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jeu. 22 nov 2012

Test Terrain du Sony Cyber-shot DCS-RX100 Part. 1

Le Sony DSC-RX100 propose les modes PASM et sait produire du format RAW. Il reste suffisamment compact pour se glisser dans une poche de pantalon, mais est exceptionnellement équipé d’un grand capteur (géant) de 20 Mpix, le seul en taille 1 pouce. En plus il est beau et bien construit... Autant de bonnes raisons de passer 15 jours en Savoie avec le petit Sony RX100, pour vérifier s’il ne serait pas « le » compact de l’année 2012… Tout simplement !

Texte et photo : Jean-François Vibert

 


... partie 1 sur 4 :

C’est donc au tour du très attendu Sony Cyber-Shot DSC-RX100 de subir notre test terrain, dont l’objet n’est pas de détailler toutes ses caractéristiques techniques (déjà décryptées dans votre mensuel précédemment), mais plutôt de partager notre « ressenti » d’utilisateur de reflex...

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Et justement sur le terrain, le feeling est spécialement agréable avec ce premier compact expert de Sony, un constructeur qui n’est pourtant qu’un débutant sur le marché des compacts experts produisant du RAW. Double première, puisque la spécificité de ce compact est un capteur d’une taille (physique) absolument inédite…

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Randonnée dans les alpages… Quel bonheur de se soulager de 2 ou 3 kilos d’appareils et d’objectifs ! Le jour où un descendant du RX100 couvrira le range 24-200 mm, alors on pourra probablement se passer de reflex.

 


 Un bijou au creux de la main

Bien habitué au Canon S100 (mon compact fétiche - lire mon test terrain géant à Paris - dont j’apprécie la taille lilliputienne autant que les performances), je craignais que ce Sony RX100 fût trop encombrant, à l’image des Fuji X100 ou Canon G1 X qui tiennent difficilement dans une poche. Mais non… L’encombrement du RX100 est très raisonnable et son objectif très peu proéminent, une fois replié et protégé par son opercule automatique.

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Opercule de protection déjà apprécié sur les Canon G et S, dont la présence est absolument vitale sur un compact dont la vocation est de se faire oublier au fond d’un sac de randonnée, ou d’un vide poche. J’avais renoncé aux Olympus XZ-1, Fuji X10 et Canon G1 X, en partie car ils en étaient privés.

 

Le RX100 est donc un peu plus gros qu’un S100, mais il rentre toute de même dans une poche. J’ai adoré le suspendre au guidon de mon VTT durant des heures de ballade le long du Rhône… Avec ses 240 gr, il est légèrement plus lourd qu’un S100 (le plus léger de tous avec seulement 198 gr).

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Ce qui plaira aux amateurs de belle mécanique, qui auront la satisfaction d’en avoir pour leur argent. Et c’est bien le cas, avec une construction métallique et une finition exemplaire. Sur le long terme, je m’inquiéterais juste de la solidité de la trappe plastique masquant le port USB, d’autant qu’on l’utilise quotidiennement pour recharger l’appareil (c'est moyen ça)... Mais nous n’en aurons (éventuellement) confirmation, que d’ici deux ou trois ans.

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Télécharger le fichier panoramique original (8192 x 1856 pixels) : télécharger le fichier

 

Très classiquement, le pouce vient prendre appui sur une petite surface antidérapante à l’arrière. Il manque par contre une protubérance à l’avant pour sécuriser la prise en main (probablement par soucis esthétique, ce qui est vraiment idiot)... Il n’est donc pas facile de manipuler le RX100 d’une seule main (ce que l’on fait volontiers avec le S100), car il est glissant. Aussi, ne négligez pas la discrète sangle de poignet ou la sangle de cou, fournies d’origine.

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Rien (à part l’esthétique), n’interdira aux bricoleurs de coller un grip à l’avant, découpé par exemple dans une chambre à air de vélo… Pas convaincu ? Vous trouverez sur le net un accessoire conçu pour le RX 100, chez Lensmateonline.com. Sinon, j’ai craqué pour la housse en cuir proposée par Sony, bien qu’elle soit affichée au prix indécent de 89 € (mais on la trouve moins cher). Un écrin d’aspect retro, qui le protège efficacement et améliore beaucoup la prise en main…

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Mais restez conscient qu’ainsi, on s’éloigne doucement du compact à glisser dans une poche de Jean’s. C’est pourquoi je n’utilise généralement que la partie inférieure de la housse, qui suffit à protèger le bas du boîtier.

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Elle supporte une confortable sangle en cuir, dont la face inférieure est en tissus doux. Et autorise la recharge en USB.

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On aura vite fait de dévisser l’écrou de fixation, pour retrouver instantanément le boîtier nu et ne l’utiliser qu’avec la sangle de poignet. C’est pourquoi je préfère utiliser la sangle de cuir sur la housse, plutôt que la sangle d’origine à fixer sur le boîtier lui-même.

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Ergonomie : du bon…

L’ergonomie du RX100 est assez réussie, les boutons sont précis bien que minuscules, il faut dire que l’écran occupe la majorité de la surface arrière. La molette des modes est ferme et ne tourne pas de façon aléatoire, mais la molette arrière est un peu juste pour les gros pouces. Le RX 100 est facile à prendre en main.

 

Les débutants apprécieront le Mode iAuto+ qui s’occupe de tout... Et les experts retrouveront leurs classiques, bien qu’ils soient parfois bien cachés ! Notamment la Mémorisation d’expo, qu’ils devront attribuer à la touche centrale personnalisable de la molette arrière…

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Le RX100 est l’appareil idéal en VTT. Il se fait oublier suspendu autour du cou et l’on peut le suspendre sans crainte à son guidon… La stabilisation efficace permet de prendre des photos en roulant. Ou de tourner de petits films sympathiques (le filtre anti vent n’est toutefois pas à toute épreuve)…

Priorité ouverture - 1/800 sec - f/5,6 - 125 ISO - 28 mm.

 

En Mode M, la molette arrière pilotera alternativement Vitesse puis Ouverture, après une pression sur le bouton Correction d’expo. J’ai attribué le réglage de sensibilité à la touche Fn personnalisable, facilement accessible du pouce. On découvre rapidement que cette touche Fn est très intéressante…

Car elle permet d’appeler sept fonctions de votre choix, qu’il faudra configurer en les choisissant parmi 17 disponibles. Par exemple : le Mode AF, la Cadence, la correction de puissance du flash, etc… La flexibilité de cette touche Fn, fera peut-être oublier l’absence d’un Menu personnalisable.

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Le mode panoramique (inconnu chez Canon et Nikon) est très réussi, j’en rêve sur mon reflex ! Les options de personnalisation se cachent dans les Menus, deux tailles seulement sont disponibles, mais l’on peut balayer la scène en cadrage portrait pour une résolution maximale en hauteur. A la lecture, une pression sur la touche centrale fait défiler le panoramique, ça c’est sympa...

Par contre impossible de décaler manuellement l’exposition. Problématique en JPEG face au soleil, on se retrouve souvent avec des panoramiques inutilisables car le ciel est totalement surexposé.

Autre détail déjà vu ailleurs, il est possible de visualiser les images directement en appuyant sur Play, sans déployer l’objectif. Il est aussi possible de mémoriser trois configurations de réglage prédéfinis, auxquelles on accèdera en basculant la molette des modes sur MR (comme Memory Recal, ce n’est pas de la science fiction).

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La mesure du RX100 est fiable, mais ne prend guère de risque en tendant plutôt vers le clair. J’ai donc régulièrement sous exposé de 1 à 2/3 de diaph, afin d’obtenir des ciels bien denses et des rouges saturés. Sur cette image, la correction est de moins 1 diaph, afin de protéger les reflets blancs et rendre fidèlement l’ambiance de cette fin d’après midi... Typiquement le genre de lumière qui impossible à percevoir dans la lucarne immonde d'un viseur électronique (dont on les geek amateurs de gadget regretteront peut-être l'absence sur le RX100, mais les vrais photographes sensibles à la lumière me comprendront ;-)

Priorité vitesse - 1/500 sec - f/5,6 - 125 ISO - 28 mm.

 

J’ai d’abord cru que Sony nous imposerait ses horripilantes pages « Guide » à chaque manipulation de la Molette des Modes… D’autant plus exaspérant, que ces pages ne sont pas un summum de Français et qu’il faut presser le déclencheur pour les faire disparaître ! Fichtre, que l’on garde ça pour les débutants, mais de grâce pas en modes PASM ! Des Modes conçus pour cadrer avec le maximum de réactivité, pas pour subir un cours de photo à chaque fois...

Ainsi, j’étais en train de maudire le coupable (surement un as du marketing de Sony)… Lorsque je découvris par hasard, caché dans un menu : qu’il était possible de désactiver ce Guide fatidique ! Ok, j’ai rien dit… Surtout, rappelez-vous bien de le désactiver !

 


… et du moins bon !

Il est vrai que les boutons du RX100 sont vraiment minuscules et les sérigraphies trop discrètes. Et bien que les options de configurations soient nombreuses, il manque quelques accès directs par-ci par là... Il faut retourner dans les menus pour passer de l’AF Continu, à Single. Et bizarrement, le bracketing de Balance des blancs et d’Exposition (par 1/3, ou 3/2 de diaph) se cache dans le menu « Entrainement »… Traduction surgie d’un passé ou le moteur « entrainait » le film !

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Pour une meilleure qualité optique, j’ai pris l’habitude de travailler à f/5,6 en priorité Ouverture et en ISO Auto pour plus de confort… Dans cette configuration, on peut quasiment tout photographier du matin au soir avec le RX100. Le genre d’appareil que l’on aime utiliser en balade pour se faire plaisir et sans trop réfléchir…

Priorité ouverture - 1/500 sec - f/5,6 - 125 ISO - 48 mm.

Plus gênant, il manque un bouton de déploiement rapide du flash, comme celui des Fuji X100 et Canon G1 X qui ont été plus malins sur ce coup là. On devra donc actionner du pouce le bouton flash, puis naviguer jusqu’à l’option souhaitée (Flash Interdit, Auto, etc…). C’est fastidieux, une faute de goût sur un compact à 600 € par ailleurs dépourvu de griffe porte flash. Un mécanisme à ressort, déploie rapidement le flash de 1,5 cm. Mais il faudra le replier à la main…

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Il faut également retourner dans les menus pour la correction manuelle d’expo du flash… A moins d’attribuer cette fonction à la touche Fn qui permettra d’y accéder un peu plus vite (mais peu d’utilisateurs auront cette idée). Sur le Canon S100, on y accède plus rapidement depuis le bouton flash, ce que je fais souvent. Lorsque le RX100 en sera à sa troisième évolution comme le S100, cela sera peut-être réglé (il a fallu trois version du NEX 5 pour qu’il gagne un vrai bouton ISO)…

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Défaut déjà relevé sur l’Olympus XZ-1, la recharge de la batterie NP-BX1 (amovible) se fait par prise USB standard, directement reliée à l’adaptateur ou à l’ordinateur… Ce serait bien dommage de voir ce genre de configuration se généraliser. Car le boîtier est immobilisé pendant la charge. On aurait préféré un traditionnel chargeur indépendant (qui existe probablement), permettant de charger une seconde batterie pendant qu’on utilise l’appareil. Heureusement l’autonomie est bonne (donnée pour 330 images), lors d’une utilisation loisir je n’ai pas eu besoin de batterie de secours.

Enfin, dans un mode parfait il faudrait un pas de vis sur l’objectif, pour utiliser des filtres… Mais surtout un pare-soleil, qui reste la meilleure protection d’objectif possible, lorsque l’on se promène en ville, dans la foule, ou en vélo...

 


Bague d’objectif perfectible 

Popularisée par les Canon S puis l’Olympus XZ-1, la bague de réglage cerclant l’objectif est de la partie, agrémentée de neuf possibilités de personnalisation (pas forcément très utiles). J’ai immédiatement regretté que cette bague ne soit pas crantée, contrairement aux Canon S et au XZ-1.

Car on ne sait jamais trop ou l’on en est, bien qu’un élégant affichage circulaire se superpose à la visée, agrémenté d’un clic discret. Mais l’avantage d’un crantage physique est que l’on peut mémoriser combien de clics séparent deux valeurs, ce qui permet de travailler plus vite : au toucher, plutôt qu’à l’oreille... 

NB : Je n'ai pas encore touché l'Olympus XZ-2 (succèsseur du XZ-1 testé longuement ici), mais il parait que la bague de réglage cernant l'objectif, possède deux modes. Un silencieux (comme le RX100) et un autre "cranté, comme le Canon S100...

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J’ai finalement conservé le réglage Standard de la bague multifonction. En mode P, elle permet le décalage du couple vitesse, ouverture. En mode A, elle pilote l’Ouverture. En mode S, la Vitesse. Et en mode M, l’Ouverture. Il est vraiment idiot que par défaut, la bague reprenne exactement le même réglage que la molette arrière. Les deux font double emploi, il faudrait pouvoir personnaliser cette dernière. Ou personnaliser le comportement de la bague d’objectif, mode par mode.

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L’absence de crantage est très gênante lorsqu’on veut piloter le zoom avec la bague. D’autant que le clic sonore disparaît dans cette configuration et que sa course est exagérément démultipliée, ce qui rend le changement de focale bien trop lent.

J’ai donc été contraint de piloter le zoom par le curseur d’index, ce que je déteste car il est impossible de zoomer et déclencher en même temps (ça n’est pas interdit avec une vitesse suffisante). On rêverait d’une bague de zoom manuelle, comme celle du Fuji X100 (malheureusement le zoom serait alors proéminant)... Et l’on regrette amèrement le zoom par valeurs fixes (24, 28, 35, 50, 85, 100 et 120 mm) du Canon S100, si rapide et précis…

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Exemple pratique auquel j’ai été confronté : vous suivez un VTT venant vers vous en cadrage serré, afin de le situer dans un joli paysage. Faute de pouvoir adapter la focale précisément en même temps que vous déclenchez et qu’il s’approche (le zoom motorisé est trop rapide ou trop lent), vous serrez obligé de procéder en deux temps... Une série d’images aux longues focales, puis une série au grand angle. Et votre modèle devra refaire un passage, s’il veut bien ! C’est dans ce genre de circonstances que les reflex sont irremplaçables : lorsqu’il s’agit de travailler vite et de réussir à coup sur.

A suivre... en partie 2.

 

 


 

 


 

Par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 75 - TEST : Test de terrain , 77 - TEST : Compacts experts , 80 - APN : Sony (Konica Minolta) | Permalink | Commentaires (15)

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