plombées par le fait que l'écran reste allumé pendant au moins 2 minutes après chaque prise de vue et ne s'éteint pas quand on utilise le viseur. Deux solutions possibles : acheter des batteries de rechange ou éteindre l'appareil systématiquement dès on ne l'utilise pas.

 

Exposition.

Même si on peut avoir des doutes au premier abord, elle est plutôt fidèle, même dans des situations piégeuses. La mesure multizone surpondère visiblement le capteur AF actif ce qui peut causer des soucis (les mêmes que sur l'EOS 5D Mk2 au passage).

Ex: la photo ci dessous était à l'origine un peu surex, la mesure étant faite sur la sculpture sombre du premier plan. 

X10-tuileries-28

Attention : il est impossible de dépasser le 1/1000e de seconde dans certains modes. Ce qui fait qu'on arrive rapidement en surexposition quand on prend des photos à pleine overture... Même à 100 ISO.

On peut choisir une plage dynamique étendue. Mais si on utilise l'ISO Auto (400, 800 ou autre), l'appareil se cale sur la valeur ISO la plus élevée.

 

Autofocus.

L'appareil peut détecter lui même le sujet, mais il le fait de façon quelquefois déconcertante. Je trouve plus sûr de n'utiliser que le capteur central en AF-S (one shot) et de recomposer après.

En mode macro "simple", l'AF patine parfois.

Je n'ai pas réussi à apprivoiser le mode MF qui se pilote avec la molette arrière. Dommage que Fuji n'aie pas été au bout de sa logique et doté l'objectif d'une bague de mise au point !

NDLR : Relire à ce propos nos critiques identiques à propos du Fuji X100.

En mode "super macro", il faut rester en grand angle, ou bien impossible de faire le point.
Ce mode est très amusant à utiliser. Et les images prises de très près, permettent des effets intéressants.

 

Profondeur de champ et bokeh 

A f/11, la Profondeur de champs est importante.

Ci-dessous, train à l'échelle HO. Photo en mode super macro, 28mm et f/11 (3200 ISO).

Rail-expo-2

Par contre, à moins d'être très proche de son sujet, on n'aura jamais un flou d'arrière plan très prononcé.

Ci dessous, photo à 112mm et f/2.8

X10-tuileries-7

 

Autres considérations. 

Le démarrage est rapide et assez pratique (rotation de l'objectif).

La latence au déclenchement est perceptible. L'image se fige sur l'écran LCD en mode AF-S, ce qui donne des impressions bizarres quand on regarde le sujet réel en même temps.

A priori pas de possibilité d'afficher l'histogramme en visualisant l'image après la prise de vue.

La molette verticale arrière ne semble pas du même niveau de fabrication que les molettes métalliques principales. Elle est particulièrement "légère" et les curseurs 4 directions qui y sont associés ne sont pas plus évidents à manipuler.

X10-tuileries-18

Par rapport à un reflex, il a quand même des avantages importants : encombrement, poids, pas de vibrations de relevé de miroir, son au déclenchement discret et paramétrable, quelques options intéressantes, informations sur l'écran arrière.

 

Mon sentiment. 

Fuji n'a pas été au bout de sa logique "rétro" et l'appareil donne la désagréable impression de ne pas permettre un bon contrôle (composition, netteté). Il lui manque :

  • Un vrai viseur, sans intrusion de l'objectif, avec un rappel de l'AF et un quadrillage par tiers
  • Un écran qui s'éteint lorsqu'on porte le viseur à l'oeil, ou en bandoulière.
  • Une bague de MAP manuelle.
  • Une molette arrière de la même qualité que celles des modes.

Au lieu d'assurer ces fondamentaux, la marque a doté son boitier d'une foultitude de rendus d'images et d'options. Certains sont utiles (dynamique étendue), d'autres pourraient être cantonnés au post-traitement.

Bref, il y a encore du travail, surtout si comme le dit la rumeur, Fuji prépare un boitier à objectifs interchangeables (Fuji LX) !

Texte et photos : Olivier French (France in photo).

 

 

Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 77 - TEST : Compacts experts , 80 - APN : Fujifilm | Permalink | Commentaires (24)

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