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dim. 30 déc 2012

Un week end avec le Nikon D600 - Partie 4/4

Il y a longtemps que j’en rêvais ! Me balader avec un « reflex full frame » sur l’épaule, qui reste suffisamment compact et léger pour se faire oublier tout en disposant d’un flash et d’un zoom discret démarrant au 24 mm… Une telle configuration n’existait pas avant l’arrivée de ce Nikon D600... Test terrain dans les rues de Paris, par un week end automnal.

Texte et photo : Jean-François Vibert


 

... partie 4 sur 4 :

Un grand sportif amateur !

Lors de mes balades j’ai adopté la cadence rafale moyenne, qu’il est possible de personnaliser de 1 à 5 im/sec (un raffinement que les Canon EOS proposent rarement). Le D600 propose un compromis vitesse / prix, susceptible de satisfaire le plus grand nombre. Les 5,5 images / sec du D600 sont plus adaptés au reportage et à certains sports, que les 4 images/sec du D800.

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Une cadence maximale théorique de 5,5 Im/sec, c’est bien… Mais il arrive que parfois le bât blesse au niveau du buffer. On se souvient notamment que le D7000 n'était guère vaillant de ce côté là, ce qui lui interdisait certaines activités sportives (relire notre test terrain au Spitzberg).…

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Heureusement le D600, s’en sort beaucoup mieux. Même s’il faut parfois patienter quelques secondes avant de pouvoir visualiser les images sur l’écran arrière, signe que le buffer est encore en plein travail.

 

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J’ai testé les rafales avec une carte SD Sandisk Extrem Pro, supportant 45 Mo/sec. En JPEG j’ai pu déclencher 58 photos consécutives à 5,5 images/sec. En RAW, le D600 a engrangé 18 images ce qui n’est pas si mal, avant de ralentir à un peu plus d’une image /sec. Il faut alors attendre quelques secondes que la diode verte ne s’éteigne, pour pouvoir visualiser les images.

 

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En RAW+JPEG la rafale à 5,5 im/sec est descendue à 13 images avant de ralentir. Testé avec la même carte SD, un EOS 5D MkIII n’a encaissé que 13 vues en RAW à 6 images/sec avant de ralentir. Par contre, avec une carte CF donnée pour 60 Mo/sec, l’EOS a encaissé 18 RAW consécutifs, égalant donc le D600 avec la carte SD. Il est probable qu’en choisissant les meilleurs modèles récents, le potentiel des cartes CF reste supérieur…

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J’ai enfin renouvelé les mêmes tests avec une autre SD plus récente, Sandisk Extrem Pro à 95 Mo/sec. Mais étrangement les résultats furent quasiment identiques pour les deux reflex… Sans égaler l’EOS 5D MkII en sprint, le D600 est donc un coureur de demi fond très endurant, ce qui est dans certains cas, s’avère plus précieux que la vitesse brute.

 

Lorsque vous pressez le déclencheur, une indication à droite dans viseur vous informe du nombre d’images que le buffer est susceptible d’encaisser à cadence maximale. Ce chiffre décroit au fur et à mesure que les images s’accumulent… A noter que le Canon n’affiche rien du tout pendant les rafales. Si vous tenez à atteindre ces vitesses et maximiser les performances du buffer, privilégiez des cartes récentes et coûteuses.

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En RAW, mieux vaut réduire la taille des fichiers en optant pour le 12 bits, compression sans perte. Et en JPEG réglez la compression sur priorité à la taille plutôt qu’à la qualité. Désactivez aussi la réduction du bruit en longue exposition, ainsi que la correction de distorsions des optiques.

 


10 ans pour en arriver là !

Au terme de ces quelques jours de prise en main, le bilan me semble parfaitement positif. Rapporté à son prix, le D600 est d’assez loin, le meilleur reflex que j’ai jamais eu l’occasion d’essayer. Il est sans conteste la nouvelle référence en terme de performances et de plaisir d’utilisation, que dans les prochaines années d’autres constructeurs tenteront d’égaler.

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Son arrivée marque aussi le début de la démocratisation de la photo amateur au full frame. Et ce sera une véritable révolution pour les photographes passionnés, notamment pour ceux qui avaient connu (et regretté) l’époque argentique et conservaient dans l’œil la notion de ce qu’était l’angle de champs d’un 24 mm, d’un 35 mm, ou d’un 50 mm.

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Mais il aura fallut une bonne dizaine d’années et la concurrence de nouveaux concurrents (les hybrides et compact haut de gamme APS-C), pour en arriver là… Ou plutôt pour en revenir là ; aux fondamentaux inaugurés par un certain Leica 24x36 mm dans les années 20… Mais ouf, nous y sommes enfin !

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Dans 10 ans, je suis certain que l’on se dira : mais comment pouvions-nous viser à travers de tels trous de serrure avant 2012 ! Les reflex APS-C resteront probablement une d’anomalie dans l’évolution de la photo. Une parenthèse qui sera vite oubliée…

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Le confort du viseur est sans doute le premier coup de cœur des photographes qui « passent » au full frame. Plus tard en découvrant leurs images, ils découvrent aussi cette profondeur de champs si caractéristique des grands capteurs, qui permet d’isoler facilement leur sujet de l’arrière plan. Ici encore, j’ai utilisé l’étonnant 28-300 mm f/3,5-5,6, qui permet une polyvalence et une réactivité incroyable. J’aurais été bien trop loin avec le 24-85 mm…

Priorité Ouverture - 1/2000 sec - f/5,6 - 100 ISO - 300 mm. Zoom 28-300 mm f/3,5-4,5.


    

 

Par VIBERT dans 80 - APN : Nikon | Permalink | Commentaires (7)

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