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sam. 06 oct 2012

Témoignage : la photo de rue un sport extrême ?

C'est un fait : on ne peut plus faire des images dans les rues de Paris, sans prendre le risque d'être confronté à des gens grognons, désagréables, fuyants... Voire dans certains cas vraiment agressifs.

Et je ne parle même pas des "mamans bobos" qui deviennent carrément histériques (j'ai vu ça), si par malheur on photographie leurs enfants... Même lorsque par hasard ceux-ci passent dans le cadre d'un paysage ! A tel point que beaucoup de photographes n'osent plus (du tout) photographier des enfants qui jouent dans la rue, de peur de finir au poste de Police... Sauf de dos et discrètement !

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Ainsi, j'ai pu faire une très jolie série le week end dernier alors que je testais le Nikon D600 (test terrain de 8 pages, à lire dans le prochain Déclic Photo). Que j'aurais bien aimé vous montrer... Mais il serait hasardeux de publier cette série d'images non floutées sur le net, ou dans le mensuel.

J'ai pu opérer de très loin et relativement discretement grâce au Nikkor 28-300 mm f/3,5-5,6, dont les résultats m'ont bluffé, je dois dire. C'est l'arme absolue pour échapper aus râleurs et aux "mamans bobos" (les mamans il y a 15 ans étaient nettement moins susceptibles, je faisais déjà des photo à l'époque et je vous le confirme : l'ambiance à changé)... L'autre solution, c'est d'aller négocier avec un grand sourire, mais le refus est garanti 4 fois sur 5. Donc pas forcément la solution.

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Franchement, c'est lourd ! Alors que partout dans le monde, photographier les enfants ne pose pas trop de problèmes (à l'exception certes, de quelques pays de tradition musulmane)...

Pour la BBC, Paris est la capitale mondiale de la morosité, il y a probablement un rapport. Ce pays est vraiment mal dans sa peau...

Certes, il y a façon et façon de prendre des images. Il faut aussi que les photographes apprennent à sourire et à ne pas trop déranger (agresser) les gens qu'ils prennent en photo. Il faut être rapide et ne pas insister, si les 3 premières prises ne sont pas bonnes tant pis. Je passe à autre chose sans insister...

Il faut savoir "désamorcer" les conflits potentiels et les éviter. Bien choisir ses sujets, avoir du nez, il y a des "profils à risque" à éviter... Mais disons les choses franchement, telles que les photographes les ressentent : la connerie du "Français de la rue", atteint en ce moment des sommets Himalayens !

Et oui, il me semble que le problème est plus aigu en France que partout ailleurs dans le monde. Pour ça que j'aime voyager pour prendre des photos.

0000_screen_ 2012-10-06 à 18.08.23

J'ai arrive à notre témoignage du jour, envoyé par Henry, qui resemble à ce que beaucoup d'entre nous ont déjà vécu. A méditer :

" Ca m'est arrivé 3 fois. Plus exactement, à 2 pas de belleville : sur  les bords du canal Saint-Martin, rue Jean-Pierre Timbaud et Rue Saint Maur, il y a quelques années.

Le premier coup, j'étais avec le 800SI et je venais d'acheter un Sigma 70-200 F2.8 et je vais le tester un  dimanche sur le canal. Beaucoup de monde et pas de pb, jusqu'à ce que dans mon viseur, j'aperçois 2 personnes d'origine maghrébine qui se  montrent particulièrement menaçantes.

Comme je suis de couleur, je suis allé vers eux et ils se sont calmés mais bon fallait pas que j'insiste. Ils m'ont par ailleurs conseillé d'aller à la Vilette faire des photos  car il y avait des filles qui y bronzaient et que c'était vachement mieux.

Le 2eme coup est bcp plus "grave". Toujours avec le 800SI +24/85, je  descends la rue Jean-Pierre Timbaud et en face de la maison des  métallos, il y a un petit bar avec des couleurs très vives j'étais au  milieu de la place, je ne voyais pas  ce qui se passait dans le bar...

Et au moment où je cadre, il y a un mec (toujours d'origine maghrébine) qui  en est sorti furibard et j'ai bien cru qu'il allait m'écalter la tête.  On aurait été dans un endroit moins passant, je pense que c'était bon  pour moi.

 

Le 3eme, de mon balcon, il y a 3 ans, je faisais des photos d'un bar en  bas de chez moi, rue saint-maur, vers 2h du matin (avec l'A900) et le propriétaire, cette fois blanc, est sorti lui aussi furibard et m'a  intimé l'ordre d'arrêter sinon...

Dans tous les cas, ce qui "choque", c'est la violence immédiate. Un   simple mot comme "Désolé, pas de photos, s'il vous plait" et je range  mon matos (Tchad, Madagascar etc. ), mais là, ça monte dans les tours immédiatement... 

D'où mon intérêt pour le RX1 ;-).

 

Par VIBERT dans 00 - COMMENTAIRE DU JOUR , 00 - LA PENSEE PHOTO DU JOUR , 70 - CONSEIL : Prises de vues | Permalink | Commentaires (42)

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