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sam. 21 jan 2012

Test du Canon G12, de Hong Kong aux Philippines (Part 1)

Durant de longues années les Canon G furent les seuls compacts à tenter de séduire les photographes experts, en leur proposant contrôles manuels, zooms raisonnables, réactivité correcte et format RAW… Alors que la concurrence se réveille en 2012 (et que canon propose un grand frère au G12 avec le G1 X), nous avons voulu savoir si le G12 faisait toujours figure de référence et s’il était suffisamment convaincant pour un utilisateur de reflex…

... partie 1 sur 3 :  


Afin de pousser le G12 dans ses derniers retranchements, nous l’avons embarqué dans un grand voyage d’un mois et demi au départ de Hong Kong, qui nous a mené aux Philippines en passant par le Vietnam…

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Avec pour finir, quelques plongées à la rencontre des requins baleine. Histoire de tester le caisson étanche dédié, proposé par Canon… Voyons si le compact expert le mieux équipé du moment a résisté aux pièges que nous lui avons tendus. S’il est susceptible de satisfaire un utilisateur de reflex et si les progrès réalisés depuis le G10 (testé lors d’une précédente aventure au Costa Rica), s’avèrent décisifs.

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Le G12 est toujours classé en ce mois de janvier 2012, en 16em position des ventes d'appareils photo sur Amazon.fr et 12em de la catégorie Compact et Bridges. Ce qui est remarquable pour un APN vendu autour des 400 €.

 

Prise en main, confortable

Présenté en septembre 2010 à près de 550 €, le G12 est désormais accessible dès 460 € (prix de la rue) en ce mois de mai 2011 (MAJ, 400 € en janvier 2012). Il reconduit dans les grandes lignes l’ergonomie bien rodée de ses prédécesseurs, avec quelques nouveautés discrètes, qui rapprochent un peu plus encore son utilisation de celle d’un reflex…

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Notamment sa nouvelle molette avant, qui est un sérieux atout pour les utilisateurs experts (même si l’on aimerait qu’elle soit positionnée un peu plus près du déclencheur, comme sur les reflex EOS).

 

Combiné à la classique molette arrière, elle permet une utilisation très intuitive, en mode Manuel, ainsi qu’en Priorité Ouverture ou Vitesse. Combinée à un appui sur la touche flash, elle permet aussi d’appliquer une correction de puissance de l’éclaire du flash, c’est très agréable...

Son utilisation avec de gants fins est même envisageable, ce qui était difficile avec la molette arrière (testé précédemment en montagne avec un G10). Après l’avoir utilisé, on se demande comment on pouvait s’en passer et l’on regrette son absence chez la plupart des modèles concurrents, notamment sur le Nikon P7000 qui tente de se positionner face au Canon G12. Seul le Samsung EX1 propose une molette avant similaire…

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Les grosse molettes métalliques de sélection (de Mode, de sensibilité ISO et de Correction d’expo), sont idéalement fermes et ne risquent pas de tourner par erreur.

La grosse molette de sélection de la sensibilité ISO est excellente, mais souffre d’un léger défaut : si vous choisissez la sensibilité ISO Auto, veillez à positionner bien précisément la molette (et vérifiez éventuellement l’affichage à l’écran si le G12 est dans son caisson)… Car si vous tombiez juste à côté, ce serait alors 80 ISO qui serait sélectionné, ou 3200 ISO (de l’autre côté) ce qui serait plutôt aléatoire (un jeu digne de Partypoker.fr).

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Cela m’est évidemment arrivé, alors que je faisais des images assis dans un kayak de mer. Le G12 était dans son caisson étanche et tout occupé à lutter contre le courant je ne me suis pas rendu compte de l’erreur…

 

Résultat, toute une série de belles images à jeter. Voilà une démonstration fulgurante de l’intérêt d’un « test terrain » réalisé sur une longue durée et des circonstances variées. Car il est improbable que ce défaut se soit révélé, lors d’une prise en main classique de quelques jours en ville...

 

Ecran, le tester c’est l’adopter

Ajoutez à cela un écran de 2,8 pouces orientable en tous sens et vous obtenez une redoutable machine photographique. Inauguré sur le G11, cet écran est l’un des atouts maitres du G12 et j’attendais l’occasion de le tester sur une longue durée, pour évaluer à quel point il me serait utile. Voir indispensable...

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Au fil des semaines, les résultats ont dépassé mes espérances. L’écran orientable vous invite à innover, à bousculer vos habitudes et à changer votre approche du cadrage. Il se justifie totalement sur un compact, bien davantage que sur un reflex disposant d’un viseur optique. J’ai particulièrement aimé l’utiliser en photo de rue, bras tendus au dessus des têtes...

Même dans une foule compacte, il est possible de photographier les gens sur plusieurs plans... Vous réalisez ainsi des images impossibles autrement, car vous levez les bras beaucoup plus haut, tout en contrôlant précisément le cadrage.

Il est aussi possible de photographier les gens discrètement en contre plongée, en tenant l’appareil au niveau du ventre, écran orienté vers le haut. On peut enfin poser l’appareil au sol, ce qui garanti un angle inédit sans se ruiner les genoux (j’ai utilisé cette technique au reflex également, avec l’EOS 60D et le zoom grand angle EF-S 10-22 mm)…

Changer de point de vue, c’est dans tous les sens du terme : changer le "sens" que vous donnez à vos images.

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Il faut donc l’essayer et s’astreindre à explorer ses possibilités, afin d’en comprendre l’intérêt. Après ces quelques semaines, il me serait pénible de revenir à un écran fixe. De tels écrans orientables sont malheureusement rarissimes, seul le Samsung EX1 (encore) possède un écran orientable AMOLED de 3 pouces.

A noter que le Nikon P7000 dispose d’un écran mieux défini que celui du G12, mais désespérément fixe… J’ai largement préféré celui du G12, qui semble également plus flatteur.

 

Viseur, survivance dépassée ?

Conséquence indirecte des progrès de l’écran, j’ai quasiment délaissé l’ancestral viseur optique qui caractérisait la série G, depuis le G1 en l’an 2000… S’il m’arrivait encore d’utiliser celui G10, c’était surtout à cause d’un écran illisible et peu contrasté qui m’empêchait de cadrer en plein jour.

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Si personne ou presque ne l’utilise plus, c’est parce que le minuscule viseur optique du G12 n’a fait aucun progrès ces dernières années. C’est bien dommage car des progrès seraient éventuellement possibles… On rêverait d’une visée hybride (électronique / optique) dans le genre du Fuji X100 (ah, cette manie horripilante de coller des X, des 1000 et des 100 dans les noms d’APN).

Malheureusement, un tel système serait probablement difficile à adapter à un zoom, tout en respectant l’encombrement et le prix serré d’un G12 (MAJ, Fuji a presque réussi ce pari avec le Fuji X10)...

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Probable donc que ce viseur optique, ne finisse par céder la place à un viseur électronique amovible (EVF), puisque telle est la tendance. Ce qui pourrait alléger le poids et le coût de l’ensemble… Je serais prêt à m’y résoudre, à condition que ce viseur soit plus convainquant que ceux que j’ai pu essayer jusqu’alors.

Et que l’écran gagne encore un peu en luminosité, en contraste, en taille et en résolution. Jusqu’à égaler, les écrans des réflex EOS 60D et 600D dont les caractéristiques me ravissent (MAJ, c'est chose faite sur le Canon G1 X).

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Signalons d’ailleurs aux voyageurs, qu’il est possible d’éteindre l’écran du G12 pour travailler « à l’ancienne », chose impossible sur son petit frère S95. Au delà de l’économie de batterie, la possibilité de travailler ainsi « à l’aveugle » qui séduira ceux qui ont connu la photo argentique…

C’est peu rassurant, mais cela incite à se concentrer totalement sur son sujet, plutôt qu’à vérifier ses images à tout moment... C’est devenu d’autant plus facile avec le G12, que l’on peut désormais utiliser la sensibilité ISO Auto, en fixant une limite supérieure par tiers de valeurs. Un sans faute de ce point de vue.

 

Ergonomie, toujours plus

Il n’y a plus grand-chose à reprocher au G12 du point de vue ergonomique et les progrès furent notables, modèles G, après modèles G… Une expérience de plus de dix ans dans les compacts experts fait évidemment la différence… Par exemple avec un Nikon P7000 (premier du genre) qui propose moins d’options de personnalisations avancées et moins de raccourcis directs…

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Mais il est toujours possible de faire mieux. Suggérons par exemple à Canon d’ajouter un bouton « physique » à trois positions servant au pilotage du flash (Auto, Actif, Coupé). Ce qui éviterait d’avoir à appuyer sur un bouton, avant de naviguer dans le menu flash (message visiblement reçu pour le Canon G1 X)… Comme sur les reflex, il serait possible de « déboucher en urgence » de petits contre-jours.

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Le sélecteur de Mode du G12 ressemble à celui d’un reflex, à quelques nuances près… Mais il est dommage que l’activation du Mode vidéo passe obligatoirement par ce sélecteur de mode, comme sur l’EOS 600D.

On aurait préféré une touche vidéo indépendante, comme sur l’EOS 7D (MAJ, c'est chose faite sur le Canon G1 X).. Prenez éventuellement la précaution d’enregistrer des configurations polyvalentes en positions personnalisables C1 et C2 (qui ont le mérite d’exister comme sur les reflex). Par exemple en Mode P, avec ISO Auto et Balance des blancs Auto… De façon à limiter les risques si le sélecteur de mode tournait par erreur. Une habitude que j’avais prise avec le G10, dont la molette était proéminente. Je n’ai toutefois jamais déploré cet incident avec le nouveau G12 (sa Molette des modes est assez ferme, bien plus que celle du G10).

Petite parenthèse à propos de ces Molettes des modes qui tournent toute seules... Comment en 2011, est-il encore possible pour un fabricant historique comme Nikon (par exemple), de commercialiser une molette des Modes (celle du Nikon V1) qui se dérègle au moindre frottement ? Non seulement la molette des Modes du V1 est dépourvue des Modes P, A, S et M, ce qui oblige à un horripilant détour par les menus… Mais en plus elle ne tient pas en place !

Ce que je trouve extraordinaire, c’est que tous les fabricants tombent dans ce piège, sur toutes les premières versions de leurs appareils... Parmi les beaux gadins, citons la molette de correction d’expo du Fuji X100, ou les molettes des Canon EOS 50D et précédents. Généralement, il faut patienter une ou deux évolutions d’un modèle pour voir ce défaut corrigé… Tous les espoirs sont donc permis pour le successeur du Nikon V1.

 

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A noter que la batterie du G12 est donnée pour 370 déclanchements, de quoi tenir la journée… Mais c’est peut-être un peu court pour séduire les utilisateurs de reflex, je suis en effet habitué à shooter dans les 1000 images avec mon EOS 5D Mk2. C’est évidement une question de taille et de poids : à titre de comparaison la batterie minuscule d’un S95 n’est donnée que pour 200 vues. Je suppose que les concepteurs du G12 ont longuement étudié la question jusqu’à trouver le juste milieu entre légèreté et autonomie…

On apprécie en tous cas le fait que la recharge de la batterie ne mobilise pas l’appareil, contrairement à l’Olympus XZ-1 qui se recharge par connexion USB. Quelle drôle d’idée ! On peut donc s’offrir une seconde batterie (de 20 à 50 €) et la laisser en charge, pendant qu’on part faire des photos…

 

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Aspect surprenant et pratique de l’écran orientable que je ne soupçonnais pas avant de le découvrir, je me suis parfois aidé de l’écran orientable (ouvert à 45°), pour caller le G12 sur des cailloux ou un muret lors de pauses longues. Ce fut le cas pour cette exposition de huit secondes face à l’Ile de Hong Kong. Il faut dire que je n’embarque jamais de pied en voyage (par soucis permanent de rester léger), je trouve toujours un moyen de bricoler un support improvisé... Pourtant, un minuscule petit pied de table de 10 cm est suffisant pour supporter le poids d’un compact comme le G12, inutile de s’en priver s’il reste une petite place.

Données EXIF : 8 sec - f/6,3 - 100 ISO - 28 mm.

 


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Réalisée à l’improviste à travers la vitre d’un bus, cette image est bien représentative des vieux quartiers de Hong Kong… J’ai appliqué une correction d’expo de -1/3 de diaph. Malheureusement ce ne fut pas suffisant pour préserver les hautes valeurs de l’arrière plan (même en ajustant le fichier RAW à postériori). La dynamique d’un compact reste logiquement inférieure à celle d’un reflex, même en RAW... Par contre, il faut souligner que si j’avais eu un reflex à ce moment-là : j’aurais tout simplement raté la photo… Car je n’aurais pas eu le temps de le sortir du sac ! On ne garde jamais son reflex toute la journée autour du cou…

Données EXIF : 1/100 sec - f/2.8 - 80 ISO – Correction -1/3 diaph - 30 mm.

 

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La - relativement - longue focale du G12, permet « d’isoler des portions de paysages » ce que je trouve assez intéressant (notamment face au S95)… Il ne faut pas croire que ce sont forcément les grands angles qui permettent de retranscrire l’impression que l’on ressent d’un paysage. Une longue focale permet de se concentrer sur les zones « les plus signifiantes » de la scène, comme cette foule en train de traverser… Le G12 possède une excellente optique, mais on aimerait qu’elle démarre au 24 mm et pousse un peu plus loin, au delà du 140 mm. Eventuellement jusqu’au 200 mm comme le Nikon P7000 (c’est son principal atout). Au delà ce serait trop, car les performances en souffriraient : Canon a choisi la prudence, avec ce 28-140 mm.

Données EXIF : 1/400 sec - f/4,5 – 400 ISO - 140 mm.

 

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Il m’arrive d’ajouter parfois un soupçon de « grain argentique » en post-traitement, afin de noyer l’aspect légèrement « métallique » des images issues de compacts. Comme sur cette vue du marché aux fleurs, la veille du nouvel an Chinois… Le micro contraste devient alors plus doux : moins numérique. Les aplats sombres et clairs sont alors habités d’une imperceptible matière picturale, très agréable sur de grands tirages.

Données EXIF : 1/125 sec - f/4,5 - 250 ISO – Correction -1 diaph - 140 mm.

 

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Une vue de Yuen Long dans les « Nouveaux territoires » sur le continent, à 45 minutes en bus de l’Ile de Hong Kong… La correction géométrique de Lightroom a sensiblement amélioré le rendu des immeubles à l’arrière plan… Encore une image réalisée grâce à l’écran orientable du G12, posé directement sur le sol. Il faut dire que la propreté des rues est exemplaire à Hong Kong. Paris devrait en prendre de la graine.

Données EXIF : 1/400 sec - f/2.8 - 125 ISO – Correction -1 diaph - 28 mm.

 


 

 


Lire aussi à propos de Canon :

  • Canon S90 et viseur externe, l'astuce qui tue !
  • Deux petits accessoires utiles pour le Canon S90.
  • Test terrain : Canon G10 au Costa Rica (en attendant le G11).

 

 


 

 

 

Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 75 - TEST : Test de terrain , 77 - TEST : Compacts experts , 80 - APN : Canon | Permalink | Commentaires (6)

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