lun. 13 fév 2012
Camerasize.com le site qui nous manquait !
Il y a comme ça certains sites, "dont on se demande comment on survivait avant de les connaitre" ! Dire qu'on m'a parlé récemment de Macandphoto en ces termes (et c'était quelqu'un qui ignorait que j'en était l'animateur, ce qui m'a fait beaucoup rire... et je n'ai rien dit tellement que j'en revenais pas ;-)
Dans le genre indispensable, il y avait hoaxbuster à une époque rappelez-vous ! Il y a aussi seatguru.com, bien connu des reporters (qui n'ont pas souvent droit à la Business Class) et qui permet de choisir les meilleurs sièges, qui vous garantiront d'arriver bien reposé, avant de vous mettre à vos photos...
Et pour choisir vos appareils, il y a dorénavant camerasize.com, qui permet de générer des liens courts vers certains couples d'APN à comparer, par exemple le Canon G1X et le Fuji X-Pro 1.
Ou le Canon S100 et le Fuji X-10 :
A noter que la nouvelle version du site (accessible ici), permet de comparer plusieurs boîtiers en même temps :
Ci dessus de gauche à droite : le Canon EOS 1Dx, le Canon EOS 1D Mk3, le Nikon D4, le Nikon D800 et le Nikon D700. Intéressant de constater à quel point Nikon a réussi à maîtriser la hauteur des ses deux nouveaux boîtiers.
Autre comparaison intéressante : le Nikon D700, le petit reflex EOS 600D, le Canon G1 X, le Canon G12, le Fuji X10, Le Canon S100.
Idéalement, il me les faudrait tous ceux-là, pour différentes circonstances (manque juste dans cette belle collection l'EOS 5D Mk3, qui arrive...).
Dans le même goût on ne négligera pas l'outil de comparaison d'appareil de Dpreview, et l'outil de comparaison de gammes optiques, qui permettent d'afficher des tableaux de caractéristiques assez lisibleset de déjouer certain mythes !
Même si l'avis de Dpreview est parfois très subjectif et doit être absolument "décodé" car il est extrèmement geek ! J'ai ainsi remarqué qu'ils ont tendance à privilégier une vision assez technoïde de la photographie et que souvent la richesse de la fiche technique et les tests sur mire l'emporte sur l'évidence, le feeling et l'usabilité de terrain !Par exemple quand ils créditent le Sony Alpha 77 de 81% de qualité, alors que je n'en voudrais pas, même si on me l'offrait !
Lire la suite »Publié par VIBERT dans 00 - COUPS DE COEUR , 00 - Vu sur le net : C'est dimanche , 10 - ACTU : APN, matos photo , 77 - TEST : Compacts experts , 80 - APN : Canon , 80 - APN : Fujifilm , 80 - APN : Leica , 80 - APN : Nikon , 80 - APN : Olympus , 80 - APN : Pentax , 80 - APN : Sony (Konica Minolta) , 80 - APN : Tous les autres... | Permalink | Commentaires (15)
sam. 21 jan 2012
Test du Canon G12, de Hong Kong aux Philippines (Part 1)
Durant de longues années les Canon G furent les seuls compacts à tenter de séduire les photographes experts, en leur proposant contrôles manuels, zooms raisonnables, réactivité correcte et format RAW… Alors que la concurrence se réveille en 2012 (et que canon propose un grand frère au G12 avec le G1 X), nous avons voulu savoir si le G12 faisait toujours figure de référence et s’il était suffisamment convaincant pour un utilisateur de reflex…
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 2).
- Test terrain Canon G12 un mois en Asie (part 3). (à venir)
... partie 1 sur 3 :
Afin de pousser le G12 dans ses derniers retranchements, nous l’avons embarqué dans un grand voyage d’un mois et demi au départ de Hong Kong, qui nous a mené aux Philippines en passant par le Vietnam…
Avec pour finir, quelques plongées à la rencontre des requins baleine. Histoire de tester le caisson étanche dédié, proposé par Canon… Voyons si le compact expert le mieux équipé du moment a résisté aux pièges que nous lui avons tendus. S’il est susceptible de satisfaire un utilisateur de reflex et si les progrès réalisés depuis le G10 (testé lors d’une précédente aventure au Costa Rica), s’avèrent décisifs.
Le G12 est toujours classé en ce mois de janvier 2012, en 16em position des ventes d'appareils photo sur Amazon.fr et 12em de la catégorie Compact et Bridges. Ce qui est remarquable pour un APN vendu autour des 400 €.
Prise en main, confortable
Présenté en septembre 2010 à près de 550 €, le G12 est désormais accessible dès 460 € (prix de la rue) en ce mois de mai 2011 (MAJ, 400 € en janvier 2012). Il reconduit dans les grandes lignes l’ergonomie bien rodée de ses prédécesseurs, avec quelques nouveautés discrètes, qui rapprochent un peu plus encore son utilisation de celle d’un reflex…
Notamment sa nouvelle molette avant, qui est un sérieux atout pour les utilisateurs experts (même si l’on aimerait qu’elle soit positionnée un peu plus près du déclencheur, comme sur les reflex EOS).
Combiné à la classique molette arrière, elle permet une utilisation très intuitive, en mode Manuel, ainsi qu’en Priorité Ouverture ou Vitesse. Combinée à un appui sur la touche flash, elle permet aussi d’appliquer une correction de puissance de l’éclaire du flash, c’est très agréable...
Son utilisation avec de gants fins est même envisageable, ce qui était difficile avec la molette arrière (testé précédemment en montagne avec un G10). Après l’avoir utilisé, on se demande comment on pouvait s’en passer et l’on regrette son absence chez la plupart des modèles concurrents, notamment sur le Nikon P7000 qui tente de se positionner face au Canon G12. Seul le Samsung EX1 propose une molette avant similaire…
Les grosse molettes métalliques de sélection (de Mode, de sensibilité ISO et de Correction d’expo), sont idéalement fermes et ne risquent pas de tourner par erreur.
La grosse molette de sélection de la sensibilité ISO est excellente, mais souffre d’un léger défaut : si vous choisissez la sensibilité ISO Auto, veillez à positionner bien précisément la molette (et vérifiez éventuellement l’affichage à l’écran si le G12 est dans son caisson)… Car si vous tombiez juste à côté, ce serait alors 80 ISO qui serait sélectionné, ou 3200 ISO (de l’autre côté) ce qui serait plutôt aléatoire (un jeu digne de Partypoker.fr).
Cela m’est évidemment arrivé, alors que je faisais des images assis dans un kayak de mer. Le G12 était dans son caisson étanche et tout occupé à lutter contre le courant je ne me suis pas rendu compte de l’erreur…
Résultat, toute une série de belles images à jeter. Voilà une démonstration fulgurante de l’intérêt d’un « test terrain » réalisé sur une longue durée et des circonstances variées. Car il est improbable que ce défaut se soit révélé, lors d’une prise en main classique de quelques jours en ville...
Ecran, le tester c’est l’adopter
Ajoutez à cela un écran de 2,8 pouces orientable en tous sens et vous obtenez une redoutable machine photographique. Inauguré sur le G11, cet écran est l’un des atouts maitres du G12 et j’attendais l’occasion de le tester sur une longue durée, pour évaluer à quel point il me serait utile. Voir indispensable...
Au fil des semaines, les résultats ont dépassé mes espérances. L’écran orientable vous invite à innover, à bousculer vos habitudes et à changer votre approche du cadrage. Il se justifie totalement sur un compact, bien davantage que sur un reflex disposant d’un viseur optique. J’ai particulièrement aimé l’utiliser en photo de rue, bras tendus au dessus des têtes...
Même dans une foule compacte, il est possible de photographier les gens sur plusieurs plans... Vous réalisez ainsi des images impossibles autrement, car vous levez les bras beaucoup plus haut, tout en contrôlant précisément le cadrage.
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jeu. 12 jan 2012
Test : un mois en Asie avec l’Olympus XZ-1 (part 1)
Fin 2011, Déclic Photo publiait mon test terrain complet de l'Olympus XZ-1… (à ne pas louper également, les tests terrains des derniers reflex Nikon D7000, Canon EOS 550D, EOS 60D et EOS 7D et du Fuji X100). Pour les lecteurs les plus passionnés, voici la version longue en 3 épisodes :
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 2)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 3)
- Test terrain : Un mois en Asie avec l'Olympus XZ-1 (part 4)
- Test terrain : 140 images prises avec l'Olympus XZ-1 à Bali.
... partie 1 sur 4 :
Voilà des années que je rêve, d’un compact équipé d’un bon zoom et d’un viseur capable de seconder mes reflex en voyage. Après le Canon G12, c’est au tour de l’Olympus XZ-1 de passer un test terrain longue durée... Ce petit nouveau saura-t-il séduire un utilisateur de reflex particulièrement intraitable ?
Sur le papier l’Olympus XZ-1 ne manque ni d’ambition, ni d’arguments pour séduire les photographes exigeants. On remarque d’abord cette bague de pilotage autour de l’objectif, spécialement taillée pour les experts travaillant en modes PASM (Programme, Ouverture Vitesse Manuel).
Ensuite un capteur 12 Mpix, dont la surface (1/1.63 pouce) est imperceptiblement plus large que la moyenne des compacts (1/1.7 pouces pour les Canon S95 et G12)… On découvre aussi un zoom (28-112 mm f/1.8-2.5), dont la grande ouverture sur toute la plage focale est inégalée, Olympus à d’ailleurs inscrit fièrement f1.8 sur l’avant du boîtier.
Ajoutez enfin, un viseur électronique optionnel (VF-2 de préférence au VF3 moins défini) et vous obtenez une combinaison unique sur le marché, pour un prix fort raisonnable de moins de 390 € (sept. 2011). Les plus convaincus dépenseront éventuellement 220 € de plus pour le viseur, ce qui reste excessif pour ce qu’on y voit…
C’est pourtant la possibilité de tester pour la toute première fois un compact « avec viseur », qui m’a convaincu d’acheter le XZ-1. Car un tel viseur manque à ses concurrents les plus sérieux, je pense aux Canon S95 et G12, le viseur optique de ce dernier étant trop petit, pour donner envie de s’en servir… Deux modèles de gabarits différents, devenus références que je serais souvent amené à comparer au XZ-1.
Le viseur externe VF2 est l’accessoire qui m’a convaincu d’embarquer le XZ-1 à Bali. Il n’est pas si encombrant qu’on pourrait le craindre. D’autant qu’on peut rapidement le ranger dans une poche…
La qualité d’affichage du viseur amovible VF-2 étant réputée « correcte», je me suis laissé tenter. En dépit d’une méfiance extrême à l’encontre de la visée électronique, systématiquement catastrophique jusqu’alors... Mais il faut se rendre à l’évidence. Si vous refusez de vous passer d’un zoom sur votre compact (pour d’évidentes raisons de polyvalence) et si détestez viser à l’écran… Alors il ne reste QUE le viseur électronique, un dispositif qui devrait se généraliser dans les années à venir, au fur et à mesure des progrès de l’électronique.
Il me semblait donc intéressant de vérifier si l’on peut s’habituer à cadrer avec un dispositif qui « s’interpose » entre vous et la réalité… Alors qu’habituellement, le viseur optique se comporte comme « une fenêtre ouverte », au travers de laquelle vous êtes « en contact » avec le monde. La différence n’est pas seulement philosophique, elle est aussi « sensuelle », de l’ordre du plaisir et du ressenti…
J’ai donc choisi un XZ-1 en noir (le blanc étant fort peu discret), accompagné d’un VF-2 noir (il existe en beige pour s’accorder aux Pen). Certes, d’autres APN proposent des viseurs électroniques optionnels (le Panasonic LX-5 par exemple), mais ceux-ci sont souvent moins précis…
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mar. 06 déc 2011
J'ai touché le Fuji X10 ! Alors... alors ?
Je n'ai eu que quelques minutes pour le prendre en main et déclencher (un grand merci à Christian de nous l'avoir amené à la formation Lightroom)... Mais cela vaut le coup de faire un très rapide et très court feed back (relire éventuellement nos précédentes critiques très sévères du Fuji X100 et encore je n'avais pas parlé de ces pannes récurrentes de lamelles du diaph, lire ceci, ceci, ceci, ceci et cela. Un appareil décidément commercialisé en version ßeta...). Et à propos du X10 :
- Une première prise en main du X10 par un de nos lecteurs.
- Fuji X10, le compact le plus cool du moment ?
- En attendant le Fuji X10... voici son manuel en Français.
Poids et encombrement : ouf ! Très raisonnable. Ni trop gros, ni trop petit, il a le gabarit idéal en fait... Il "fait" légèrement plus petit et léger qu'un Canon G12, même si son objectif dépasse davantage. Mais je n'avais pas le G12 pour comparer en même temps. Il rentrera donc dans une poche de veste (pas une poche de chemise et encore moins dans une poche de jean's par contre)...
Touché et fabrication : il "fait" solide, bien fini, bel objet... Le revètement n'est pas glissant. En noir, il est plus discret, moins "nouveau riche" et prétentieux que le X100 (meilleur moyen de se faire repérer ou que vous alliez).
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jeu. 01 déc 2011
Fuji X10, une prise en main par un utilisateur de reflex
Un autre de nos lecteurs Olivier French (France in photo), a reçu son Fuji X10. Il nous en livre une analyse sans concessions. Il faut dire qu'il a salivé plusieurs semaines sur la "brochure dithyrambique" de ce Fuji X10 avant de le recevoir, voici son premier sentiment après quelques jours passés avec... Rappelons que nous avons déjà parlé du Fuju X10 à plusieurs reprises :
Fuji X10 : review par un utilisateur de reflex.
Comme d'autres utilisateurs de reflex numériques, je souhaitais avoir un compact qui puisse tenir dans mon sac et que je puisse emmener là où mon Canon EOS 5D Mark II et ses optiques, seraient trop visibles ou encombrants.
Le Fuji X100 m'avait séduit, mais j'ai finalement craqué sur le X10. Je me suis documenté avant cet achat, parcourant les sources d'information en ligne (reviews, vidéos). J'ai aussi pas mal rêvé sur la superbe brochure mise à disposition par Fuji au salon de la photo. Je n'ai toutefois pas pris le boitier en main avant cet achat (il était en vitrine au salon)
Voici mes impressions après deux sorties faites avec : l'une en extérieur (principalement au jardin des Tuileries) et l'autre en intérieur (au Salon Rail Expo).
Prise en main.
Le X10 est d'une taille adaptée pour tenir dans un sac ou une poche de veston, mais pas une poche de chemise. Conséquence de cette taille, il n'est pas trop petit ou léger en main.
Le bossage de l'arrière tombe bien sous le pouce droit. Par contre, on a le petit doigt qui se balade en dessous, sans toutefois que ce soit un gros problème.
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ven. 16 sep 2011
Canon S100, la bombe de la rentrée (updated)
J’ai depuis 3 ou 4 ans une vraie passion pour les compacts experts… Car trouver un compact expert efficace c’est un peu le graal inaccessible du photographe, un véritable fantasme… Et pour son concepteur, un pari quasi impossible à tenir : réunir dans un même boîtier minuscule des qualités jusqu’alors incompatibles : compacité, polyvalence, image excellente, réactivité suffisante, confort de visée, écran performant, design agréable et si possible résistance aux chocs…
N’oublions pas, que c’est l’ambition de créer un appareil plus compact, qui motiva la création du prototype du Leica en 1905, qui était le compact expert de son époque (commercialisé en 1924)… Et cette quête est toujours en cours en 2011, environ un siècle plus tard. Malheureusement, il y a bien longtemps que les bonnes idées ne naissent plus en Europe (qui n’a de toutes façon plus les moyens, ni même l’ambition et encore moins le savoir faire industriel nécessaire pour fabriquer et commercialiser des appareils photos... Mais laissons ce débat).
Entre les « petits reflex », les « moyens hybrides » et les « gros compacts », leurs écrans orientables, leurs viseur optiques et leurs viseurs électroniques (éventuellement), les solutions et les tentatives n’ont pas manquées jusqu’alors. Pourtant, aucune d’entre elles, n’a pour le moment réussi à faire l'unanimité... Le compact expert idéal, n’existe donc toujours pas en 2011 !
Si cela était le cas et si une "formule technique" réussissait à combiner les cahiers des charges de tous les utilisateurs potentiel d'un compact expert, cela se saurait... Et si un consensus technique était enfin trouvé, cela entrainerait la disparition immédiate de tous reflex non professionnels (entrée de gamme et experts). Car personne n'aime vraiment se charger de matériel encombrant !
Hors nous sommes encore assez loin de la disparition du reflex, tout simplement car il reste beaucoup plus difficile et aléatoire de réussir à coup sûr de bonnes images sans reflex... Dit autrement : si l'on veut être sur et certain de réussir ses photos en 2011, mieux vaut se charger d'un reflex ;-) Pour d'évidentes raison de réactivité et de précision de visée.
Toutefois, des appareils innovants comme le récent Sony NEX-7, commencent à ressembler à des débuts de solution... Mais ce dernier est encore bien trop gros et trop coûteux (1200 € sans optique), pour être considéré comme un compact expert. En terme d’encombrement, il équivaut au Leica des années 20 (notament à cause de l'objectif). Le Sony NEX-7 chasse donc plutôt sur les terres des "petits reflex"…
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jeu. 04 fév 2010
Canon G11 ou Canon S90 ? Comment choisir...
De retour sur Phnom Penh, après 12 jours de virée entre Siem Reap (temples d'Angkor), Battambang et la paisible station balnéaire de Kep (au charme suranné).
Je vous écrit du fameux FCC (Foreign Correspondant Club), dont la réputation n'a d'égale que le prix élevé des boissons (on est pas loin des prix pratiqués à Paris, c'est dire). Mais l'endroit est sacrément agréable le matin avec cette vue imprenable sur le Mékong, d'ou vient une petite brise très rafraîchissante.
Et (last but not least), on peut y voir aussi quelques belles photos de guerre exposées... Dès l'happy hour, tout ça me semble un poil snobinard toutefois (au moment ou les expats - tels les grands fauves - vont boire près du fleuve ;-) L'Internet y est malheureusement aussi lent que partout dans le pays (infrastructures zéro). Il n'est pas facile de se connecter d'ici pour partager photos et vidéos. On trouve des connections WIFI presque partout mais les débits sont catastrophiques (souvent moins de 100 kbps, on est pas loin du modem 56k)... Je suis resté frustré durant plus de 8 jours ne réussissant pas à uploader mon petit montage du Bamboo train (ça m'a pris plus de 4 h passées dans un café).
Pas grave on verra tout ça plus tard, l'urgence est plutôt d'engranger des images à l'aide des 7D et 5D Mk2, plutôt que de les publier. Dire qu'en arrivant à Paris je devrais logiquement bénéficier de la fibre optique avec Free... ça va faire drôle.
A Phnom Penh, je retrouve mon gros sac (pas si gros en fait), confié à un hôtel au bord du Tonlé Sap (il ne s'agit pas de l'Hôtel International photographié ci-contre ;-) Dans ce sac, le Canon G11 que j'avais (aussi) emporté... Je vais pouvoir enfin le comparer au S90, que j'avais préféré pour cette première partie du périple (le but était de rester hyper léger : deux petits sac à dos. Le premier pour 3 tee-shirts, 2 slips, une trousse de toilette, une trousse à pharmacie. Le second (plus lourd), pour 2 reflex, 2 optiques, le S90, le Macbook Air, 3 disques durs et mon iPhone... (dans lequel j'ai chargé l'intégrale des "tuuuuuu" en pdf ! Mais ceci est une autre histoire que je raconterais peut-être. Car ça en dit long).
Dans mon sac, je suis content de retrouver aussi mes bouchons d'objectif (des EOS) que j'y avais oublié... Leur absence m'a empêché durant ces 12 premiers jours de laisser un de mes reflex à l'hôtel, tout en conservant durant la journée un second objectif (lentille arrière protégé) dans mon sac. Je n'ai emporté au Cambodge que mon EF 24-105 mm, le EF 14 mm et un EF 50 mm f/1.4 (que je n'ai pas encore utilisé). Impossible de trouver un shop vendant des objectif EF ailleurs qu'à Phnom Penh... et encore moins des bouchons d'objectifs (imaginez).
Du coup, en shootant tous les jours comme un malade avec ces deux reflex plutôt lourds (plus lourds qu'un EOS 5D accompagné d'un petit EOS 500D), je me suis retrouvé assez vite avec une quasi tendignite à l'épaule droite (il y a longtemps qu'elle ne s'était pas réveillée cette douleur là qui me vient de quelques années de frontsides un peu "appuyés" en snowboard). Tout ça, car j'avais oublié ces deux bouchons, ça m'apprendra... A moins que ce ne soit à cause des cadrages vidéos à bout de bras (à méditer ça) ?
Mais revenons aux Canon G11 et S90. Une petite ballade au marché local à la plus belle heure du jour, me permet de remplir une carte avec d'intéressantes images à contre jour... Et de re-tester la vidéo du G11 (tout en me reposant l'épaule droite, quel bonheur)... C'est ma première véritable occasion de le comparer à son petit frère S90 (si l'on fait abstraction de mon expérience avec le Canon G10 au Costa Rica l'été dernier).
Après 12 jours avec le S90 (même équipé de son viseur externe), le G11 me semble soudain plus encombrant... Dire que je l'avais trouvé si léger la première fois (comme quoi on s'habitue à tout). Du coup, je crois bien que je préfère irrémédiablement le petit S90 (sachant que la qualité d'image est identique, excellente dans les deux cas). Quitte à poser mon reflex de temps en temps, autant être vraiment "très" léger. Autant le S90 se fait oublier dans la poche de mon short, autant le G11 beaucoup moins...
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mar. 12 jan 2010
Canon S90 et viseur externe, l'astuce qui tue !
Vous êtes nombreux j'imagine, à ne pas trop aimer viser via l'écran de votre compact, surtout en plein soleil. J'avais assez longuement évoqué la question à l'occasion du test terrain du Canon G10, réalisé durant 3 semaines au Costa Rica.
Sachant cela, j'ai cherché et trouvé un moyen pas si bête de fixer mon petit viseur Ricoch GV-2, à mon Canon S90... Grâce à ce bricolage, la prise en main est beaucoup plus solide, car on peut étaler son pouce en plein sur l'écran (je n'avais pas anticipé ce bénéfice au début, mais ça change tout). Par ailleurs la platine qui dépasse de quelques millimètres à l'avant, offre un excellent appui pour les doigts (Canon aurait pu nous offrir un petit revêtement caoutchouté comme sur le G11).
L'ensemble est très rigide et se glisse sans problème dans la poche ventrale de ma parka (ce sera bien pratique pour faire des photo au ski en gardant mes lunettes de soleil). La position latérale du viseur le rend peu encombrant et moins proéminent que sur le dessus...
Côté parallaxe, c'est pas si mal... Il suffit de fixer le boîtier très légèrement de biais (1 ou 2° environ après quelques essais). Après tout la distance séparant le viseur de l'objectif est plus ou moins similaire à celle séparant le viseur d'un Leica de son axe optique.
Comme je l'avais déjà expliqué dans le cas du G10, il reste un peu de marge en haut lorsque que les bord inférieurs et latéraux sont biens calés (la photo obtenue étant légèrement plus large que ce que l'on perçoit dans le viseur, ce qui me va bien)... Car cela permet éventuellement d'envisager un recadrage au ratio 3/2 (le ratio des reflex, alors que les compacts sont au ratio 4/3 dont je ne suis pas fan).
Ce S90 est vraiment fantastique je l'essaye depuis 2 jours. Il s'agit probablement du plus intéressant de tous les compact actuels et l'ajout d'un viseur le transforme en bloc-note de voyage "redoutable". Le S90 est en effet un "petit G11". Un poil moins cher et beaucoup plus léger. Il est équipé d'une optique excellent qui ouvre à f/2 (en position 28 mm), alors que celle du G1 n'ouvre qu'à f/2.8... Ses performances en haute sensibilité sont exceptionnelles, notamment en format RAW.
Et que dire de cette géniale bague, que l'on peut tourner "à l'ancienne"... Pour piloter au choix : la sensibilité ISO, l'Ouverture, ou la mise au point manuelle. Le seul défaut du S90 est peut-être l'absence de griffe flash et de viseur... Absence que l'on peut contourner rapidement comme je l'ai fait, en détournant une platine porte flash, découpée à la scie à métaux.
Voilà ce que ça donne de face (je me suis pris en photo dans le miroir de la salle de bain, et je découvre qu'il n'est pas super net ;-) On peut caler le viseur et le bord arrondi du boîtier très solidement contre l'arcade sourcilière... Une stabilité qui permet d'envisager confortablement des vitesses assez basses.
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mer. 30 sep 2009
Test terrain impitoyable, Canon G10 au Costa Rica
Considérant qu’il est impossible de viser en tenant un écran à bout de bras, j’ai toujours négligé les APN compacts jusqu’alors... Pourtant, comme beaucoup d’utilisateurs de reflex, j’ai toujours rêvé d’un boîtier de poche efficace qui me suive partout. En ce sens, le Canon G10 fut le premier compact « Expert » à me sembler convaincant. Voyons comment il a résisté aux 90% d’humidité de la jungle du Costa Rica et s’il a réussit dans la mission qui lui fut assignée au cours de trois semaines de prise de vues intensives...
Tout utilisateur de reflex rêve d’un appareil compact qui soit assez léger pour l’accompagner partout, tout en restant suffisamment performant pour que ses images se hissent au niveau de celles du boîtier qu’il privilégie habituellement…
Faute d’avoir possédé cet appareil de poche au cours des dernières années, je suis bien conscient d’être passé à côté d’images intéressantes, ce qui est vraiment trop bête… Voilà pourquoi je me suis offert un Canon G10, (devenu G11 très récemment, un nouveau modèle que j’analyserais un peu plus tard en regard de ce que j’ai appris du G10 au cours de trois semaines de terrain).
C’est la combinaison (jusqu’alors inédite) d’un ensemble de caractéristiques nouvelles, qui m’a poussé à m’intéresser au Canon G10 : son nouveau zoom 28-140 mm (alors que le G9 ne disposait que d’un 35-210 mm), son écran haute résolution, la disponibilité du format RAW (apparue sur le G9) et même la possibilité d’installer un viseur optique optionnel sur la griffe flash... Tout cela m’a convaincu « sur le papier ».
Je rêve depuis longtemps d’un appareil de poche efficace.
Dans un passé lointain (et argentique) je me souviens avoir utilisé un minuscule Olympus Mju 2, puis un Contax T2. Mais je n’ai jamais obtenu beaucoup d’images intéressantes avec ces deux petits boîtiers bien qu’ils aient été équipés d’excellentes optiques de 35 et 38 mm. D’ailleurs je perdis rapidement le premier, acte manqué ?
Il était sans doute trop petit et trop léger (mais étanche). Quant au second, il se noya aux Philippines lors d’un chavirement de pirogue (pas étanche). Ce qui démontre en passant tout l’intérêt de posséder un compact d’appoint (pas trop luxueux), pour éviter de risquer bêtement son reflex dans certaines situations hasardeuses (un compact sert aussi à ça)...
Bien qu’ayant apprécié la compacité de ces deux appareils, il se trouve que je ne les ai jamais remplacés par leurs équivalents numériques. D’une part car les viseurs optiques se sont fait de plus en plus rares (ou même totalement absents) sur la plupart des modèles à l’exception de certains Canon et Sony… D’autre part, car je me suis lassé du manque de polyvalence des focales fixes de 35 ou 28 mm (je sais que je vais choquer les puristes), tout en jugeant les zooms des compacts peu convaincants… En cause, l’absence de grand angle et des amplitudes de focales bien trop ambitieuses pour être crédibles.
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