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sam. 03 nov 2012

Test terrain, Nikon D800 au Kenya (partie 3)

Alors, ces 36 millions de pixels, ça vaut le coup ? A quoi peuvent-il bien servir et ne pèsent-ils pas trop lourds ? Pour tenter de répondre à ces questions, il nous fallait trouver un terrain de jeux « à la hauteur ». Il fallait au minimum explorer l’immense réserve Kényane du Massai Mara, pour mettre à l’épreuve un boîtier aussi ambitieux que le Nikon D800.

Texte et photo : Jean-François Vibert


 


... partie 3 sur 4 :

Au choix, 36, 25 ou 15 Mpix

Il existe enfin un autre moyen d’alléger un peu le poids de votre production… Si le format FX natif produit des images de 36 Mpix (7360 × 4912) sans conversion de focale, il existe aussi trois facteurs de recadrage… Ils produisent des images plus légères, grâce l’utilisation d’une portion de la zone centrale du capteur. Ce qui multiplie au passage la focale par x1,5, ou x1,2… Les 51 collimateurs AF occupent alors une surface proportionnellement plus large dans l’image cadrée.

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Toutefois, au cours de ces dix jours j’ai moins utilisé cette possibilité de recadrage que je ne l’imaginais à l’avance. Premièrement car on y pense pas toujours dans le feu de l’action, car le menu de Zone d’image est bien caché dans le menu Prise de vue. Je vous recommande donc d’attribuer cette fonction, à la touche Fn personnalisable, située à l’avant du boîtier. Sans quoi vous ne penserez jamais à l’utiliser ! Ensuite, l’affichage du cadre dans le viseur était trop discret par défaut.

Et en recadrage DX, le sujet sort parfois du cadre sans qu'on ne s’en aperçoive. J’ai compris (après coup), comment griser la zone d'image non cadrée (choisir Désactivé dans le menu Réglages perso A5). Ce Menu A5 est appelé « Eclairage de zone AF » ce qui m’a empêché de tomber dessus. Toujours aussi explicites les Menus Nikon.

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Le premier des trois modes de recadrage ne porte pas de nom et multiplie la focale par x1,2. C’est mon préféré, car il produit des RAW plus raisonnables de 25 Mpix (6144 × 4080). Le fantastique 200-400 mm f/4, se transforme alors en un pratique 240-480 mm f/4. Un mode qui le rapproche des EOS 1D à capteurs APS-H, dont le facteur x1,3 est apprécié des photographes animaliers et sportifs.

 

Le second Mode de recadrage DX produit des NEF de 15,3 Mpix (4800 × 3200). Le 200-400 mm f/4 devient un impressionnant 300-600 mm f/4… Pratique lorsqu’on est loin d’un animal un peu farouche : vous percevez mieux l’utilité du capteur du D800 en Safari. La cadence passe de 4 à 5 im/sec ce qui tombe bien (sans égaler les 6 im/sec de l’EOS 5D Mk3). Il faut ajouter une poignée MB-D12 et une batterie de D4 pour atteindre les 6 im/sec. Mais voilà un investissement difficile à justifier, si vous ne possédez pas de D4...

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Signalons enfin le troisième mode de recadrage : le 5/4, un ratio plus étroit utilisant toute la hauteur du capteur qui produit un fichier de 6144 × 4912 pixels (30 Millions de pixels). On pourra recadrer au ratio 3/2 (plus esthétique) à postériori dans Lightroom, avec une bonne flexibilité du positionnement vertical. Après recadrage et export sans interpolation, cela donne une image au ratio 3/2 de 6144 × 4096 pixels (25 Mpix).

 

Le piqué à l’épreuve des faits

J’ai pu lire sur le web, qu’il fallait travailler sur pied avec un 36 Mpix, c’est évidement une « légende urbaine » qui ne résiste pas à l’expérience. Lors de notre test, pas question de pied, ni de monopode : on peut utiliser le D800 comme n’importe quel reflex. J’ai même tenu les 3,4 kg du 200-400 à bout de bras, bien qu’il fut plus généralement appuyé sur un sac de haricots (bean bag), posé sur le bord d'une portière du 4x4.

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Certes, une telle résolution change un peu les choses, car le moindre bougé devient visible à l’affichage écran de 100%… Par précaution, on choisira donc des valeurs de vitesse plus prudentes qu’à l’habitude : un peu au dessus de la règle du « un sur la focale » qui impose le 1/200e au 200 mm. Grâce aux bonnes performances en haute sensibilité, il est facile de jouer la sécurité en augmentant un peu la vitesse.

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Combattons au passage une légende rependue : non les performances d’un objectif (d’ancienne génération par exemple), ne se dégradent pas en passant de 12 Mpix, à 36 Mpix. Sûrement pas ! Sa netteté restera identique, proportionnellement à la diagonale de l’image… On pourra donc réaliser des tirages aussi nets à un format d’impression donné, qu’on le faisait avec un petit capteur.

Au pire le tirage sera aussi net, mais souvent il sera plus net. Car une plus grande résolution offre plus de flexibilité dans la gestion précise de l’accentuation, ce qui permettra au final de mieux révéler les fins détails.

 

Il ne faut donc pas confondre la perception que l’on se fait d’un fichier affiché à 100% à l’écran (par définition trompeur), avec la réalité du piqué réel de l’image proportionnellement à sa diagonale ! L’impression à une taille donnée reste le seul juge de paix. On évitera donc de vérifier les images du D800 systématiquement à 100%, cela revient presque à vérifier un tirage A2 avec une loupe… Pour évaluer leur piqué, on observera d’abord les RAW du D800 à la taille d’affichage de 50%.

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Pendant mes cours de Lightroom, j’explique d’ailleurs : « affichez d’abord vos images à 50% pour vérifier que vous avez ajouté assez d’accentuation… Puis, passez à 100% pour vérifier que vous n’en avez pas ajouté trop »… Dans le doute imprimez à la taille souhaitée et vous saurez !

 

Du développements des NEF

Dans Lightroom, Photoshop, ou Capture NX : votre réglage d’accentuation (netteté ou détail) doit donc être plus vigoureux pour le D800, que pour de petits capteurs... Les pixels devenant plus petits par rapport à la diagonale de l’image, l’accentuation devient plus fine, donc moins visible également (étant entendu, que vous l’observiez à la même distance, par exemple à la diagonale du tirage)…

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Avez-vous remarqué les mouches, en vol au dessus de la tête du lion...

Pour compenser, le rayon et le gain doivent donc êtres augmentés, en acceptant forcément une légère montée du bruit. Sans quoi il se pourrait que vos images de D800, vous semblent moins croustillante que celle d’un D700 ! En effet, le fait qu’elles soient plus détaillées à une échelle inférieure, ne garanti pas une sensation de netteté suffisante, lorsque observées dans leur globalité…

Mais je conçois que cette question reste subjective. J’ai constaté que certains photographes qui n’impriment jamais leurs images, ne supportent pas de voir apparaître le moindre moutonnement lorsqu’ils les observent à 100% (toujours le même piège). Alors qu’il ne faudrait juger la montée du bruit (comme l’accentuation), qu’à l’aune de la taille d’impression finale…

Comme en effet la taille du bruit décroit au fur et à mesure que la résolution augmente, il devient lui aussi moins visible, sur un tirage d’une taille donnée.

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La montée du bruit en haute sensibilité est conforme sur le D800 à ce que l’on connaissait sur le Nikon D7000, c’est à dire de très bonne tenue. On pourra travailler tranquillement à 1600 ISO et même à 3200 ISO, ou l’on sortira d’excellent A3 avec un développement bien senti. Mais le talent de l’opérateur joue là un rôle énorme.

Car il faut du temps, de l'expérience et de la sensibilité pour maitriser les 5 curseurs de réduction du bruit de Lightroom et les 4 curseurs qui permettent de régler l’accentuation… D’autant que ces 9 curseurs (en tout), doivent impérativement être réglés simultanément. Car ils sont interdépendants et influent les uns sur les autres.

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Rappelez-vous qu’une fois imprimée, une photo semblera toujours plus douce qu’à l’écran. Pour paraître bien nette sur papier, elle devra donc être « vraiment très nette » à l’écran. C’est encore plus vrai avec 36 Mpix… Voilà des réalités que certains oublient, lorsqu’ils se contentent de comparer des copies d’écran à 100%.

Même Nikon semble l’avoir un peu oublié, car le rendu des JPEG issus directement du boîtier est plutôt doux par défaut (manque d’accentuation à mon goût). Mais pour les JPEG, cela se règle facilement dans les Picture Contrôle (ce réglage sera lu sur les NEF, exclusivement par Nikon Capture NX). 

... à suivre ! Par ici : partie 4 (à venir)

 


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Par VIBERT dans 80 - APN : Nikon | Permalink | Commentaires (12)

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