mer. 25 jan 2012
Test du Canon G12, de Hong Kong aux Philippines (Part 3)
Durant de longues années les Canon G furent les seuls compacts à tenter de séduire les photographes experts, en leur proposant contrôles manuels, zooms raisonnables, réactivité correcte et format RAW… Alors que la concurrence se réveille en 2012 (et que canon propose un grand frère au G12 avec le G1 X), nous avons voulu savoir si le G12 faisait toujours figure de référence et s’il était suffisamment convaincant pour un utilisateur de reflex…
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 1).
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 2).
... partie 2 sur 3 :
Options avancées, encore un effort
Les photographes professionnels sont de grands enfants : plus les appareils progressent plus nous devenons exigeants et je regrette évidement l’absence de quelques options courantes sur les reflex… Par exemple, pourquoi ne pas adopter sur le G12, un sélecteur de format similaire à celui des EOS permettant de choisir et de combiner rapidement les différentes tailles et compressions de JPEG et de RAW ? Inversement, il faudrait doter tous les reflex EOS de la capacité qu’ont les G12 et S95, à supprimer séparément les RAW ou les JPEG. Ce qui faciliterait la vie de ceux qui travaillent encore en RAW + JPEG.
On regrette sur les G12 et S95, la disponibilité du format RAW uniquement en Modes Experts (P, Av, Tv, M), comme c’était le cas sur les EOS avant l’EOS 500D... Dommage, car ce type de compacts experts séduit éventuellement des photographes débutants, par ailleurs susceptibles d’être à l’aise avec Lightroom ou n’importe quel logiciel de traitement RAW…
Bien entendu, s’il fallait regretter une chose pour le G12, c’est l’absence d’un zoom démarrant à 24 mm en position grand angle. Le G12 n’est équipé que d’un très classique 28-140 mm f/2,8-5,6. Certains de ses concurrents proposent un 24 mm, comme le Panasonic LX5 équipé d’un 24-90 mmm f/2,0-3,3. Mais il le paye par une focale maximale un peu courte, notamment en portrait. Ah, si seulement le G12 disposait du zoom à grande ouverture de l’Olympus XZ-1 (un étonnant 28-112 ouvrant à f/1,8-2,5), il toucherait alors à la perfection.
Je n’ai pu tester le complément optique grand angle WC-DC58B (140 € environ), qui se fixe à l’avant du zoom. Attention, n’oubliez pas la bague LA-DC58H (environ 30 €), indispensable... J’ai en tous cas apprécié celui du Nikon P7000 (testé parallèlement), quitte à appliquer une importante correction de distorsion dans Lightroom.
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dim. 22 jan 2012
Test du Canon G12, de Hong Kong aux Philippines (Part 2)
Durant de longues années les Canon G furent les seuls compacts à tenter de séduire les photographes experts, en leur proposant contrôles manuels, zooms raisonnables, réactivité correcte et format RAW… Alors que la concurrence se réveille en 2012 (et que canon propose un grand frère au G12 avec le G1 X), nous avons voulu savoir si le G12 faisait toujours figure de référence et s’il était suffisamment convaincant pour un utilisateur de reflex…
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 1).
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 3). (à venir)
... partie 2 sur 3 :
Réactivité, qui dit mieux ?
Le manque de réactivité et la lenteur en rafale sont les premiers désagréments qui frustrent les utilisateurs de reflex, lorsqu’ils s’emparent d’un compact même un modèle expert… Avec une cadence de 1,1 im/sec en RAW (selon les circonstances) le G12 n’est pas un foudre de guère. Certains concurrents font mieux.
Mais d’autres pire… Le Nikon P7000 reste par exemple inopérant de 5 à 6 secondes après chaque image RAW ! Cela ne gênera peut-être pas les nombreux utilisateurs de JPEG. Mais les photographes experts (clients typiques d’un tel compact), s’abstiendront par contre…
Toujours au chapitre de la vitesse : zoomer avec un curseur, est loin d’être aussi rapide ni aussi précis que tourner une bague d’objectif. Je peste à chaque fois contre l’imprécision du curseur de zoom. Celui du G12 est bien placé près du déclencheur. Mais je le trouve, soit trop rapide lorsque je veux cadrer précisément… Soit trop lent lorsqu’il faut déclencher en urgence ! Ici le Fuji X-10 donne une leçon à tous les compacts, grâce à sa bague de zoom manuelle...
Sur ce point encore, les compacts (même les meilleurs) ne seront jamais des reflex. Et nombre de photographes nés avec le numérique, n’auront pas eu la chance de comprendre les avantages du reflex, faute d’avoir appris s’en servir. La photo au reflex, c’est un peu comme pour la musique classique, ça s’apprend…
Pourquoi le G12 ne piloterait-il pas le zoom à l’aide d’une bague rotative autour de l’objectif, comme le génial S95 ? Celle-ci peut être manipulée de la main gauche, la droite étant déjà occupée avec les molettes et le déclencheur. Une fois configurée, la bague du S95 permet de zoomer par paliers, passant par des étapes connues : 28 mm, 35 mm, 50 mm, 70 mm, 90 mm...
J’adore, c’est rapide et l’on sait toujours ou l’on en est. On pourrait même imaginer un système variant la vitesse et la précision du zooming, selon qu’on la tourne légèrement ou fortement. D’un côté ou de l’autre : zoom avant ou zoom arrière.
Petit capteur, un mal pour un bien
Le plus vital pour un compact, est d’être équipé d’un zoom rentrant lui permettant de se glisser dans une poche, ou dans un sac déjà bien rempli (veste, vivres, eau, guide de voyage)... Un zoom doté d’une amplitude suffisante pour exprimer votre créativité et varier les points de vues.
C’est le cas des meilleurs compacts du moment, notamment des Canon G12 et S95… Qui voient fleurir les concurrents, démonstration évidente de l’intérêt et de la justesse du concept de « Compact expert ». Un type d’APN promis à un brillant avenir, car les utilisateurs souhaitent de plus en plus « photographier léger », sans sacrifier la qualité d’image…
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sam. 21 jan 2012
Test du Canon G12, de Hong Kong aux Philippines (Part 1)
Durant de longues années les Canon G furent les seuls compacts à tenter de séduire les photographes experts, en leur proposant contrôles manuels, zooms raisonnables, réactivité correcte et format RAW… Alors que la concurrence se réveille en 2012 (et que canon propose un grand frère au G12 avec le G1 X), nous avons voulu savoir si le G12 faisait toujours figure de référence et s’il était suffisamment convaincant pour un utilisateur de reflex…
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 2).
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 3). (à venir)
... partie 1 sur 3 :
Afin de pousser le G12 dans ses derniers retranchements, nous l’avons embarqué dans un grand voyage d’un mois et demi au départ de Hong Kong, qui nous a mené aux Philippines en passant par le Vietnam…
Avec pour finir, quelques plongées à la rencontre des requins baleine. Histoire de tester le caisson étanche dédié, proposé par Canon… Voyons si le compact expert le mieux équipé du moment a résisté aux pièges que nous lui avons tendus. S’il est susceptible de satisfaire un utilisateur de reflex et si les progrès réalisés depuis le G10 (testé lors d’une précédente aventure au Costa Rica), s’avèrent décisifs.
Le G12 est toujours classé en ce mois de janvier 2012, en 16em position des ventes d'appareils photo sur Amazon.fr et 12em de la catégorie Compact et Bridges. Ce qui est remarquable pour un APN vendu autour des 400 €.
Prise en main, confortable
Présenté en septembre 2010 à près de 550 €, le G12 est désormais accessible dès 460 € (prix de la rue) en ce mois de mai 2011 (MAJ, 400 € en janvier 2012). Il reconduit dans les grandes lignes l’ergonomie bien rodée de ses prédécesseurs, avec quelques nouveautés discrètes, qui rapprochent un peu plus encore son utilisation de celle d’un reflex…
Notamment sa nouvelle molette avant, qui est un sérieux atout pour les utilisateurs experts (même si l’on aimerait qu’elle soit positionnée un peu plus près du déclencheur, comme sur les reflex EOS).
Combiné à la classique molette arrière, elle permet une utilisation très intuitive, en mode Manuel, ainsi qu’en Priorité Ouverture ou Vitesse. Combinée à un appui sur la touche flash, elle permet aussi d’appliquer une correction de puissance de l’éclaire du flash, c’est très agréable...
Son utilisation avec de gants fins est même envisageable, ce qui était difficile avec la molette arrière (testé précédemment en montagne avec un G10). Après l’avoir utilisé, on se demande comment on pouvait s’en passer et l’on regrette son absence chez la plupart des modèles concurrents, notamment sur le Nikon P7000 qui tente de se positionner face au Canon G12. Seul le Samsung EX1 propose une molette avant similaire…
Les grosse molettes métalliques de sélection (de Mode, de sensibilité ISO et de Correction d’expo), sont idéalement fermes et ne risquent pas de tourner par erreur.
La grosse molette de sélection de la sensibilité ISO est excellente, mais souffre d’un léger défaut : si vous choisissez la sensibilité ISO Auto, veillez à positionner bien précisément la molette (et vérifiez éventuellement l’affichage à l’écran si le G12 est dans son caisson)… Car si vous tombiez juste à côté, ce serait alors 80 ISO qui serait sélectionné, ou 3200 ISO (de l’autre côté) ce qui serait plutôt aléatoire (un jeu digne de Partypoker.fr).
Cela m’est évidemment arrivé, alors que je faisais des images assis dans un kayak de mer. Le G12 était dans son caisson étanche et tout occupé à lutter contre le courant je ne me suis pas rendu compte de l’erreur…
Résultat, toute une série de belles images à jeter. Voilà une démonstration fulgurante de l’intérêt d’un « test terrain » réalisé sur une longue durée et des circonstances variées. Car il est improbable que ce défaut se soit révélé, lors d’une prise en main classique de quelques jours en ville...
Ecran, le tester c’est l’adopter
Ajoutez à cela un écran de 2,8 pouces orientable en tous sens et vous obtenez une redoutable machine photographique. Inauguré sur le G11, cet écran est l’un des atouts maitres du G12 et j’attendais l’occasion de le tester sur une longue durée, pour évaluer à quel point il me serait utile. Voir indispensable...
Au fil des semaines, les résultats ont dépassé mes espérances. L’écran orientable vous invite à innover, à bousculer vos habitudes et à changer votre approche du cadrage. Il se justifie totalement sur un compact, bien davantage que sur un reflex disposant d’un viseur optique. J’ai particulièrement aimé l’utiliser en photo de rue, bras tendus au dessus des têtes...
Même dans une foule compacte, il est possible de photographier les gens sur plusieurs plans... Vous réalisez ainsi des images impossibles autrement, car vous levez les bras beaucoup plus haut, tout en contrôlant précisément le cadrage.
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mer. 18 jan 2012
Test : un mois en Asie avec l’Olympus XZ-1 (part 4)
Fin 2011, Déclic Photo publiait mon test terrain complet de l'Olympus XZ-1… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Nikon D7000, Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 3 épisodes :
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 1)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 2)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 3)
- Test terrain : 140 images prises avec l'Olympus XZ-1 à Bali.
... partie 4 sur 4 :
USB propriétaire ridicule
Car le Mode d’emploi n’est livré que sur CD-ROM, vraiment idéal en voyage avec un Macbook Air, sans lecteur de CD… Et le XZ-1 n’est livré qu’avec un Guide de démarrage succinct, imprimé en plusieurs langues.
Je n’ai pas apprécié de devoir brancher tous les soirs le XZ-1 par un câble USB pour le recharger. C’est pénible en voyage et moins pratique qu’un chargeur séparé, sur lequel vous placez une seconde batterie, pendant que la première permet d’utiliser l’appareil. On l’a déjà dit, l’autonomie de la batterie LI-50B est médiocre, il faut donc avoir une seconde batterie dans la poche. D’ailleurs à Hong Kong, on vous en offre systématiquement une (compatible), avec l’appareil. Les vendeurs savent depuis longtemps que les batteries de compacts ne tiennent pas la journée.
Fin de procession à la tombée du jour, dans la campagne d’Ubud… Inutile d’augmenter la sensibilité, car la grande ouverture du 28-112 mm f/1.8-2.5, permet de travailler sans inquiétude ! On pourra même rester en Sensibilité ISO Auto : le XZ-1 restera aussi longtemps que possible et bien sagement à 100 ISO.
Priorité vitesse - 1/100 sec - f/4 - 100 ISO - 28 mm.
Et voici le moment du vrai coup de gueule ! J’ai eu du mal à le croire et pourtant c’est vrai… Le câble USB, unique moyen de recharger la batterie de votre XZ-1 est propriétaire… En voyage, si vous le perdez, vous pourrez ranger définitivement l’appareil ! Car vous ne risquez pas de retrouver le même dans un cyber café de Phnom Pen, ou de Tombouctou… Sont-ils devenus fous chez Olympus ? A quoi peut bien servir un câble USB propriétaire sur un compact à 400 €, si ce n’est à nous énerver. Pas un seul autre fabriquant n’avait osé…
Il semblerait que le XZ-1 ait été plutôt conçu pour rassurer les utilisateurs moyens ou même débutants. D’ou une simplicité de l’interface et une absence de commandes directes qui frustrera les experts. Mais au final, on se laisse tout de même séduire par un compact efficace et facile à vivre.
Peut-être cela fera-t-il oublier ceci… Signalons qu’Olympus produit un caisson étanche (PT-050) pour le XZ-1. J’ai déjà utilisé en plongé, plusieurs caissons Olympus différents et ce fut à chaque fois avec bonheur… J’ai donc beaucoup regretté de ne pas l’avoir avec moi, le jour ou nous avons pu nager avec des Raies Manta de quatre mètres d’envergure à Lembogan !
Expert mais paradoxal
Malgré d’assez nombreuses critiques j’ai finalement bien aimé ce XZ-1 : son zoom épatant, ses images bien nettes, sa belle construction et même son viseur électronique qui fait la différence avec les compact qui en sont dépourvus. Mais il faut aussi faire abstraction de son écran médiocre, de sa batterie décevante, de son insupportable mode de chargement et de ce ridicule câble USB propriétaire.
Passé quelques moments de frustration, le XZ-1 s’avère efficace et suffisamment réactif (2 image / sec en RAW en mode rafale). Mais vos meilleurs moments passés avec lui, seront probablement lors de la revue des images sur un vrai écran, plutôt qu’à la prise de vue... Il faut accepter d’être relax avec lui ! Travailler en Mode A et vous laisser glisser. Par exemple à grande ouverture, ou en fermant jusqu’à f/5.6. Eventuellement en activant la sensibilité ISO Automatique qui reste très raisonnablement à 100 ISO, tant qu’elle le peut.
J’ai souvent cherché l’affichage de l’autonomie de la batterie, notamment en fin de journée… Avant de découvrir par hasard, que le pictogramme batterie n’apparaissait que quelques secondes à l’allumage. Pas pratique… Si vous êtes à cours de batterie, éteignez et rallumez l’appareil pour vérifier son niveau. L’autonomie n’est pas le point fort de l’Olympus XZ-1 : seconde batterie vivement conseillée…
Priorité vitesse - 1/640 sec - f/8 - 100 ISO - 28 mm.
Le paradoxe de cet Olympus XZ-1, est qu’il semble avoir été conçu pour les amateurs, alors qu’il a tout pour séduire les experts : un ambitieux zoom et cette bague de pilotage autour de l’objectif… Il est d’ailleurs étonnant de voir les constructeurs revenir à de bonnes vieilles recettes ergonomiques des années 50. Comme quoi, c’est bien dans les vieilles marmites…
Ses adversaires sont rares, pas tous aussi bien équipés, ni accessibles (moins de 390 €). A l’heure où j’écris ces lignes, on ne connait pas les remplaçants des S95 et G12, mais il faudra les surveiller car l’évolution de leurs précédentes versions fut sage. Canon sera-t-il aiguillonné par le succès des hybrides et une concurrence qui se réveille doucement, Olympus XZ-1, Nikon P7100, Samsung EX1, Panasonic LX-5 ?
Je me suis parfois demandé pourquoi j’avais acheté ce XZ-1, qui mis à part un piqué supérieur (sous les 800 ISO), ne domine pas outrageusement un Canon S95 dont les commandes directes sont plus efficaces. Mais c’est sous un soleil de plomb et une fois son viseur électronique en place, que l’on saisi tout l’intérêt du XZ-1.
Et cette expérience de terrain avec le VF-2, me laisse à penser qu’en cette fin 2011, les viseurs optiques des reflex d’entrée de gamme ont encore de beaux jours devant eux, auprès des photographes « outdoor »… Je suppose qu’il faudra encore plusieurs années à l’industrie pour être capable de produire un viseur électronique convainquant, au prix d’un viseur optique… Qui ne finalement coûte pas si cher, lorsque l’on trouve un Nikon D7000 à moins de 950 €, ou un Canon EOS 600D pour 800 €. La luminosité en plein jour reste un des grands défis que doit relever la visée électronique, si elle veut conquérir les voyageurs.
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mar. 17 jan 2012
Test : un mois en Asie avec l’Olympus XZ-1 (part 3)
Fin 2011, Déclic Photo publiait mon test terrain complet de l'Olympus XZ-1… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Nikon D7000, Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 3 épisodes :
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 1)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 2)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 4)
- Test terrain : 140 images prises avec l'Olympus XZ-1 à Bali.
... partie 3 sur 4 :
Ergonomie du viseur primitive
Lorsque le viseur est en place ainsi que le pare-soleil, on ne sait jamais si l’appareil est allumé ou en veille. Il faudrait une diode, car j’ai passé mon temps à l’éteindre en croyant l’allumer et inversement. Comme ces opérations sont lymphatiques (plus de 2 secondes), on rate des photos. A ce propos, j’ai aimé un petit détail, la possibilité d’allumer le XZ-1 en appuyant sur « Play », pour visualiser les photos sans déployer l’objectif.
J’ai peu apprécié l’affichage bordélique des infos de prise de vue dans le viseur, identiques à celles de l’écran et peu configurables (touche Info). Ce sont, au choix 18, ou 23 pictogrammes qui encombrent la visée. Un des meilleurs atouts du viseur qui tombe à l’eau…
1/500 sec - f/8 - 100 ISO - 45 mm.
Une fois abrité du soleil, le VF-2 permet de visualiser ses photos assez correctement, y compris en mode zoom… On découvre alors avec soulagement que l’on a réalisé de bonnes images ! Ce processus en deux temps, me rappel les écrans des premiers reflex en 2001 qui étaient abominables... En 2011, nous en sommes également au stade « abominable », pour les viseurs électroniques. Pour autant, malgré ces critiques, répétons que l’on y voit beaucoup mieux dans le VF-2, que sur l’écran du XZ-1 en plein soleil !
Malheureusement, ma première sortie avec le XZ-1 et son viseur, s’est terminée vers midi. Après que sa batterie m’ait lâchée, peut-être vidé prématurément par le viseur, à moins que mes tentatives de panoramiques soient en cause... J’avais pourtant réglé la mise en veille à 20 sec et l’avais chargé toute la nuit. J’ai rarement pu dépasser les 250 vues par jour, ce qui n’est pas beaucoup face aux 1000 vues de mon reflex… J’ai donc fini cette journée de photo avec le Canon EOS 550D prêté par une amie.
Même avec un petit capteur comme celui du XZ-1, il est possible d’obtenir un léger « effet Bokeh », terme Japonais à la mode pour désigner un flou d’arrière plan. Choisissez une longue focale, une grande ouverture et approchez-vous du sujet… Si le « bokeh » vous intéresse, offrez-vous plutôt un reflex !
1/160 sec - f/2.5 - 100 ISO - 112 mm.
Quel bonheur soudain, on se sent d’un coup incroyablement efficace… S’il s’agit de faire « vraiment » des photos, je recommanderais sans hésiter un petit reflex, dont la réactivité et l’efficacité ridiculisent l’ensemble XZ-1 + VF-2… Pour un prix total, à peine plus élevé. Le viseur VF-2 n’a pour lui que sa modularité, un grossissement plus fort et l’affichage de 100% du cadre… Un avantage qui se discute d’ailleurs. Quinze ans de photo m’ont enseigné que l’on cadre toujours trop serré. Et qu’il est vital de conserver 5% à 10% de marge au delà du cadre souhaitée, notamment pour redresser l’horizon et la perspective...
Ecran OLED étonnamment mauvais
L’écran OLED 3 pouces (7,6 cm et 610.000 pixels) semble vaste, grâce à son inhabituel ratio 3/2, que je n’ai trouvé que sur les reflex Canon jusqu’alors. Cela pourrait être appréciable, afin de visualiser 100% de l’image si l’on choisi de shooter en ratio 3/2 (similaire aux reflex).
J’ai toujours pensé que ce qui compte en reportage, c’est n’est pas la qualité des photos (leur piqué, leur définition, leur bokeh), mais plutôt leur sujet... Et pour tomber sur des sujets intéressants et les cadrer avant qu’ils ne disparaissent, mieux vaut avoir en permanence un petit boîtier avec sois ! Si possible très réactif et équipé d’un bon zoom. Le XZ-1 répond assez bien à ce besoin.
Priorité vitesse – 320 sec - f/6,3 - 100 ISO - 112 mm.
Malheureusement le changement de ratio se fait par amputation en haut et en bas de l’image. Vous perdez donc de précieux pixel en JPEG comme en RAW, alors autant revenir au ratio natif du capteur 4/3. Tant pis pour l’affichage plein écran, on préférera couper en haut ou en bas de l’image, selon les besoins en post production. L’écran affiche alors deux bandes noires de chaque côté, la vingtaine de pictogrammes qui encombrent la visée s’affichant partiellement sur ces bandes. Ils encombrent donc un peu moins l’image.
Il est bien difficile de se passer d’un écran orientable lorsque l’on a goûté à celui du Canon G12… Une fois en plein soleil, j’ai trouvé l’écran du XZ-1 mieux défini, mais moins lisible que celui du petit Canon S90 avec des angles de vision plus étroits (comparé en condition réelle). En intérieur, l’écran du XZ-1 s’est ensuite révélé incapable d’afficher de vrais noirs. De nuit, il scintille dans les ombres, alors que celui du S90 ne pose pas de soucis et affiche de vrais noirs. Il est donc difficile de travailler et impossible d’évaluer les images que vous avez capturé. A la place du noir, l’écran affiche une bouillie de pixels gris et marbrés de bruit électronique !
J’ai de loin préféré cadrer avec le viseur électronique VF-2 qu’avec l’écran du XZ-1. Bien que son utilisation tienne plus du calvaire que du plaisir, entre deux maux choisir le moindre… Le XZ-1 fut donc ma toute première opportunité avec un compact, de distinguer clairement ce que je cadrais en plein soleil. Et lorsque le soleil est intense, c’est justement le moment de faire des photos non ?
En plein contre jour l’écran affiche une superbe ligne verticale blanche (appelée smear), à l’endroit du soleil ! Visible ci-dessus... Le smear n’est pas visible sur les photos, mais sera enregistrée sur les vidéos. Un problème lié au capteur CCD, constaté chez Canon également. J’aurais pensé qu’en trois ans, les progrès auraient étés spectaculaires et on m’avait parlé de la technologie OLED comme miraculeuse. Mais il n’en est rien sur le XZ-1… J’étais d’autant plus déçu que j’avais lu partout que cet écran était bon, il faut donc se méfier de ce qu’on lit sur le Net.
J’étais donc finalement heureux d’avoir dépensé autant pour mon viseur électronique ! Car en dépit de ses défauts de jeunesse et d’un léger scintillement, il s’est avéré indispensable pour suppléer cet écran médiocre… L’affichage des couleurs est différent entre le VF-2 et l’écran et c’est l’écran qui est le plus faux.
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sam. 14 jan 2012
Test : un mois en Asie avec l’Olympus XZ-1 (part 2)
Fin 2011, Déclic Photo publiait mon test terrain complet de l'Olympus XZ-1… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Nikon D7000, Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 3 épisodes :
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 1)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 3)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 4)
- Test terrain : 140 images prises avec l'Olympus XZ-1 à Bali.
... partie 2 sur 4 :
Pilotage assez discutable
Commençons par une bonne note pour la molette des Modes, bien placée et qui ne tourne pas toute seule, au moindre frottement accidentel. Un défaut si répandu habituellement, que ça mérite d’être souligné…
Mais d’un point de vue général, je fus rapidement déçu de constater que beaucoup trop de commandes doivent être pilotées via un « menu rapide », accessible du pouce. On est loin de l’efficacité du Canon S95, ou du Canon G12 qui possède tous les boutons d’accès directs, que l’on apprécie sur un reflex.
Il manque surtout deux boutons directes, pour la balance des blancs et pour la sensibilité… Même si l’on n’est pas tenté de l’augmenter souvent. Ajoutez à cela qu’il n’existe aucun paramétrage pour limiter sa valeur maximale en ISO Auto. Mais on notera qu’en sensibilité ISO Auto, le XZ-1 reste souvent à 100 ISO grâce à sa grande ouverture. Notez aussi que la sensibilité se règle par tiers de valeurs.
Par faible luminosité, j’ai beaucoup apprécie le viseur VF2. Il permet d’appuyer fermement l’appareil contre l’arcade sourcilière afin de bien stabiliser le boîtier. Ce qui permet de déclencher à des vitesses très lentes lorsque cela est nécessaire.
Priorité Ouverture - 1/125 sec - f/2.5 - 100 ISO - 112 mm.
Le Menu « rapide » du XZ-1 a l’énervante habitude de retomber systématiquement sur les mêmes entrées, on préférerait retomber sur le dernier réglage modifié. En cliquant sur le pad arrière, vous accédez soit aux options de flash, qui me servent rarement… Soit à la cadence moteur, que je laisse toujours sur rafale. On est parfois obligé de faire 6 à 8 clic pour changer la vitesse ISO.
Il existe une position C (Custom) de la molette des Modes, qui permet de mémoriser un Mode préréglé, comme sur les reflex. Mais je l’utilise finalement peu, car je ne me rappel jamais des réglages que j’ai mémorisé d’un jour à l’autre... Je regrette aussi que la taille de la molette arrière soit si minuscule.
Bague d’objectif géniale
Le XZ-1 ne possède pas de touche de fonction configurable, telle que cela devient courant sur les compacts experts. Je lui aurais attribué la sensibilité ISO, ce qui aurait amélioré un peu les choses… Tout ça me semble assez peu finalisé. Les compacts ont le don de m’énerver avec leurs comportements approximatifs.
Par contre Olympus se rattrape de belle manière avec la grosse bague de réglage crantée qui cercle l’objectif et qui participe au charme fou que le XZ-1 sait finalement exercer... Une idée géniale, venue tout droit des Canon S90 et S95, dont je ne m’explique pas l’absence sur le G12. D’autant que Canon avait eu la très bonne idée, de laisser à l’utilisateur le choix du réglage attribué à cette bague. Pas de ça sur le XZ-1, le réglage dépendra seulement du Mode de Prise de vue activé… C’est plus simple, mais c’est également efficace.
Le XZ-1 enregistre la focale réelle de l’objectif dans les données EXIF (6-24 mm, équivalent 28-112 mm). Il faut multiplier la focale réelle par 4,66 pour connaître son équivalent en 24-36 mm… Ce paysage réalisé au 6 mm (donc au 28) aurait mérité un 24 mm. Voilà le seul (petit) reproche qu’on puisse faire à l’exceptionnel objectif du XZ-1, qui reste son meilleur atout.
Priorité Ouverture - 1/1250 sec - f/4 - 100 ISO - 50 mm.
La bague pilote donc logiquement la sensibilité en Mode P. Elle pilote la vitesse en Mode S. Et l’Ouverture en Mode A. A noter que la bague contrôlera également d’autres sélections et opérations dans toutes sortes de circonstances… C’est instinctif et très pratique sur le terrain, facilitant la prise en main du boîtier par la main gauche... La bague de réglage fera merveille, si vous ajoutez un pare soleil sur la partie fixe du fut de l’objectif (lire plus loin). Même si les experts auraient éventuellement apprécié de paramétrer tout ça plus finement…
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jeu. 12 jan 2012
Test : un mois en Asie avec l’Olympus XZ-1 (part 1)
Fin 2011, Déclic Photo publiait mon test terrain complet de l'Olympus XZ-1… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Nikon D7000, Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 3 épisodes :
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 2)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 3)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 4)
- Test terrain : 140 images prises avec l'Olympus XZ-1 à Bali.
... partie 1 sur 4 :
Voilà des années que je rêve, d’un compact équipé d’un bon zoom et d’un viseur capable de seconder mes reflex en voyage. Après le Canon G12, c’est au tour de l’Olympus XZ-1 de passer un test terrain longue durée... Ce petit nouveau saura-t-il séduire un utilisateur de reflex particulièrement intraitable ?
Sur le papier l’Olympus XZ-1 ne manque ni d’ambition, ni d’arguments pour séduire les photographes exigeants. On remarque d’abord cette bague de pilotage autour de l’objectif, spécialement taillée pour les experts travaillant en modes PASM (Programme, Ouverture Vitesse Manuel).
Ensuite un capteur 12 Mpix, dont la surface (1/1.63 pouce) est imperceptiblement plus large que la moyenne des compacts (1/1.7 pouces pour les Canon S95 et G12)… On découvre aussi un zoom (28-112 mm f/1.8-2.5), dont la grande ouverture sur toute la plage focale est inégalée, Olympus à d’ailleurs inscrit fièrement f1.8 sur l’avant du boîtier.
Ajoutez enfin, un viseur électronique optionnel (VF-2 de préférence au VF3 moins défini) et vous obtenez une combinaison unique sur le marché, pour un prix fort raisonnable de moins de 390 € (sept. 2011). Les plus convaincus dépenseront éventuellement 220 € de plus pour le viseur, ce qui reste excessif pour ce qu’on y voit…
C’est pourtant la possibilité de tester pour la toute première fois un compact « avec viseur », qui m’a convaincu d’acheter le XZ-1. Car un tel viseur manque à ses concurrents les plus sérieux, je pense aux Canon S95 et G12, le viseur optique de ce dernier étant trop petit, pour donner envie de s’en servir… Deux modèles de gabarits différents, devenus références que je serais souvent amené à comparer au XZ-1.
Le viseur externe VF2 est l’accessoire qui m’a convaincu d’embarquer le XZ-1 à Bali. Il n’est pas si encombrant qu’on pourrait le craindre. D’autant qu’on peut rapidement le ranger dans une poche…
La qualité d’affichage du viseur amovible VF-2 étant réputée « correcte», je me suis laissé tenter. En dépit d’une méfiance extrême à l’encontre de la visée électronique, systématiquement catastrophique jusqu’alors... Mais il faut se rendre à l’évidence. Si vous refusez de vous passer d’un zoom sur votre compact (pour d’évidentes raisons de polyvalence) et si détestez viser à l’écran… Alors il ne reste QUE le viseur électronique, un dispositif qui devrait se généraliser dans les années à venir, au fur et à mesure des progrès de l’électronique.
Il me semblait donc intéressant de vérifier si l’on peut s’habituer à cadrer avec un dispositif qui « s’interpose » entre vous et la réalité… Alors qu’habituellement, le viseur optique se comporte comme « une fenêtre ouverte », au travers de laquelle vous êtes « en contact » avec le monde. La différence n’est pas seulement philosophique, elle est aussi « sensuelle », de l’ordre du plaisir et du ressenti…
J’ai donc choisi un XZ-1 en noir (le blanc étant fort peu discret), accompagné d’un VF-2 noir (il existe en beige pour s’accorder aux Pen). Certes, d’autres APN proposent des viseurs électroniques optionnels (le Panasonic LX-5 par exemple), mais ceux-ci sont souvent moins précis…
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ven. 11 nov 2011
Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 4)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 1).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 2).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 3).
- Galerie de 180 images du Spitzberg avec le Nikon D7000.
... partie 4 sur 4 :
Un univers Nikkor en expansion
La richesse de la gamme Nikkor est telle qu’il serait étonnant qu’un photographe n’y trouve son bonheur… Nikon et Canon disposent là d’un argument de poids, face à Pentax et Sony. On soulignera le bon rapport qualité prix de petits zooms stabilisés. Tels que ce 18-105 mm f/3,5-5,6 G ED VR, fourni en kit avec le D7000 (environ 230 €). Où ce 50 mm f/1.8 G (225 €) qui devient un exceptionnel objectif à portrait (75 mm) sur les capteurs APS-C (coefficient x1.5).
Certes, il faut reconnaître que beaucoup d’optiques Nikon sont plus coûteuses que chez Canon… Mais soulignons l’effort en cours, pour proposer des objectifs semi pro à prix intermédiaires et à ouverture constante f/4. Les photographes, cherchent en effet à alléger leurs sacs autant que leurs dépenses. On citera deux zooms stabilisés précieux pour les voyageurs exigeants. Le trans standard stabilisé 24-120 mm f/4 G ED VR, aux alentours de 1000 € (prix de la rue)… Et le 16-35 mm f/4 ED VR, un peu plus de 1000 € (prix de la rue), plus adapté aux petits capteurs…
La richesse de la gamme Nikkor est telle qu’il serait étonnant qu’un photographe n’y trouve son bonheur… Au grand angle, c’est le 14-24 mm f/2.8 qui m’a le plus séduit malgré un poids respectable. Un 14 mm f/2.8 un peu plus compact ne serait pas de refus pour voyager. Ici un crane de renne dans la Baie de la Madeleine.
Données EXIF : 1/400 sec - f/9 - 100 ISO - 14 mm – 14-24 mm f/2.8.
Il existe aussi chez Nikon des optiques exclusives, inconnues chez la concurrence. Par exemple cet incroyable AF-S 14-24 mm G ED (inexistant chez Canon). Mais l’investissement est lourd (au moins 1800 €) et ne se justifiera totalement que si vous possédez aussi un reflex Full frame… Sur le D7000, il se transforme en un très polyvalent 21-36 mm. Moi qui suis plutôt porté sur le grand angle, il me convient en tant que demi-transtandard !
Peut-être manque-t-il un 14 mm f/2.8 plus léger et quelques optiques fixes de type « pancake ». Ainsi qu’un 70-200 mm f/4 moins coûteux, plus léger et plus discret que la version pro à f/2.8. Mais cela viendra peut-être… Puisque les boîtiers sont capables de monter plus facilement en sensibilité, les ouvertures f/2.8 sont moins indispensables de nos jours.
Quelles optiques pour le Spitzberg ?
Pour tirer le meilleur du capteur de 16 Mpix, j’ai choisi ce qu'il y a de mieux dans la gamme Nikkor. Je voulais d’abord un grand angle car j’ai mes habitudes aux focales courtes. Le 14-24 mm f/2.8 m’a semblé incontournable (c’est le zoom qui fait baver les Canonistes). Il convient bien au reportage et m'a permis de mettre en perspective les premiers plans de notre superbe vieux gréement (poulies, cordages, voiles), avec les paysages glacés de l'Arctique.
Les Sternes piquent droit sur le photographe pour défendre leurs nids. La capacité du D7000 de monter dans les hautes sensibilités, permet de saisir l’oiseau à très hautes vitesse sans flou de bouger, tout en conservant de la profondeur de champs en fermant le diaph.
Données EXIF : 1/1250 sec - f/9 - 800 ISO - 140 mm – 70-200 mm f/2.8.
Il me fallait ensuite un zoom trans-standard. J’ai choisi le classique 24-70 mm f/2.8, dont j’apprécie la légèreté (il est plus compact que son équivalent Canon), bien que son range focal ne soit pas hyper polyvalent sur petit capteur APS-C (il se transforme en 36-105 mm). Un peu court au grand angle certes, mais le 14-24 mm venait rapidement à la rescousse…
Bien entendu, je ne pouvais me passer d’un 70-200 mm. C’est ma focale fétiche, avec laquel j’ai réalisé certaines de mes plus belles images. Sur le D7000, il se transforme en 105-300 mm, un range assez long, appréciable depuis le pont du bateau ou en randonnée... Notamment si l’on veut saisir des animaux sans trop se charger. Ou pour isoler des portions de paysages dans le lointain…
D’autant que je n’ai pas oublié un multiplicateur x1,7, qui transforme le tout en 178-510 mm. Une allonge qui s’est avérée précieuse lorsqu’un petit renard est venu nous rendre visite…
Enfin, privilège du testeur qui peut faire son marché sans se soucier du prix d’achat : j’ai emmené en bonus l’incroyable Nikkor 200-400 mm f/4 stabilisé, qui fait rêver tous les photographes animaliers... Imaginez un 300-600 utilisable (pas trop longtemps) à main levée, qui peut se transformer ponctuellement en 510-1020 mm avec l’extendeur x1,7. Ebouriffant !
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sam. 05 nov 2011
Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 3)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 1).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 2).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 4).
- Galerie de 180 images du Spitzberg avec le Nikon D7000.
... partie 3 sur 4 :
Qualité d’image au top
Au Spitzberg, il fait clair, jour et nuit… Je n’ai donc pas eu besoin de monter au delà de 2000 ISO pour photographier des oiseaux à haute vitesse (1/1000 à 1/2000 sec), tout en conservant un diaph bien fermé (f/14 à f/22) pour plus de sécurité... Mais il est rassurant de savoir que le D7000 est capable de « sauver » des clichés jusqu’à 6400. Qui peut le plus peut le moins !
Les 16 Mpix du capteur m’ont permit de recadrer fortement un ours shooté à 500 ISO qui évoluait très loin du bateau… Cela aurait été moins concluant avec une résolution de seulement 12 Mpix. Les excellentes images produites jusqu’à 1600 ISO par ce capteur, sont la démonstration que 16 Mpix c’est mieux que 12 Mpix. Et que demain, 24 Mpix seront encore mieux que 16…
Du coup les incantations insistant sur l’intérêt de conserver des résolutions raisonnables s’avèrent régulièrement démodés… Puisque à chaque fois (ou presque) la qualité d’image progresse avec la résolution. On peut juste regretter que Nikon ne propose pas de tailles intermédiaires en RAW, ce qui est éventuellement utile à certains professionnels (presse, ou pack shot). Ou lorsque la place vient à manquer sur les cartes (rarissime grâce au double slot).
Vestiges de la pêche à la baleine il y a plusieurs siècles, ou restes d’exploitations minières du début du Vingtième siècle, le Spitzberg conserve des traces archéologiques des premières tentatives de peuplement de l’archipel. Telle cette baleinière dont le bois résiste au siècles protégée par la température glaciale.Données EXIF : 1/30 sec - f/18 - 100 ISO - 24 mm – 24-70 mm f/2.8.
Je ne vois pas bien ce qui viendra contrarier « la course aux pixels », qui accompagne logiquement la montée en résolution des périphériques d’affichage... Bientôt, nos écrans proposeront des résolutions équivalentes à celle d’un iPhone 4 (écran Retina). Supérieures donc à celle de l’impression d’un magazine (240 à 300 ppp). De quoi apprécier au quotidien la très haute résolution grâce à la loupe de Lightroom, sans devoir imprimer des posters de plus d’un mètre… Ce que l’on ne fait pas souvent faute de disposer d’assez de murs ou les accrocher.
Dernière raison d’apprécier l’augmentation de la résolution : la « taille du bruit » diminue lorsque le nombre de pixels augmente, le rendant moins visible à une taille d’impression fixe. Il ne faudrait donc juger les reflex qu’à partir d’impressions de taille constante (un tirage A4 à A2 selon vos ambitions)... Et non en affichant les pixels à 100% à l’écran, ce qui est trompeur.
Cadence toujours plus...
La cadence de prise de vue de 6 im/sec du D7000 est très intéressante, d’autant que l’AF suit sans problème… Par contre, méfiez-vous en RAW sur des longues rafales, car le buffer du D7000 se retrouve assez vite à bout de souffle.
Cela m’est arrivé lors de l’observation d’un petit renard arctique, venu jouer entre les restes de chaloupes baleinières (considérées comme vestiges archéologiques et préservées sur une plage depuis plus de cent ans par le climat glacial)... La cadence maximale est en effet donné pour 6 im/sec sur 9 RAW seulement. Ce qui est assez vite fait à une telle cadence, en 1,5 sec environ. Heureusement en JPEG vous monterez à une centaine de déclenchement consécutifs...
Un petit renard, que j’ai tenté de filmer, sans succès. L’argument du suivi AF en vidéo me semble quelque peu discutable. D’une part car il est lent. D’autre part car il est bruyant, obligeant à une prise de son séparée ou à l’utilisation d’un micro. Hors, il est probable que les experts qui en sont là, préfèrent gérer manuellement la mise au point avec des techniques plus professionnelles...Données EXIF : 1/640 sec - f/3.2 - 100 ISO - 200 mm – 70-200 mm f/2.8.
C’est à ce moment, que l’investissement dans un D300s pourrait se justifier du point de vue du reporter sportif, ou du photographe animalier. Dans cette gamme de prix seul le Pentax K-5 fait un peu mieux avec 7 im/sec. A noter que le conçurent directe chez Canon, l’EOS 60D déclenche quand à lui à 5,3 im/sec, mais sur 17 RAW consécutifs.
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ven. 04 nov 2011
Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 2)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 1).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 3).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 4).
- Galerie de 180 images du Spitzberg avec le Nikon D7000.
... partie 2 sur 4 :
Modes AF... et mode d’emploi
La découverte de l’Autofocus du D7000 fera passer un bon moment aux photographes chevronnés. Car ses nombreux modes sont rapides, efficaces et sophistiqués… Mais il faudra rester méthodique dans l’apprentissage et la lecture du mode d’emploi est conseillée, pas seulement pour les débutants.
Parmi les 3 Mode AF, je recommanderais de débuter par le classique AF Single : mémorisation du point par le déclencheur. Ou éventuellement par l’AF Auto : passage automatique de l’AF Single à l’AF Continu si le sujet se déplace. Généralement efficace, mais ce n’est pas mon mode favori et je préfère choisir moi-même entre AF Single et Continu…
Testez ensuite l’AF Continu, pour les sujets imprévisibles et rapides. J’ai pu constater qu’il fait merveille avec les Sterns Arctique, qui piquent droit sur la tête des photographes pour défendre leurs nids. Le Nikon D7000 est une très bonne machine à faire le point…
Pour réaliser des images de la faune, le 200-400 mm s’est avéré un outil irremplaçable, permettant l’observation sans déranger les animaux les plus sauvages… Et de réaliser des gros plans dans le cas des plus placides, comme ces morses. Données EXIF : 1/250 sec - f/5,6 - 100 ISO - 200 mm – 200-400 mm f/2.8.
Concernant ensuite la sélection des collimateurs (qui est un autre problème à ne pas confondre avec les trois Modes AF) : je recommanderais au débutants de commencer par l’AF à Zone Automatique (préférence au sujet le plus proche).. Car le processeur choisi les collimateurs plus rapidement que vous ne le feriez manuellement. J’ai d’ailleurs choisi ce mode pour 80% des images réalisées au Spiztberg (paysages, portraits, animaux)… En Mode AF Single (mémorisation du point par pression du déclencheur à mi-course), on peut rapidement « pointer, recadrer, déclencher ». Il suffit d’anticiper un peu les réactions de l’appareil, c’est efficace.
Bien entendu pour certains sujets plus difficiles, il sera indispensable d’opter pour un mode plus spécifique de sélection des collimateurs... Ainsi, en fonction des circonstances, vous choisirez parmi six « Mode de zone AF ». N’en jetez plus c’est presque trop. Le plus classique est l’AF à point sélectif (choisissez un collimateur avec le trèfle à l’arrière). Citons aussi l’AF à zone dynamique à 9, 21, ou 39 collimateurs, variantes du précédent. Sans oublier l’AF à Suivi 3D…
Il existe chez Nikon des optiques exclusives, par exemple cet incroyable AF-S 14-24 mm G ED. Mais l’investissement est lourd (au moins 1800 €) et ne se justifiera totalement que si vous possédez aussi un reflex Full frame…
Collimateurs AF, le choix des armes
Pour suivre les oiseaux autour du bateau (fulmars, macareux, mergules, goélands bourgmestres), j’ai utilisé le suivi 3D sur 39 collimateurs en Mode AF Continu… Impressionnant ! Un collimateur accroche le sujet et ne le lâche plus, du moment qu’il est dans le cadre (ce n’est pas le plus facile de l’affaire avec les oiseaux)… Avec des optiques pro, on a l’impression d’avoir un D300s entre les mains et je doute qu’il existe une différence perceptible avec le D7000.
Photo réalisée en Mode manuel et ISO Auto, à l’aide du 200-400 mm accompagné de l’extender x1,7. J’ai choisi une vitesse élevée car je tenais l’ensemble à main levée… Le pont du bateau bougeait et interdisait l’usage du trépied…Données EXIF : 1/1250 sec - f/11 - 640 ISO - 600 mm – 200-400 mm f/2.8 + Extender 1,7.
J’ai aussi utilisé un collimateur décentré en Mode Continu pour suivre des personnages marchant sur fond de glacier, que je souhaitais cadrer dans un coin de l’image. C’est là que l’on apprécie la répartition très excentrée des collimateurs chez Nikon (plus large que chez Canon)...
Autre cas, lorsque vous désirez faire le point sur les yeux du sujet à l’occasion d’un portrait avec un collimateur unique en Mode AF Single… Que ce soit un marin d’eau douce au 100 mm sur le pont… Où un morse à 30 mètre avec le 200-400 mm. N’oubliez pas que la précision du point est d’autant plus vitale au téléobjectif, que la profondeur de champs diminue avec la focale.
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lun. 31 oct 2011
Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg (part 1)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Nikon D7000 au Spitzberg… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 4 épisodes :
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 2).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 3).
- Test terrain Nikon D7000 au Spitzberg (part 4).
- Galerie de 180 images du Spitzberg avec le Nikon D7000.
... partie 1 sur 4 :
Test terrain : Nikon D7000 au Spitzberg
Afin de tester le Nikon D7000 dans ses moindres détails et évaluer ses qualités en conditions extrêmes, nous avons embarqué à bord de l’Albarquel pour deux semaines d’expédition polaire au delà du 79em parallèle... Texte et photo : Jean-François Vibert
Une heure du matin, 100 ISO au compteur. Nous débarquons à Longyerbyen sous le soleil de minuit… Il est rarissime de travailler à 100 ISO à cette heure là ! Situé à 79° de latitude (l’équivalent du Nord du Groenland), environ 1000 km sous le Pôle Nord, Longyerbyen est la capitale étrange et minuscule du Spitzberg île principale du Svalbard, un archipel qui compte plus d’ours blancs que d’habitants.
Avec ses lumières changeantes, ses rennes, ses ours, ses oiseaux le Spitzberg est un Graal pour photographes paysagistes et animaliers. D’autant que le jour y est permanent une bonne partie de l’année. On ne s’arrêterait jamais ! Du coup, en 20 jours (et nuits) j’y ai commis pas moins de 15.000 images ! Record battu (bien encouragé par une cadence de 6 images / sec)…
Pour réaliser une correction manuelle d’exposition, un bouton est disponible sous l’index droit comme sur de nombreux Nikon D précédents. J’en ai usé plus qu’à l’habitude face aux glaciers du Spitzberg et à ces contrastes incroyables. Ces pics sombres et acérés ont donné son nom à l’archipel. Spitzberg signifie en effet montagnes pointues.Données EXIF : 1/400 sec - f/8 - 100 ISO - Correction -1/3 - 105 mm - 70-200 mm f/2.8.
Il fallait bien ça pour tester le Nikon D7000 accompagné de quelques excellentes optiques, afin de vérifier si le petit « expert » de Nikon est également capable de satisfaire à des exigences professionnelles. Une mission qui lui échoit de droit en attendant qu’un D400 succède au D300s, dont les 12 Mpix nous laissent un peu sur notre faim en cet été 2011… Trois ans après la sortie du D300s (et cinq ans après celle du D300), on constate en effet que la résolution d’une majorité de reflex évolue désormais entre 16 et 18 Mpix.
Fiche technique au top
La fiche technique du D7000 (accessible entre 950 et 1000 €), est l’une des plus complètes qui soit. Aucun boîtier n’en offre autant pour ce prix-là et l’on serait tenté de parler de reflex semi professionnel. Il propose 16 Mpix, une cadence de 6 im/sec (sur 9 RAW), la vidéo Full HD et un exceptionnel viseur 100% dont le quadrillage optionnel est assez précieux en mer... De bonnes raisons qui ont conduit le jury EISA à lui décerner le prix du meilleur Reflex Avancé 2011 / 2012.
Ajoutez à cela une construction rassurante pour les baroudeurs susceptibles de travailler en conditions extrêmes… Certes, son étanchéité n’est pas aussi avancées que celle d’un D300s, mais il est censé résister aux projections, de quoi affronter en théorie, les embruns, le sel et des températures parfois négatives, d’autant que la batterie est relativement endurante.
C’est donc sans appréhension que nous embarquons pour vingt jours d’expéditions sur l’Albarquel, un vieux gréement construit en 1957 qui accueil huit passagers et trois matelots. Il nous mènera jusqu’au au 80em parallèle, à l’extrémité Nord de l’archipel du Svalbard. Si le soleil nous avait accueilli à l’arrivée, le temps s’est ensuite dégradé durant trois jours et j’ai réalisé mes premières images en mer sous une petite bruine, particulièrement glaciale et pénétrante… Brrr !
Une croisière au Spitzberg offre des conditions idéales pour la photo, on ne s’arrêterait jamais… Combien de fois suis-je monté sur le pont à 2h du matin, attiré par une lumière dorée perçant à travers les hublots ? Dire qu’il faudra revenir en automne pour les Aurores boréales…Données EXIF : 1/125 sec - f/13 - 100 ISO - 200 mm – 70-200 mm f/2.8.
La résistance du boîtier fut ainsi immédiatement mise à l’épreuve et je n’ai déploré aucuns problèmes particuliers. Par contre certains de mes compagnons on constaté de la buée à l’intérieur de leurs objectifs (de toutes marques), ce qui est classique lors de chocs thermiques. Ce n’est pas bien grave, elle disparaît dès que l’on replace l’appareil au frais. L’erreur à ne pas faire, est de rentrer dans le bateau sans protéger son boîtier glacé. Il faut d’abord le ranger dans son sac (à température externe). Puis rentrer l’ensemble fermé dans le bateau et attendre un certain temps avant de l’ouvrir, afin que le sac et le boîtier se réchauffent doucement…
Le Nikon D7000, inaugure de nouveaux accus, différents des D90, D300s et D700... Imaginons que Nikon adopte à l’avenir ce nouveau Modele EN-EL15, sur toute sa gamme professionnelle.
Généreux mais compact
Face à un D300s, le Nikon D7000 est plus compact, mais conserve une prise en main absolument impeccable… D’ailleurs, je n’ai pas hésité à l’utiliser à main levé avec l’imposant 200-400 mm f/4 (lire encadré). Mais dans ce cas, mieux vaut ne pas soulever l’ensemble par la poignée, car la structure du boîtier n’est pas métallique seuls les carters de protection le sont…
Après quinze ans de voyages, d’aéroports, de sorties en mer, de plongée ou de randonnées, je considère d’ailleurs les questions de « prise en main » secondaires. Car tous les reflex experts (ou presque), sont parvenus à un certain niveau d’excellence sur ce plan. Donc, les seuls progrès qui m’importent véritablement, sont dorénavant les gains de poids et de compacité en regard d’une résolution toujours plus élevée...
Car le meilleur boîtier est celui que l’on hésite jamais à emporter avec sois. En ce sens le Nikon D7000 est parvenu à un compromis beaucoup plus intéressant qu’un D300s. Il reste pour autant un expert à part entière, avec une visée optique très confortable, tous les boutons de commande directes nécessaires sans négliger l’écran LCD monochrome sur le haut du capot (que d’autres on sacrifié depuis longtemps). J’ai également apprécié la discrétion de son déclenchement, exceptionnellement velouté. De plus, le D7000 dispose d’un mode silencieux (Quiet), intéressant pour photographier certains animaux, ou l’intérieur d’un temple ou d’un théâtre…
Un cas assez particulier pour lequel la correction d’exposition s’est avérée indispensable (moins 2 diaph). Contrairement à Canon qui vous oblige à acheter un accessoire dédié, le D7000 embarque un intervalomètre embarqué (déclenchement automatique à intervalles réguliers). Fort utile pour réaliser ces petits « Time lapse » qui font fureur sur Le Net… Toutefois n’oubliez pas le Mode d’emploi, car en son absence son pilotage est ésotérique…Données EXIF : 1/500 sec - f/13 - 200 ISO – Correction -2 diaph - 70 mm – 24-70 mm f/2.8.
Si l'on désire plus compact encore, on peut évidemment préférer des reflex de la classe inférieure : les D5100 et EOS 600D. Mais attention, le jeux n’en vaut pas forcément la chandelle car vous perdez quelques options avancées et boutons indispensables. Notamment dans le cas du Nikon D5100 bien trop simplifié à mon goût et dépourvu de testeur de profondeur de champs. Il s’est ainsi creusé un gouffre inexplicable entre D5100 et D7000. Alors que chez Canon, l’EOS 600D s’est au contraire rapproché de l’EOS 60D jusqu’à le concurrencer…
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dim. 30 oct 2011
Bug du viseur hybride du Fuji X100, qui peut le confirmer ?
Au cours de mon test terrain du Fuji X100, je crois bien avoir relevé un bug important dans son fonctionnement. Une option permet de régler la durée d'affichage des images immédiatement après la prise de vue, qui apparaissent dans le viseur optique et électronique (ou à l'écran si vous visez à l'écran). Quatre choix sont proposés dans Menu Paramètre (Set) > Images :
- Non : dans ce cas aucun affichage ne vient perturber le suivi de la scène dans le viseur. C'est évidement le réglage à privillégier si vous désirez travailler dans les "règles de l'Art", "la philosophie" Leica. Ce devrait être évidement le réglage par défaut pour un tel boîtier...
- 1,5 sec : il faudra une légère pression sur le déclencheur pour faire disparaitre l'image. Mais souvent c'est trop long et vous avez raté le déroulement de la scène...
- 3 sec : idem.
- Maintenu : l'affichage ne sera intérrompu que lorsque vous le déciderez.
Malheureusement sur le X-100 que l’on m’a prété, cette configuration se dérègle après le déclenchement d’une séquence, si vous êtes dans la configuration 3 ou 5 im/sec. Si vous déclenchez une rafale, le viseur est ensuite obscurci avec affichage du "tortillard" informant l'enregistrement des images... Impossible de viser à nouveau, ni de déclencher durant d'interminables secondes ! Exaspérant.
Un bug empêchera ensuite ce réglage vital, d’être corrigé et mémorisé à nouveau (toujours dans la configuration séquence 3 ou 5 im/sec). La seule solution que j’ai trouvé, étant de réinitialiser tous les réglages… Ce qui est catastrophique, puisqu’il faudra de longues minutes ensuite pour reparamétrer intégralement l'appareil (langue, format de fichier, espace couleur, la totale en fait...). C'est d'ailleurs à ce moment là qu'on apprécierait le backup de la configuration sur carte comme certains reflex savent le faire !
- Malheureusement, je n'ai constaté aucune amélioration de cet énervant problème, après la mise à jour du firmware 1.11 (sortie le 25-10-11).
- Et j'ai vérifié la présence du bug, sur un second exemplaire... Il est donc assez probable que tous les exemplaires soient affectés.
Voilà ce que j'aimerais que les propriétaires de X100 vérifient (et m'en informent par mail)... En attendant, il est possible d'éviter le bug en s'abstenant de réaliser des séquences et en n'appuyant pas trop longtemps sur le déclencheur, (préférer la cadence sur 3 im/sec peut aider).
Sinon revenir au mode "vue par vue", en appuyant sur Drive et en choisissant l'entrée "Photo" (ce qui est tout simplement incompréhensible, car cette entrée aurait du être nommée "Vue par vue". Lire la mise à jour à ce propos dans la partie 3).
Il serait urgent que Fuji corrige ce problème, car il est selon moi un obstacle énorme à son utilisation "dans les règles de l'Art". Pas la peine d'acheter un APN équipé d'un viseur aussi sophistiqué pour l'utiliser comme un compact. En attendant, je vous laisse avec le dossier complet Fuji X100 :
MAJ : J'expliquais ici qu'il était assez difficile de travailler avec le X100 à une seule main... Alors, pour les plus passionnés, voici le Thumbs Up EP-5S for the Fuji X100, qui facilite et sécurise la prise en main ! Je ne l'ai pas essayé, mais ça me semble vraiment intéressant...
Above : Gary Perlmutter's Fuji X100 with Thumbs Up EP-5S in silver
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sam. 29 oct 2011
Fuji X-100 : prometteur… mais raté ! Part 4/4
Multipliant les références à l’histoire glorieuse de la photo, le Fuji X-100 est conçu pour séduire une clientèle cultivée... Mais le retro design suffit-il à lui seul à créer un boîtier efficace ? Nous allons voir qu’après quelques semaines d’essai terrain, la réponse est plus nuancée que les avis dithyrambiques que l’on trouve sur Internet …
...partie 4 (sur 4) :
Ecran fixe et décevant
Voici la dernière partie de notre dossier consacré au Fuji X100... On regrettera l’écran peu défini et désespérément fixe, un écran articulé n’aurait pas forcément nuit à l’esthétique du X-100, ni à sa "philosophie". Pour le prix on méritait au minimum une bascule verticale façon NEX 5n, bien plus pratique.
Par ailleurs, sa résolution plafonne à 460.000 pixels, sans oublier une colorimétrie très différente de celle du viseur… Alors que l’écran articulé au ratio 3/2 d’un « simple » EOS 600D, est réputé juste d’un point de vue colorimétrique (testé par divers sites) et dépasse le million de pixels. C’est juste deux fois plus lisible et confortable ! Cet écran de X-100 n’est tout simplement pas bon : ni au soleil ou il brille. Ni dans les ambiances sombres ou il bave…
Bouchon sans clic et pare-soleil trop cher !
Attention au bouchon d’objectif en aluminium et « intérieur feutre », qui est très beau et s’encastre quasi voluptueusement sur l’objectif…
Mais il lui manque un clic de verrouillage (offert sur le moindre bouchon de reflex bas de gamme). Là, on touche le fond ! Car le risque de chute n’est pas nul, notamment lorsque vous rangez l’appareil dans un grand sac.
Il tient « mollement » en place et ce n’est pas rassurant, car il serait dommage d’abimer une si belle lentille 35 mm… Un défaut de finition impardonnable à ce prix là, encore un détail désolant qui montre que le look prime sur l’efficacité.
Il est ensuite dommage que le pare-soleil ne soit pas livré d’origine, tant il s’avère indispensable pour protéger la lentille, lorsqu’on se balade le X-100 négligemment pendu à l’épaule (c'était bien le but non ?)… Le pare-soleil et sa bague d’adaptation coûtent 69 € (soit 7% du prix de l’appareil), c’est bien trop cher.
Il faudra dévisser une bague située à l’avant de l’objectif, puis la ranger précautionneusement pour ne pas la perdre. Ensuite, visser la bague adaptatrice, qui accueille l’élégant pare-soleil ajouré (encore un hommage historique)…
Cette opération qui devrait être banale, s’avère trop longue. On préférerait un pare soleil « tout moche » se fixant en un clic, comme sur n’importe quel reflex de base. On aimerait enfin laisser le pare-soleil à demeure sur l’objectif, autant pour le contraste des images, que pour protéger la lentille. Il faudrait pour cela un bouchon cliquable sur le pare-soleil…
Ajoutez à cela que la prise USB est propriétaire et la coupe est pleine… Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Telle est la devise du X-100... Décidément !
Fuji X-100 premier ou second boîtier ?
On ne s’attardera pas sur l’encombrant étuis en cuire Quick Shot, accessoire rétro aussi voyant qu’inutile... et venons-en au vrai problème : je ne vois pas quel type de photographe sera comblé par le X-100 ! Car finalement, il n’est pas… pratique. Il constitue un véritable retour en arrière ergonomique.
Et c’est en l’essayant « vraiment », qu’on prend la mesure des progrès qui ont été réalisés depuis les années soixante. Si les reflex et les meilleurs compacts de 2011 ressemblent à ce qu’il sont, ce n’est pas du au hasard ! Mais bien à des impératifs d’usage et d’efficacité : pour faire de meilleures photos plus vite. Car en photo se qui compte c'est de ne pas rater l'action !
Il n'est parfois pas facile de régler les paramètres rapidement avec le X100. Ce n’est pas pour rien que l’on a inventé les molettes à proximité du pouce et de l’index. La molette de vitesse à l'ancienne ne me convient pas. Un aspect du X-100 qui a davantage été conçu pour frimer aux terrasses des quartiers chics, plutôt que pour ajuster rapidement la vitesse aux impératifs de l’action… Paradoxalement, c’est la quête de « l’instant décisif » chère à Quartier Bresson, qui pâtira de ce retour aux sources. Pour cette photo j'ai été handicapé par l'absence d'écran articulé... Vitesse 1/1000. Ouverture : f/2,5. Sensibilité 200 ISO.
Quel bonheur de retrouver de bonnes vieilles molettes, idéalement placées sous le pouce ou l’index. Comme celles du Canon G12, bien plus efficaces que les bagues du X-100 (il faut avoir passé quelques mois avec un G12 pour savoir).
Je crois bien que depuis 1959, on n’a rien inventé de plus efficace qu’un reflex pour capturer « l’instant décisif », c'est pour cela que le G12 essaye de se rapprocher de l'ergonomie du reflex (molettes avant et arrière). Et si les meilleurs hybrides, commencent à s’en rapprocher (le Sony Nex-7 par exemple), ils sont encore loin de les égaler… Et le Fuji X-100 en est encore plus loin !
Voilà pourquoi je ne recommanderais le X-100, ni à des amateurs experts, ni à des professionnels, ni à des étudiants en photo. Trop cher, son spectre d’utilisation est trop limité et trop spécifique… Je ne le recommanderais pas comme boîtier principal, car travailler au 35 mm relève d’une « ascèse photographique », à laquelle seuls quelques « puristes » sont prêts à se soumettre au quotidien.
Le X-100 est également trop gros pour faire un « second boîtier », même s’il est plus compact qu’un Leica M9. Dans le rôle de second boîtier, je lui préfère un minuscule Canon S100 avec son 24-120 mm, ou un Canon G12 mieux équipé…
Posséder un X-100, implique de posséder aussi un autre boîtier (polyvalent) : voilà pourquoi il devrait (je crois) être plus léger, plus compact et surtout moins cher.
Vous verrez d'ici 2 ou 3 ans, qu'un inévitable Fuji X200 me donnera raison, venant progressivement corriger la plupart des défauts soulignés dans cet article !
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mer. 26 oct 2011
Fuji X-100 : prometteur… mais raté ! Part 3/4
Multipliant les références à l’histoire glorieuse de la photo, le Fuji X-100 est conçu pour séduire une clientèle cultivée... Mais le retro design suffit-il à lui seul à créer un boîtier efficace ? Nous allons voir qu’après quelques semaines d’essai terrain, la réponse est plus nuancée que les avis dithyrambiques que l’on trouve sur Internet …
... partie 3 (sur 4) :
Bague d’objectif sans échelles
Cet objectif 35 mm est donc excellent, pédagogique « à la manière de » et touti quanti… Bravo ! Malheureusement, Fuji l’a affublé d’une bague de mise au point électronique qui tourne sans fin et sans la moindre échelle…
C'est une grosse déception. Les distances de mise au point ne sont pas indiquées, ce qui justement aurait été fort « pédagogique » et cohérent avec le concept du X-100… Ici, ma déception est énorme et tout l’intérêt du 35 mm fixe s’envole ! On pourra seulement paramétrer le sens de rotation de la bague, Fuji aura pensé aux utilisateurs de toutes les marques, mais pas aux étudiants en école de photo.
Pas facile de réaliser des images en gros plan avec le viseur optique, heureusement l'écran est là... La lenteur de l'AF en gros plan est assez catastrophique. Il faudra voir si la dernière mise à jour du firmware, permettra d'améliorer ça... Vitesse 1/340. Ouverture : f/4. Sensibilité 200 ISO.
Et que dire de l’absence d’échelle de profondeur de champs ? Pour le coup, le rétro design aurait vraiment servi à quelque chose… Une échelle de profondeur de champs sur la bague d'objectif aurait à elle seule, justifiée toute l'existance du Fuji X-100, nous permettant de ne jamais regarder dans le viseur et de travailler "vraiment à l'ancienne"... Quel dommage, pour qui aime travailler à l’hyperfocale, ce que je fais sur mon reflex EOS, avec un 20 mm Voigtländer entièrement manuel, qui n’a coûté que 400 € (relire ceci et cela).
Il reste heureusement possible d’afficher la distance de mise au point en bas du viseur (optique et électronique). Ce qui est encombrant visuellement, mais indispensable en mise au point Manuelle. On aura alors la bonne surprise de voir s’afficher en blanc (trop discrètement), la zone de profondeur de champs, ceci dans les viseurs optiques et électroniques...
Mais il est vraiment dommage que cette échelle soit aussi peu visible, d'ailleurs je ne m’étais pas aperçu immédiatement de sa présence.
Autofocus sans retouche du point
L’AF du Fuji X-100 est assez réactif en plein jour, mais ses options sont beaucoup trop limitées à mon goût. En visée Optique seuls 25 collimateurs sont actifs, on retrouvera les 49 collimateurs en visée Electronique (écran et viseur). Globalement l’AF du Fuji X-100 fait pâle figure face à celui d’un Nikon V1 et de pas mal de compacts experts...
Je vous conseil de fuir la position AF-C (Continu) qui tente de faire le point en permanence. Y compris lorsque vous posez le boîtier sur une table, ce qui fait un petit bruit de moteur et contribue probablement à vider rapidement la batterie ! Contrairement à un reflex, vous pouvez verrouiller le point par pression à mi-course du déclencheur en AF-C (Continu), comme en AF-S (Single).
Etrangement, je n’ai pas trouvé comment sélectionner une zone AF précise en AF-C. Alors qu’en Mode AF-S, une des 49 zones sera automatiquement sélectionnée… Pas trop grave, tant qu’on ne cherche pas à utiliser ce type d’appareil comme un reflex.
C'est lorsqu'il s'agit de saisir un portrait sur le vif, que je peste le plus contre le manque de disponibilité du X-100. Il lui faut de longues secondes pour digérer les images, pendant ce temps votre modèle s'impatiente et souvent perd son naturel en attendant que vous arriviez : c'est la situation la pire pour un bon portrait ! Tout ce que je déteste... N'importe quel compact expert est plus efficace... SInon, le rendu coloré en JPEG est très bon (cette image a été shootée en JPEG rendu standard)... Vitesse 1/480. Ouverture : f/8. Sensibilité 200 ISO.
Par contre je regrette beaucoup l’impossibilité de retoucher le point manuellement (pour affiner le point, après la mise au point AF). Une possibilité offerte sur les objectifs du minuscule Pentax Q, à la façon des optiques de reflex… Avec un tel viseur permettant l’affichage des distances, cela aurait été fort intéressant.
Notez que dès qu’on passe en mise au point manuelle (poussoir situé à gauche), l’échelle de mise au point apparaît dans les deux types de viseurs ainsi qu’à l’écran en Live view. Une pression du pouce sur la touche de commande, permet d’alterner entre vue zoom et vue standard, afin de faciliter la mise au point manuelle. Et une pression sur AEL-AFL activera temporairement d’AF, avec le collimateur central activé (ce qui ressemble un peu, à une retouche manuelle du point).
Si vous êtes en viseur Optique, la touche Commande appel le viseur électronique, directement en vue loupe… C'est très bien ça ! Appuyez à nouveau sur Commande ou le déclencheur pour revenir au viseur. Voilà qui est très efficace et qui encourage à travailler plus souvent en Mise au point Manuelle…
Distance AF minimale 20 cm ou 80 cm ?
Si la distance de mise au point AF descend à 20 cm en visée électronique, elle s’allonge à 80 cm en visée optique. Une limitation volontaire pour échapper aux problèmes de décalage de parallaxe... Mais on aurait préféré une option, qui bascule automatiquement en visée électronique en dessous de 80 cm.
Au delà, il faudra passer en Mode Macro pour s’approcher jusqu’à 10 cm (et seulement en visée électronique). Ce qui demandera trois pressions sur les boutons… Cela aurait pu être automatique.
L'écran orientale du Canon G12 me manque beaucoup pour réaliser ce genre d'image... Il faut tenir l'appareil au jugé près du sol, et l'écran très médiocre habituellement devient alors totalement illisisble. Vitesse 1/540. Ouverture : f/5,6. Sensibilité 200 ISO.
Si vous avez bien lu le paragraphe précédant, notez qu’il existe une astuce (tordue) pour faire le point AF jusqu’à 20 cm tout en conservant la visée optique… Passez en mise au point Manuelle (AF désactivé), il sera alors possible d’activer l’AF en pressant la touche AEL-AFL, (idéalement placée sous le pouce)… Et boum ! Le Fuji X-100 accepte de faire la mise au point jusqu’à 20 cm en visée optique, ce que l’on pensait impossible. Seul le collimateur central semble actif dans cet mode hybride Manuel / AF.
Accessoirement vous prendrez la mesure de l’énorme décalage de parallaxe, car le cadre de visée s’affiche dans le viseur optique… A 20 cm du sujet, le cadre est décalé (en bas à droite), de près de la moitié de la largeur du viseur ! A se demander, si une position centrale n’aurait finalement pas été préférable.
En mise au point Manuelle, la bague est exagérément démultipliée, ce qui permet une bonne précision… Mais il est trop long de passer d’un extrême à l’autre, au point que l’on se demande parfois si la bague fonctionne : il faut dix tours pour passer de 10 cm à 1 mètre et cinq tours supplémentaires pour passer de 1 mètre à l’infini…
On préférera repasser temporairement en Mise au point AF pour changer le point rapidement, où utiliser la touche AFL AEL.
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mar. 25 oct 2011
Fuji X-100 : prometteur… mais raté ! Part 2/4
Multipliant les références à l’histoire glorieuse de la photo, le Fuji X-100 est conçu pour séduire une clientèle cultivée... Mais le retro design suffit-il à lui seul à créer un boîtier efficace ? Nous allons voir qu’après quelques semaines d’essai terrain, la réponse est plus nuancée que les avis dithyrambiques que l’on trouve sur Internet …
... partie 2 (sur 4) :
Bagues et molettes jolies mais discutables
Il y a pire et même impardonnable : la jolie molette de correction d’exposition a le défaut de tourner systématiquement dans mon sac (ce qui n’arrive pas avec la molette similaire du Canon G12, bien plus ferme).
J’ai ainsi constaté qu’elle était déréglée une fois sur deux environ ! C’est grave, car cela fait rater des photos… J’aurais préféré une classique molette arrière en plastique, comme sur un reflex ! Moins esthétique, moins piégeuse, mais tellement plus efficace et fiable...
Au fur et à mesure que j’avance dans la découverte de ce X-100, je suis progressivement envahi par l’idée qu’il a été conçu par une équipe de pro du marketing, persuadés de faire « un coup » ! Aidés par des étudiants en design, avides de références, des ingénieurs nostalgiques de beaux matériaux… Mais sans l’avis de photographes productifs, ni d’utilisateurs potentiels !
La bague d’ouverture n’est pas si accessible qu’on pourrait l’imaginer. Ce que l’on pensait être un avantage, s’avère moins pratique qu’une molette accessible de l’index (G12 ou P7100)… J’ai même trouvé plus facile d’utiliser les bagues d’objectif des petits Olympus XZ-1 et Canon S95. C’est dire !
Pour photographier cette porte située en hauteur depuis la rue (située plus bas), il m'aura fallu utiliser l'écran bras tendu au dessu de la tête. Un écran orientable aurait élé bien pratique. J'ai pu redresser quelque peu la perspective dans Lightroom...
Heureusement le petit bouton de Commande noir situé près du pouce (qui semble fragile), permet de décaler le couple d’expo de plus ou moins deux valeurs. Si vous avez choisi par exemple f/5.6 (donc 1/250e). Vous pourrez décaler jusqu’à f/4,5 (donc 1/320e). Je ne parle pas d’une correction d’expo n’est-ce pas, mais bien du décalage du couple ouverture / vitesse.
En priorité vitesse, il sera impossible de tourner la molette de vitesse (située sur le haut du boîtier) sans quitter la scène de l’œil. Mais vous pourrez décaler le couple vitesse / ouverture de deux valeurs, à l’aide de la molette rotative arrière cette fois-ci… Molette arrière trop petite et qui manque de crantage (la nouvelle molette du Canon S100 est bien meilleure après trois générations).
Enfin en Mode P (placez Vitesse et Ouverture sur Auto), le décalage du couple sera possible grâce à la molette arrière, ou par le bouton de Commande… Sur autant de valeurs que possible et dans la fourchette des expositions possibles.
Ergonomie des progrès à faire
Située à côté du déclencheur, la petite touche « Fn. » paramétrable est idéale pour changer la sensibilité. Il aurait d’ailleurs été plus simple de lui attribuer directement un pictogramme ISO… Et de créer une ou deux autres touches paramétrables ailleurs, auxquelles on aimerait attribuer le filtre ND et le testeur de profondeur de champs (mais comment peut-on se passer de testeur ?).
On notera qu'une pression longue de quelques secondes sur Fn, permettra d'accèder directement au menu de paramétrage de cette touche. Pas mal, pour changer sa fonction en cours de prise de vue...
Dans le même genre, on aurait aimé utiliser l’inutile touche RAW pour une autre fonction. Il est en effet rare de passer du RAW au JPEG en cours de prise de vue (à ma connaissance, les photographes ayant goûté aux avantages du RAW (et de Lightroom), ne reviennent pas au JPEG).
Situé sur le côté du boîtier, le bouton de réglage d’AF (Manuel, AF-C, AF-S) n’est pas agréable et son crantage trop léger. Dans le feu de l’action, il est difficile de trouver la position médiane (AF-S) et on glisse systématiquement d’un extrême (M), à l’autre (AF-C)... Mais on préféra toujours ce mauvais bouton, à un réglage par les menus (que d’autres constructeurs nous infligent).
La vitesse de synchro du flash monte à 1/2000, mais ses options accessibles par la commande directe sont minimales : flash interdit, basse vitesse et flash forcé... Pour la correction de puissance (de plus ou moins 2/3), il faut aller dans le menu Prise de vue. Quand à l’option Yeux rouge, elle est planquée dans le Menu Paramètre. Et le déclenchement au second rideau, je ne l’ai pas trouvé...
En plus du bracketing d’exposition, vous disposez du bracketing de Sensibilité, de Balance de blanc, de Dynamique et de Simulations de films… Rien que ça ! Pas gênant, mais anecdotique pour qui travaille en RAW… On aurait préféré corriger manuellement l’expo sur 4 ou 5 diaphs. Au lieu de seulement 2 diaphs, avec cette insuportable molette qui ne tient pas en place !
On aurait aussi apprécié de disposer de vitesses allant jusqu’à 30 sec, mais la vitesse la plus lente est de 1/4 sec. On se consolera en vissant un ancestral déclencheur souple sur le déclencheur, j’en ai un vieux qui traine dans un placard… Clin d’œil amusant, à défaut d’être très pratique.
Sensationnel le tout premier viseur hybride !
Son viseur hybride est le vrai point fort du Fuji X-100 et l’innovation la plus remarquée. C’est naturellement la partie viseur optique avec affichage électronique en surimpression que j’ai particulièrement apprécié. Grâce à son dégagement oculaire, j’ai ainsi pu travailler confortablement en visée optique avec mes lunettes de soleil. Ce qui est une qualité rarissime...
Si l’on fait abstraction des problèmes de parallaxe, sa position en coin est une réussite. Du moins pour la majorité de ceux qui visent de l’œil droit. Egalement efficace, la détection de proximité qui éteint l’écran dès que vous approchez l’œil du viseur. Et rallume l’écran dès que vous éloignez votre œil du viseur... La bascule est suffisamment réactive, ainsi que le passage entre EVF et OVF.
Il faut quelques heures pour ne plus se mélanger les pinceaux entre trois boutons : le curseur (à l’avant) servant à basculer entre les viseur Optique et Electronique. Le bouton View Mode (à l’arrière) qui sert à régler le type de visée (écran, viseur, ou bascule auto). Et l’habituel bouton Disp-Back, servant à alterner les trois affichages disponibles pour les deux viseurs et l’écran. Ouf !
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lun. 24 oct 2011
Fuji X-100 : prometteur… mais raté ! Part 1/4
Multipliant les références à l’histoire glorieuse de la photo, le Fuji X-100 est conçu pour séduire une clientèle cultivée... Mais le retro design suffit-il à lui seul à créer un boîtier efficace ? Nous allons voir qu’après quelques semaines d’essai terrain, la réponse est plus nuancée que les avis dithyrambiques que l’on trouve sur Internet…
... partie 1 (sur 4) :
Comment ne pas être surpris lors d’une première prise en main de ce Fuji X-100 ? Inspiré par le Fujika V2 de 1964, son « rétro design » est évidemment une grande réussite esthétique. Personnellement j’adore ! Tout le monde adore, presque automatiquement…
Un atout au moins aussi décisif que sa fiche technique et la grande qualité (pré supposée) de son capteur APS-C... Son look a même participé à son succès sur Internet, avant même sa commercialisation. D’autant que celle-ci fut assez lente, durant « l’après Fukushima ».
Ajoutez lui un intéressant viseur hybride (autre excellente surprise à laquelle personne ne s’attendait) et vous obtenez un objet rare… Et comme il fallait s’y attendre, ce qui est rare est cher ! Un peu moins de 1000 € (presque un Macbook Air). Sans compter l’indispensable pare-soleil à 69 €, que je vous recommande d’acheter, ou de tenter de remplacer par un autre modèle.
Mais avant de consacrer le X-100 au panthéon de la photo, aux côtés des M6, Hexar et autres références historiques, il restait à vérifier que l’on ne nous raconte pas trop de fables… Et qu’en pratique, le « ramage » du X-100, se « rapporte à son plumage »... Et justement, lors de ces trois semaines de prise en main « en vrai », les surprises n’ont pas manquées !
Démarrage plutôt mou
Avant de commencer à photographier avec le Fuji X-100, mieux vaut oublier toutes les habitudes acquises avec des compacts modernes…
J’ai notamment eu beaucoup de mal à me satisfaire de ce 35 mm fixe, après avoir adoré le zoom de l’Olympus XZ-1 (28-112 mm f/1.8-2.5). Le 35 mm : c’est à prendre ou à laisser… Pour ce qui me concerne, j’ai toujours pensé que le 35 mm était la focale la plus ennuyeuse du monde. Je me souviens d’ailleurs d’une époque, à laquelle je ne possédais qu’un 16-35 mm et un 70-200 mm, montés sur deux reflex. Et je ne faisais pas la moindre image entre 35 et 70 mm, ce qui ne me manquait ! Nous reviendrons à ce sujet en fin d’article…
La mise sous tension est pratique à l’aide d’un bouton idéalement accessible, tout près de l’index droit. Attention toutefois, à ne pas le confondre avec le curseur de zoom avant / arrière, typique des APN compacts… Le démarrage se fera en 3 sec en mode standard. Ce qu’on est en droit de trouver beaucoup trop long pour un appareil « de reportage » coûtant 1000 €, alors que n’importe quel reflex à 600 € démarre instantanément.
D’autant que le X-100 n’a même pas à « déployer » un objectif rentrant, comme un Canon G12 ou un Olympus XZ-1 (ce qui leur permet d’être extra plat, mais allonge la mise sous tension)… La sortie de veille semble tout aussi lente, ce qui est encore plus décevant (à noter que depuis la mise à jour firmware 1.1, l’appareil sort de veille d’une pression sur le déclencheur, mais pas plus vite).
On pourra paramétrer un démarrage plus rapide qui rend le X-100 opérationnel en 1,9 sec, au prix d’une plus grande consommation énergétique, paraît-il.
J'ai eu bien du mal à réaliser cette image, faute de ractivité et de disponibilité de l'appareil... Mais elle finalement relativement réussie. Après pas mal d'essais ! Vitesse : 1/850em. Ouverture : f/9. Sensibilité : 200 ISO.
Premier contact et batterie en rade…
J’ai rapidement compris que l’autonomie serait l’un des points faibles du X-100. Les photographes productifs investiront donc obligatoirement dans une seconde batterie…
Mes premiers essais ont ainsi commencé avec une panne de batterie prématurée, alors que je multipliais les tests… Donnée pour 300 vues environ, la batterie NP-95 du X-100 est largement sous dimensionnée pour un appareil dit, « de reportage » et met plus de 3h à se recharger (vide ou pleine, le témoin du chargeur s’allume en vert en permanence)…
Mauvais point, alors qu’un simple EOS 600D tient au moins 500 vues sur une seule charge (ou plus avec quelques précautions). Fuji avait pourtant toute la place de loger une batterie de reflex dans ce « gros boîtier », comme Nikon l’a prudemment fait sur le V1 dont le gabarit est voisin.
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ven. 08 juil 2011
45 jours en Asie avec le Canon EOS 60D (part 3)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Canon EOS 60D… (à ne pas louper également, les tests terrains des Canon EOS 550D et Canon EOS 7D). Pour les plus passionnés, voici une version longue en 3 épisodes :
Et que les Nikonistes se rassurent ! Un test terrain du Nikon D7000 est programmé...
Aboutissement de dix années d’évolution, l’EOS 60D est le premier reflex à proposer un écran articulé d’une telle résolution, une innovation que nous étions impatient de mettre à l’épreuve du terrain… En pratique, ce type d’écran s’avère-t-il utile pour un photographe voyageur et face à ses prédécesseurs et concurrents, l’EOS 60D est-il suffisamment musclé ? Pour le vérifier, nous sommes parti quarante cinq jours en Asie « sac à dos », avec l’EOS 60D, trois optiques et un Macbook Air…
Texte et photo : Jean-François Vibert
(...) Partie 3 :
EOS 7D, 60D ou 600D : Lequel choisir ?
Toutefois, ne boudons pas trop notre plaisir et soulignons certains progrès longtemps espérés. Par exemple la personnalisation de la sensibilité ISO auto (généralisée même sur les compacts G12 et S95). Ou encore la correction d’exposition et le bracketing, qui sont disponibles sur 5 IL désormais. Sans oublier quelques gadgets : la retouche embarqué, l’intervalomètre, la fonction tilt-shift… Preuve qu’il s’agit de gadgets : je n’ai même pas trouvé le temps de les essayer, tout occuper à exploiter les vrais progrès de l’appareil.
En 2010 Canon est redevenu leader du marché des reflex, après avoir cédé sa place à Nikon en 2008. Selon les chiffres CIPA, Canon se serait octroyé 32% des ventes, Nikon 29,4 % et Sony 13,1 %. Ce retour est le résultat d’une segmentation plus précise de la gamme. Les divers niveaux de prix et d’équipement, semblent mieux répondre aux attentes et aux budgets d’un grand nombre de photographes.
Ainsi jusqu’en 2010, le segment Expert était en effet occupé par le seul EOS 50D (et ses prédécesseurs). Mais depuis 2011, il est occupé par deux modèles aux philosophies très différentes. D’abord l’EOS 60D, facile à vivre et raisonnablement compact, spécifiquement conçu pour affronter le Nikon D90 (devenu D7000).
Ensuite l’EOS 7D plus ambitieux, s’approchant de l’EOS 5D Mk2 avec lequel il présente de fortes similarités. Caractérisé par son excellent viseur, c’est un clone réussi du Nikon D300.
Si l’EOS 60D n’entre pas directement en compétition avec un EOS 7D plus cher d’environ 450 €, il est concurrencé par l’EOS 600D, un petit nouveau exceptionnellement doué venu de l’entrée de gamme (EOS à trois chiffres). Légèrement moins cher (dès 750 € boîtier nu), l’EOS 600D est terriblement séduisant avec son capteur de 18 Mpix et son écran orientable : un cocktail de caractéristiques avancées. Alors, lequel choisir ?
Un petit air de "In the mood for love" dans les couleurs de cette image, non ?
Ma préférence : les « petits plus » de l’EOS 60D
Il va sans dire que j’ai préféré voyager (sac à dos), avec l’EOS 60D qu’avec l’EOS 7D, que j’avais jugé inutilement lourd pour les images que je réalise en voyage... Alors dans ces conditions, pourquoi ne pas lui préférer le petit EOS 600D ? Histoire d’épargner encore un peu de poids dans mon (petit) sac à dos ?
La question se pose sérieusement. Car il ne manque pas grand-chose à l’EOS 600D pour se transformer en EOS 60D (nos creuserons cette question lors d’un prochain test terrain). A noter que l’EOS 60D ne coûte que 150 € de plus que l’EOS 600D : une différence de prix qui n’est pas un argument décisif.
Pourtant, l’EOS 60D conserve ma préférence grâce à son viseur confortable, à ses options de personnalisation (que je sais exploiter) et à d’innombrables « petits plus » discrets mais efficaces, à l’image du réglage ISO par tiers de valeurs... Ajoutez à cela que je m’accroche au pilotage du boîtier « à l’ancienne », via l’écran de contrôle monochrome (habitude acquise en 1993). Ce que je vous recommande, car c’est plus rapide et moins énergivore que l’écran arrière.
Dernier point décisif, l’EOS 60D partage les mêmes batteries LP-E6 et le même chargeur que les EOS 7D et 5D Mk2 (mon full frame, que je ne lâche jamais très longtemps)… Ce qui me permet de n’emporter qu’une seule batterie de réserve. Trois batteries au total, qui me permettent de tenir trois jours avec deux boîtiers (la dernière batterie pleine passant de l’un à l’autre, si nécessaire). Si je tiens à rester très léger, je peux même n’emporter qu’un seul chargeur (mais je prends souvent les deux par crainte d’en oublier un quelque part).
La déesse de la miséricorde Quan An, ainsi nommée au Vietnam, qui a donné son nom au premier appareil photo Canon (relire la petite histoire)... (Kwannon au Japon, Kouan Yin en Chine et Chenrézi au Tibet)
Au final, c’est l’argument de l’autonomie qui achève de me convaincre en faveur de l’EOS 60D, supposée tenir 1000 vues par charge, contre 400 vues seulement pour l’EOS 600D... Car en voyage lors de belles journées, je dépasse allègrement les 1000 photos / jour. La question est d’autant plus déterminante si vous utilisez systématiquement des optiques stabilisées, débouchez parfois des images au flash et tournez quelques séquences en Full HD. Après quarante cinq jours de test, l’EOS 60D m’a vraiment convaincu. C’est un appareil très polyvalent et bien équilibré, qui n’a pas usurpé sa place, pile au centre de la gamme EOS.
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jeu. 30 juin 2011
45 jours en Asie avec le Canon EOS 60D (part 2)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Canon EOS 60D… (à ne pas louper également, les tests terrains des Canon EOS 550D et Canon EOS 7D). Pour les plus passionnés, voici une version longue en 3 épisodes :
Et que les Nikonistes se rassurent ! Un test terrain du Nikon D7000 est programmé...
(...) Partie 2 :
Pilotage : la révolution des boutons
La navigation dans les menus peut se faire classiquement avec les quatre boutons du nouveau Pad. Mais je préfère naviguer verticalement du pouce avec la roue codeuse arrière… Puis changer d’onglets de l’index avec la molette avant, c’est tellement plus efficace ! D’autant que l’excellent système de Menus à onglets est toujours fidèle au poste. Chaque page présente l’intégralité des entrées, il n’existe donc pas d’entrées invisibles. Sans hésitation, les menus des EOS restent (de loin) les meilleurs menus à ce jour…
Jeune fille dans la ville de Yen Minh. Données EXIF : 1/250 sec - f/4 - 160 ISO - 127 mm – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.
L’ancien bouton de mise sous tension à trois positions à disparu. Il aura tenu 10 ans tout de même… Il fait place à un bouton On / Off, placé sur l’épaule gauche du boîtier comme l’EOS 7D (probable qu’on le retrouve sur de nombreux EOS à l'avenir). C’est plus rapide, lorsqu’il faut allumer l’EOS en urgence, à condition de s’habituer à ce nouvel emplacement. Mais l’idéal aurait été un bouton proche du déclencheur, comme sur le petit EOS 600D et sur les Nikon…
Pour mémoire, le troisième cran de l’ancien bouton, déverrouillait la roue codeuse servant au décalage d’exposition. C’était redoutablement rapide pour compenser l’exposition du pouce… Mais redoutablement dangereux pour les débutants qui risquaient des corrections d’exposition involontaires. Sur l’EOS 60D, on peut dorénavant personnaliser le comportement du bouton de verrouillage de la roue codeuse, un progrès… Mais un bouton de verrouillage physique comme sur l’EOS 7D aurait été plus lisible (et plus cher).
Autre miracle que l’on espérait plus : la molette des modes profite enfin d’un loquet de verrouillage (comme sur mon EOS 5 argentique de 1992). Avec d’autres EOS, j’ai parfois déploré des changements de position aléatoires causés par des frottements (c’est encore arrivé à l’EOS 5D Mk2 durant ce reportage). Par précaution, j’avais donc l’habitude de régler chaque mode pour une exposition en plein jour, notamment les modes C1 et C2, situés en bout de course. Il est désormais possible de faire modifier les EOS 5D Mk2 et EOS 7D avec cette nouvelle molette verrouillée, via un retour en SAV (pour respectivement 75 et 83 €).
A noter que sur l’EOS 60D, le Mode vidéo doit être sélectionné en tournant la molette des Modes (comme sur l’EOS 600D). On aurait préféré un bouton dédié sous le pouce, comme sur l’EOS 7D qui permet de passer plus rapidement de la photo à la vidéo, en choisissant le Mode de prise de vue séparément.
Décorée par le parti communiste qui semble omniprésent dans les régions les plus pauvres, Quan Ba, la ville de la porte du Paradis non loin de la frontière Chinoise. Ici vous ne serez pas dérangés par les touristes…Données EXIF : 1/40 sec - f/10 – 100 ISO - 56 mm (c’est à dire 90 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.
Capot supérieur : quelques surprises
Canon a fait un grand ménage sur le capot supérieur, en supprimant les rares boutons à « double commande » qui subsistaient encore... Dieux sait que ce sujet aura suscité des protestations au cours des années ! Nous sommes donc passé de quatre, à cinq boutons. Ce cinquième ne servant qu’à allumer l’écran monochrome. Il est facile à trouver sous l’index, car décalé et plus petit que les autres. Du coup, certaines fonctionnalités ont étés éjectés du capot.
Victime collatérale, la correction d’expo du flash désormais accessible par un menu… Et la balance des blancs qui (par défaut), ne possède plus de bouton d’accès directe. Heureusement il est possible de l’affecter à la touche SET (on sait malheureusement que seuls les utilisateurs avancés se donnent la peine de paramétrer finement leur reflex). On peut s’étonner d’un tel sacrifice… Toutefois cette absence ne m’a absolument pas gêné sur le terrain, (je sais que je risque de surprendre encore, les photographes scrupuleux).
Mais comme je travaille exclusivement en RAW, je ne me préoccupe plus très souvent de la balance des blancs. En extérieur je la laisse sur « Lumière du jour » quelque soit la météo… Et le reste du temps, sur Auto. Car je préfère l’ajuster en lot dans Lightroom, de façon très précise. C’est ultra rapide car je procède par « copier coller » sur des groupes de dizaines ou centaines d’images…
Ajoutez enfin, que la Balance Auto est suffisamment fiable. Y compris en Tungstène où elle préserve une légère dominante orange afin de conserver son naturel à la scène. Un « défaut » persistant et assumé je suppose, car une neutralisation optimale de l’éclairage tungstène semble toujours inesthétique.
Virée en Baie d’Halong sur une jonque tradionnelle, très loin des habituels « bateaux usines de croisière ».Données EXIF : 1/200 sec - f/6,3 - 100 ISO - 155 mm (c’est à dire 248 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.
Mais évidemment, mettons-nous à la place des utilisateurs de JPEG, frustrés de devoir retourner dans les menus pour la Balance des blancs… Alors que depuis dix ans, un bouton était là pour ça. Les ingénieurs de Canon ont-ils fait considéré que le format RAW était adopté par tous les photographes ? Pas sûr… Ils ont plutôt constaté que 90% des utilisateurs restaient systématiquement en Balance Auto (comme je l’ai constaté au cours de mes formations)… Espérons alors, que Canon ne retire pas le testeur de profondeur de champs (comme de nombreux autres constructeurs), sous prétexte que les photographes oublient de l’utiliser.
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dim. 19 juin 2011
45 jours en Asie avec le Canon EOS 60D (part 1)
Voila quelques temps, Déclic Photo publiait mon test terrain complet du Canon EOS 60D… (à ne pas louper également, les tests terrains des Canon EOS 550D et Canon EOS 7D). Pour les plus passionnés, voici une version longue en 3 épisodes :
Et que les Nikonistes se rassurent ! Un test terrain du Nikon D7000 est programmé...
Aboutissement de dix années d’évolution, l’EOS 60D est le premier reflex à proposer un écran articulé d’une telle résolution, une innovation que nous étions impatient de mettre à l’épreuve du terrain… En pratique, ce type d’écran s’avère-t-il utile pour un photographe voyageur et face à ses prédécesseurs et concurrents, l’EOS 60D est-il suffisamment musclé ? Pour le vérifier, nous sommes parti quarante cinq jours en Asie « sac à dos », avec l’EOS 60D, trois optiques et un Macbook Air…
Texte et photo : Jean-François Vibert
Partie 1 :
Après avoir testé le Canon EOS 7D au Cambodge, puis l’EOS 550D au Laos, c’est au tour de l’EOS 60D de passer notre test terrain longue durée. Après un séjour à Hong Kong, notre périple nous a mené à Hanoi au Vietnam puis dans les montagnes reculées du Nord, à la rencontre des minorités Hmong. Précisément au Nord de Ha Giang près de la frontière Chinoise, région préservée du tourisme… Préservée à tel point, que nous avons croisé des gens qui ignoraient à quoi servait l’écran de l’appareil. Des années que je n’avais pas vu ça...
Puis, direction la Baie d’Halong pour une croisière de quelques jours à bord d’une jonque traditionnelle, rustique et dépourvue d’électricité… Détail important lorsque l’on à le déclencheur facile. Enfin nous avons terminé par quelques jours d’exploration à moto de la région de Nin Binh, entre rizières et collines noyées de brume… Puis direction les Philippines, à la poursuite des requins baleines, mais ceci est une autre histoire. Une variété de situations très intéressantes, parfois difficiles, en tous cas représentatives de ce qu’un voyageur est susceptible de rencontrer : portraits, paysages, images d’action, ou images nocturnes.
Malheureusement, le mois de février n’est pas la meilleure période pour voyager au Nord Vietnam : une seule journée de soleil en deux semaines, ce sont des choses qui arrivent… On ne peut visiter que des pays où il fait toujours beau. Ce jour là, il ne fallait donc pas se rater ! Et c’est là qu’on apprécie de pouvoir compter sur son boîtier... Voilà d’ailleurs LA raison, pour laquelle les photographes experts refusent les demi-mesures : viseurs médiocres, AF hésitants, ou manque de réactivité. Les reflex experts sont donc conçus pour mettre toutes les chances de votre côté le Jour J : lorsque surgit « LE sujet » que vous attendiez…
Jeune paysanne en habits de fête dans les montagnes éloignées du Nord. J’ai adoré le 70-200 mm f/4 pour réaliser des portraits. Extraordinairement piqué et pour autant léger, il est bien adapté au gabarit de l’EOS 60D, ou même d’un EOS 600D, deux boîtiers capables d’exploiter ses exceptionnelles qualités optiques.Données EXIF : 1/250 sec - f/4 - 160 ISO - 135 mm (c’est à dire 216 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM
Caractéristiques : le juste équilibre ?
Canon, Nikon et Pentax se livrant une guerre pied à pied, en vue de fidéliser le « haut du panier » des photographes, jamais nous n’avons eu autant de choix pour trouver « le » reflex expert adapté à nos besoins. Annoncé en aout 2010 à 1199 € boîtier nu, on peut se procurer l’EOS 60D dès 890 € (prix de la rue), en ce début 2011. Tarif inférieur d’environ 100 €, à celui de ses deux concurrents, les Nikon D7000 et Pentax K5…
A noter que chez Canon, les photographes peuvent hésiter entre trois reflex équipés de capteurs CMOS de 18 Mpix. L’EOS 7D est le plus lourd, le plus cher (dès 1300 € boitier nu prix de la rue) et le plus performant, c’est un semi pro assez proche de l’EOS 5D Mk2 full frame… Au centre de la gamme, l’EOS 60D est le boîtier expert intermédiaire. Enfin l’EOS 600D est le boîtier amateur (disons amateur expert car il est très bien équipé), accessible dès 750 € boîtier nu (prix de la rue). Signalons enfin l’EOS 550D (ancêtre du 600D doté du même capteur de 18 Mpix), qui peut être une bonne affaire en fin de série (dès 580 € boitier nu)…
Pour faire simple, les petits EOS à 3 chiffres (EOS 600D et 550D) sont les plus compacts et les moins chers (très accessibles en kit). Mais ils ne disposent pas de toutes les options avancées qui intéressent les experts, par exemple le réglage d’ISO par tiers de valeurs, ou la cadence à 5 im/sec de l’EOS 60D. Notons que ces deux petits reflex conservent un testeur de profondeur de champs, ainsi que la plupart des boutons de commande directe (tous les reflex d’entrée de gamme du marché n’en offrent pas autant)… Ils constituent donc une vraie alternative légère à l’EOS 60D.
En haut de la gamme, l’EOS 7D offre tout ce dont un professionnel peut rêver… Mais son poid et sont encombrement sont peu compatibles avec mes voyage « sac à dos ». Ce que j’avais regretté lors de mon précédent voyage au Cambodge, sans que ses caractéristiques professionnelles ne s’avèrent forcément indispensables pour le type de photo que je réalise en voyage.
Les rizières de Nin Binh, noyées dans la grisaille au 136 mm… Au cours de ce reportage, je suis tombé amoureux du couple formé par l’EOS 60D et le EF 70-200 mm f/4. Un ensemble léger, réactif, pas trop coûteux et proposant un piqué exceptionnel…Données EXIF : 1/80 sec - f/4 - 100 ISO - 85 mm (c’est à dire 136 mm) – EF 70-200 mm f/4 L IS USM.
Fonctionnalités, autonomie : tout pour barouder
L’EOS 60D se situe donc à mi chemin entre les « petits EOS » et l’EOS 7D, panachant les caractéristiques des deux séries. Sa cadence de 5,3 im / sec est suffisante pour tout faire, y compris quelques images de sport. Une vélocité qui fait la différence avec l’EOS 600D, limité à 3,7 im/sec. Mais comme sur les précédents EOS, j’aimerais personnaliser la vitesse intermédiaire (seulement deux vitesses sont disponibles). Un défaut mineur sur l’EOS 60D, qui s’avère plus gênant sur l’EOS 7D car il est capable de grimper à 8 Im/sec.
Sur le papier, le système Autofocus de l’EOS 60D reste similaire à celui de l’EOS 50D. Je n’ai toutefois jamais eu à m’en plaindre et il me suffit en voyage… Mais certains reprochent à Canon d’être un peu « radin » de ce côté-là… L’EOS 60D aurait mérité l’AF de l’EOS 7D qui est bien plus impressionnant. Si vous souhaitez traquer les animaux ou les sportifs, optez éventuellement pour ce dernier.
J’ai d’abord pesté contre l’abandon de la carte CF, mais à ma grande surprise je commence à apprécier les SD, depuis que le Macbook Air est équipé d’un lecteur SD. L’EOS 60D a gagné le pilotage des flashs à distance, ce qui évite l’achat du transmetteur ST-E2… Plus utile à tous : vous bénéficiez aussi d’un horizon artificiel, accessible sur écran mais également dans le viseur grâce à des diodes.
Le boîtier n’est pas tropicalisé mais « protégé contre les gouttes ». Nous avons (prudemment) essuyé quelques averses et traversé sans dommage des montagnes noyées dans le brouillard. A noter qu’en plus de 18 ans d’utilisation de reflex non tropicalisés, je n’ai jamais déploré la moindre panne causée par l’humidité. Ce qui fait réfléchir sur l’argument commercial de la sois-disant « tropicalisation ».
L’autonomie des batteries LP-E6, compatibles avec l’EOS 7D et l’EOS 5D Mk2 est donnée pour 1000 images, mais on peut tenir un peu plus (alors que les LP-E8 de l’EOS 600D ne sont données que pour 400 vues). Ainsi, j’ai pu travailler trois jours sans recharger en baie d’Halong, en réalisant plus de 3500 clichés avec deux boîtiers et trois batteries que je n’ai pas totalement vidé.
A noter que la nouvelle poignée grip BG-E9 (le neuvième du genre ;-) est incompatible avec tout ce qui a existé précédemment... Un grand classique chez Canon qui a conçu autant de grips, que de boîtier ! Du coup, je n’achète plus ces grips (pas si faciles à revendre finalement) et ils ne me manquent pas du tout, même avec mon 70-200 mm. Il faut un peu de pogne, mais ça se travail…
Viseur et écran 3/2 : sans concessions
Il ne manque pas grand chose à l’EOS 60D pour combler les photographes les plus exigeants, sachant que son viseur est de bonne facture, affichant 96% de l’image pour un grossissement de 0,95x. Il n’est pas aussi luxueux que celui de l’EOS 7D (100% et 1.0x)… Mais visiblement plus confortable que celui des petits EOS 550D et 600D (95% et 0,85x). Signalons la possibilité d’alterner trois verres de visée optionnels (en l’absence d’affichage à la demande d’un quadrillage LCD, comme sur l’EOS 7D et certains Nikon)…
Le grossissement confortable du viseur est l’une des bonnes raisons qui feront éventuellement préférer l’EOS 60D à l’EOS 600D (ce dernier étant équipé d’un penta miroir au lieu d’un penta prisme). Certes les Nikon D7000 et Pentax K5 font mieux avec un affichage de 100%. Mais la différence est-elle déterminante ?
Atout maître de l’EOS 60D, son écran 3 pouces de 1.040.000 pixels au ratio 3/2 articulé (une première mondiale à cette taille-là). Un ratio d’écran 3/2, identique au ratio du capteur ce qui permet d’afficher les images en plein écran et sans bandes noires. Donc de profiter de la totalité des 1.040.000 pixels, la plus haute résolution actuelle sur un reflex. A l’usage, c’est un réel confort que j’apprécie énormément. Utilisé aux côtés de l’EOS 5D Mk2, la différence saute aux yeux...
Seuls trois reflex Canon proposent actuellement un tel confort d’affichage, les autres marques conservant le ratio 4/3 ou 16/9, n’exploitant qu’une partie des habituels 920.000 pixels. Ajoutez à cela un contraste, une luminosité et une fidélité colorimétrique qui ont sensiblement progressé. Leurs écrans sont de vrais points forts pour les EOS 60D et 600D.
L’écran articulé n’est pas du tout proéminant, une fois replié il se fait oublier sans alourdir l’ensemble. Il est d’ailleurs rassurant de le replier à l’envers, afin de le protéger des frottements dans le sac. Inutile de l’enlaidir avec une feuille de protection translucide, qui nuit forcément à l’affichage. Je vous suggère d’ailleurs de replier l’écran de temps à autres… Pour vous astreindre à travailler sans vérifier vos images, afin de mieux vous concentrer sur votre sujet et économiser (si nécessaire) vos batteries.
Ecran orientable : indispensable ?
C’est en ville que je me suis surpris à exploiter l’écran orientable de l’EOS 60D. Notamment pour rechercher des cadrages originaux ou photographier au dessus de la foule : les bras tendus droits vers le ciel et l’écran orienté à 90° vers le bas… Autre cas de figure : en posant l’appareil au raz du sol avec un très grand angle (l’EF-S 10-22 mm par exemple). Lors de vols intérieurs sur de petits coucous aux Philippines, j’ai pu réaliser de magnifiques images par le hublot, qu’il aurait été impossible de cadrer sans retourner l’écran à 180°.
Certes, l’AF par détection de contraste en Live-view reste trop lent et ne permet pas la mise au point en vidéo, comme sait le faire le Nikon D7000. Mais est-ce réellement utile, puisque le bruit de l’AF est capté par le micro embarqué (ceux qui investissent dans un micro externe préfèrent généralement travailler comme les pro, en mise au point manuelle). A noter que l’EOS 60D dispose d’un mode reconnaissance des visages, absent de l’EOS 600D, un gadget que je n’ai pas pensé à essayer… En Live View, je préfère l’AF en mode rapide (c’est à dire l’AF classique à détection de phase), qui implique un bruyant relevage du miroir.
Contrairement à l’an dernier, je n’ai pas beaucoup filmé lors de ce voyage. Car je ne trouve jamais le temps de monter mes films, une fois replongé dans le quotidien (c’est le lot de la plupart des vidéastes amateurs, ce qui me fera toujours préférer la photo)… Je n’ai donc pas expérimenté le filtre « anti vent », nouvellement disponible. Mais il semble évident que l’écran orientable est un avantage déterminant pour les vidéastes.
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Publié par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 75 - TEST : Test de terrain , 80 - APN : Canon | Permalink | Commentaires (13)
jeu. 02 juin 2011
Amusement avec mon Samyang 500 mm
C'est vrai que se promener avec un 500 mm sur l'épaule, qui se fait totalement oublier et ne pèse pas plus qu'un 24-105 mm, cela autorise certaines photos qu'il serait plus difficile de faire autrement... On peut rester très loin, donc très discret et se la jouer façon "Hôtel de ville" ;-)
Certes en l'absence d'AF et de stabilisation, la prise de vue reste acrobatique et le taux d'échec élevé. Mais une fois sur 10 ça marche, alors inutile de s'en priver.
Publié par VIBERT dans 00 - La photo de la semaine , 75 - TEST : Test de terrain , 80 - APN : Canon , 80 - APN : Tous les autres... | Permalink | Commentaires (10)
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