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lun. 19 nov 2012

Test terrain, Nikon D800 au Kenya (partie 4)

Alors, ces 36 millions de pixels, ça vaut le coup ? A quoi peuvent-il bien servir et ne pèsent-ils pas trop lourds ? Pour tenter de répondre à ces questions, il nous fallait trouver un terrain de jeux « à la hauteur ». Il fallait au minimum explorer l’immense réserve Kényane du Massai Mara, pour mettre à l’épreuve un boîtier aussi ambitieux que le Nikon D800.

Texte et photo : Jean-François Vibert


 

... partie 4 sur 4 :

 

Conclusion : qui lui résistera ?

Il n’est sûrement pas nécessaire de posséder 36 Mpixels pour photographier son chat dans son jardin : un bon compact de 10 Mpix est suffisant… Par contre, les paysages immenses et la faune du Massai Mara, sont à la mesure des 36 Mpix du Nikon D800, qui permet d’en saisir toute l’immensité.

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Signalons un "dommage collatéral" de la très haute résolution, il est conseillé de vérifier après l’achat que votre boîtier ne souffre pas d’un léger décalage de front ou de back focus. Le taux de boîtiers souffrant d’un tel décalage est probablement stable, mais on ne les détectait pas avec des capteurs moins définis...

Grâce au Live View (dont l’AF ne ment jamais), cette vérification est simple à réaliser avec un pied bien stable et un peu de logique… Il sera ensuite possible de procéder à un micro réglage manuel des optiques individuellement. Mais si toutefois, plusieurs optiques vous semblaient décalées, il sera alors judicieux de faire régler l’appareil en atelier…

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L’intérêt d’un boîtier tel que le D800, sera pour une minorité de photographes (possédant de grands murs), de s’offrir quelques tirages géants… Et pour la majorité, ce sera une liberté jusqu’alors inconnue pour recadrer fortement son sujet, afin de mieux le cerner. S’il est un domaine ou la chose s’avère précieuse, c’est bien la photo animalière.

 

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Pour ce Safari et pour toutes situations où vous êtes loin de votre sujet (meeting aérien, sport), je crois que les 36 Mpix de ce D800 constituent un avantage déterminant face à 22 ou 24 Mpix. Mon seul reproche ira à la vitesse en rafale, un peu faible ici. Mais qui ne sera pas gênante pour le type de reportage que je pratique habituellement.

 

C’est malheureusement le prix à payer pour bénéficier d’une telle résolution dans un prix aussi serré. En 2012, on ne peut pas encore tout avoir.

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Sans doutes de nombreux professionnels et amateurs experts, se seraient-ils satisfaits de 24 Mpix (ce qui est largement suffisant pour du A2), avec une rafale plus vigoureuse...

Un pari tenté par Canon. Curieusement, les positionnements de Canon et Nikon se sont inversé avec cette génération de full frame semi pro. Les deux marques désirant prouver respectivement que l’autre n’avait ni le monopole de la résolution, ni le monopole de la réactivité !

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Bien plus qu’un remplaçant du D700, le D800 est devenu un ambitieux boîtier semi pro. Les professionnels n’hésiteront donc pas à l’emporter en reportage, ou à l’utiliser quotidiennement en studio. Notre expédition a démontré qu’il sait tirer le meilleur des optiques les plus avancées du moment…

 

Vive la course aux pixels ?

Pour mon équipement personnel, j'ai toujours prévélégié les boîtiers de la plus haute résolution possible et je ne l'ai jamais regretté... Années après années, les "incantations" insistant sur l’intérêt de conserver des résolutions raisonnables s’avèrent régulièrement démodés… Puisque à chaque fois (ou presque) la qualité d’image, a progressé en même temps que la résolution.

Je ne vois pas bien ce qui viendra contrarier « la course aux pixels », qui accompagne logiquement la montée en résolution des périphériques d'affichage, un facteur à ne pas oublier...

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A moyen terme (2 ou 3 ans peut-être), tous nos écrans de bureau et portables, proposeront des résolutions équivalentes à celle d’un Macbook Pro Retina. Supérieures donc à celle de l’impression d’un magazine (240 à 300 ppp). De quoi apprécier au quotidien la très haute résolution grâce à la loupe de Lightroom, sans devoir imprimer des posters de plus d’un mètre… Ce que l’on ne fait pas souvent faute de disposer d’assez de murs ou les accrocher.

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Dernière raison d’apprécier l’augmentation de la résolution : la « taille du bruit » diminue lorsque le nombre de pixels augmente, le rendant moins visible à une taille d’impression fixe. Il ne faudrait donc juger les reflex qu’à partir d’impressions de taille constante (un tirage A3 ou A2 selon vos ambitions)... Et non en affichant les pixels à 100% à l’écran, ce qui est toujours trompeur.

 

Les choix faits par Nikon sur le D800, correspondent donc aux attentes d’un public très large, adepte de paysages, de voyage, de portrait et même de studio… On complétera éventuellement le D800, par un possible D400 à capteur APS-C (à venir ou pas ? ), au caractère éventuellement plus sportif.

A moins qu’un éventuel D600 full frame de 24 Mpix, ne sorte du bois ? Si cela arrivait, les derniers à se méfier du full frame, n’y résisteraient pas !

MAJ : pour ce D600, c'est désormais chose faite !

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Annexe :  
36 Millions de pixels : est-ce si lourd ?

Je voudrais rappeler ici que les résolutions exprimées en millions de pixels, font référence à des surfaces (comprendre donc au carré). Pour mémoire, voici ce qui se passe si vous augmentez la taille de l'image en doublant son côté : 

  • 02 x 03 pixels = 006 pixels
  • 04 x 06 pixels = 024 pixels
  • 08 x 12 pixels = 096 pixels
  • 16 x 24 pixels = 384 pixels

Lorsque l'on double le côté de l'image, on multiplie par 4 le nombre de pixels ! Donc, si vous divisez par 4 la surface de 36,3 Mpix du D800, vous obtenez environ 9 Mpix. Soit environ 3600 x 2400 pixels. Une image dont le côté, est à peu près la moitié du côté de l'image de 36 Mpix du D800 (environ 7300 x 4900 pixels). 

Rappelez-vous cette règle simple : à la louche il faut quadrupler la résolution (en millions de pix ou en cm2), pour doubler le coté de l'image (en cm ou en pix). Donc passer du D700 (12 Mpix) au D800 (36 Mpix), c'est un peu moins que doubler le côté de vos images. C'est moins impressionnant vu comme cela non ?

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A noter que le format FX est signalé par l'affichage «36-24» sur le LCD monochrome. Le format x1,2 est indiqué «30-20». Le format DX, sous la forme «24-16»… Et, le format 5/4, sous la forme «30-24». 

Priorité vitesse - 1/100 sec - f/16 - 200 ISO - 14 mm (14-24 mm f/2.8).

 


Annexe :  Mode Manuel et ISO Auto

J’utilise de plus en plus souvent le Mode manuel, en même temps que la sensibilité ISO Auto. Par exemple en vidéo, ou avec des objectifs exotiques dépourvus de pilotage du diaphragme… Ou encore avec de très longues focales par faible luminosité. Ce fut le cas lorsque un ours s’approcha d’un morse énorme, endormi sur une plage. Situation peu banale et explosive…

Grâce au multiplicateur x1,7, le Nikkor 200-400 mm s’est transmuté en 340-680 mm. J’ai opté pour la sensibilité ISO Auto, avec la plus grande ouverture possible et une vitesse de sécurité de 1/800 sec… Ni inutilement rapide, ni trop lente, sachant que l’objectif était stabilisé et sur monopode… Finalement l’ours ignora le morse et le combat titanesque fut remis à plus tard. Dommage, car tout était fin prêt pour l’action !

Déléguer l’exposition à la Sensibilité Auto, permet de mieux se concentrer sur le sujet. Tout en conservant le contrôle total de la vitesse ET de l’ouverture. Ce qui est impossible en Mode Priorité Vitesse ou Ouverture, puisqu’au moins un des paramètres vous échappe (réglé par le boîtier) et qu’accessoirement vous ne pouvez modifier l’un des paramètres sans altérer l’autre.

Ainsi, dans les situations extrêmes, le Mode Manuel en sensibilité ISO Auto autorise un meilleur contrôle des deux paramètres les plus importants : la vitesse et l’ouverture… Plutôt que d’en laisser un au hasard : bloquez les deux à leur valeur optimum (encore faut-il être capable de décider quelles sont ces valeurs optimales, en fonction des circonstances).

Vérifiez seulement que la sensibilité reste dans une fourchette convenable en fonction de vos ambitions d’agrandissement (par exemple 100 à 800 ISO pour un A3). Si vous jugez la sensibilité inutilement (ou dangereusement) élevée, intervenez sur la vitesse… Ou l’ouverture, ou les deux, grâce aux molettes avant et arrière… Et pour être vraiment tranquille, le D800 vous permet d’encadrer la sensibilité ISO entre certaines valeurs, innovation qui permet d’utiliser cette nouvelle technique de prise de vue.

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Annexe :  Un objectif d’exception 200-400 mm f/4.

L’avantage d’un Safari en 4x4, est qu’il est possible d’embarquer pas mal d’optiques et d’accessoires à bord. On n’est en effet pas limité par le poids, contrairement à un voyage sac au dos… C’était donc l’occasion de tester sur une longue période l’incroyable super télézoom Nikon 200-400 mm f/4, une optique que je ne risque pas d’emporter lors de mes voyages habituels.

Si ce téléobjectif est un outil standard pour certains professionnels, (au même titre qu’une camionnette pour un plombier), l’investissement d’environ 6500 € TTC fera reculer la plupart des amateurs… La surprise, c’est de constater qu’un simple Nikon D7000 (qui était aussi du voyage) est de taille à en exploiter tout le potentiel. Sur le « petit capteur APS-C », il devient un 300-600 mm f/4.

Et si vous lui ajoutez le Télé convertisseur 1.7, la bête se transforme en monstre de 510-1020 mm ! Un facteur de zoom impressionnant qui fait la différence en photo animalière.

L’intérêt évident d’un tel zoom par rapport à un télé fixe, c’est la flexibilité de cadrage qu’il autorise, par exemple en paysage. Il est en effet plus difficile de composer précisément son image en utilisant une longue focale fixe, car on ne peut se déplacer aussi facilement que ce serait souhaitable. Il faut parfois marcher beaucoup pour changer un peu le cadrage.

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 Safari avec African Lattitude

Robyn et Michel d’African Latitude, organisent des Safari itinérants depuis 1987 au Kenya et en Tanzanie. De nombreux photographes spécialisés font appel à leur logistique sans faille.

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Par VIBERT dans 80 - APN : Nikon | Permalink | Commentaires (17)

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