mar. 06 mai 2008
Gammes optiques, comment s’y retrouver ?
Ce soir je vous livre le chapitre 17 de mon Guide des Reflex 2008, juste comme ça, parce que ça me fait plaisir... Si vous aimez ce site, n'hésitez pas à le commander en suivant ce lien. Car ce sont les ventes de mes livres qui financent pour une bonne part, la rédaction bénévole de ce blog.
Oui, les optiques de rêve ne manquent pas chez tous les fabricants ! Mais il est souvent difficile de trouver des optiques de qualité qui restent accessibles financièrement et c’est très précisément sur ce point que les marques revenues récemment au reflex numérique ont encore du travail à faire…
Le principal intérêt d’opter pour un reflex est de pouvoir choisir ses optiques au sein de gammes pléthoriques allant du 14 au 600 mm. Le choix de l’objectif et de la focale est déterminant dans la réussite d’une image, car c’est en adaptant la focale que l’on cadre son sujet (ainsi qu’en se déplaçant, ne l’oublions pas). D’autant que les progrès technologiques de l’optique et l’arrivée de zooms de haute qualité ont depuis une quinzaine d’années radicalement changé notre façon de faire des photos (il faudrait un jour consacrer un livre entier à ce sujet pour aller véritablement au fond des choses)…
D'impressionnantes évolutions depuis 10 ans
Par le passé, de nombreux photographes considéraient que seuls leurs
objectifs fixes étaient en mesure d’offrir des caractéristiques
optiques suffisantes. Il leur fallait donc transporter jusqu’à 5 ou 6
optiques pour couvrir tous leurs besoins. Par exemple un 15 mm, un 24
mm, un 50 mm, plus un 105 mm sans oublier un 200 mm…
Exploit technique pour ce Canon EF 28-300 mm f/3.5-5.6 L IS USL. Une
optique rare qui réussit l’exploit de réunir une amplitude de focale
extrême, une qualité optique acceptable, une ouverture correcte et un
stabilisateur… Aucun photographe n’aurait pu espérer tenir une telle
optique en main il y a seulement quinze ans.
Ce n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui : quelques zooms de très haut niveau réussissent à se hisser au niveau des meilleurs optiques fixes ! C’est notamment le cas de certains 28-70 mm f/2.8 et 70-200 mm f/2.8, devenus des "classiques" faisant systématiquement partie de l’équipement des pros qu'ils ont contribué à alléger.
Ajoutez à cela que leurs versions récentes sont maintenant équipées de stabilisateurs qui compensent le flou de bouger et vous autorisent le travail à des vitesses plus basses… Il est possible d’envisager des images dont on n’aurait pas osé rêver il y a seulement dix ans (et l'on oublie pas que certains fabricants intègrent la stabilisation directement à leurs boîtiers).
Très appréciés des amateurs, les kits double
objectif (popularisés notamment par Sony et Olympus) sont une
excellente façon de commencer du bon pied la photo au reflex…
Toutefois, à l’impossible nul n’est tenu. Pas même les ingénieurs des plus grands laboratoires d’optique : la qualité d’un cliché issu d’un zoom extrême de 18-200 mm f/6.3 ne pourra en aucun cas égaler celle d’un zoom à l’amplitude plus raisonnable, par exemple 70-200 mm f/4.5. Gardez cela en tête au moment de choisir :
- Un zoom unique de grande amplitude mais de qualité moyenne et d’ouverture modeste… ;
- Deux zooms de bonne qualité offrant une plus grande ouverture et de meilleures performances…
La fin de la dictature des grandes ouvertures
Il est à considérer une autre donnée nouvelle qui est directement liée à l’arrivée du numérique. Depuis bien longtemps, l’ouverture maximale des optiques était un critère de référence, à tel point que l’on a pu parler de "dictature du f/2.8". Mais cette époque est peut-être révolue… La sensibilité des capteurs numériques étant plus élevée que celle des films, il est possible d’utiliser couramment des sensibilités de 400, 800 ou même 1 600 ISO, sans perte de qualité rédhibitoire (le capteur full-frame du Nikon D3 est même capable de produire des images utilisables à la valeur fabuleuse de 25 600 ISO).
On peut donc en 2008 travailler à des ouvertures de f/4 ou de f/5,6, là où l’on avait d’autre choix d’ouvrir à f/2.8 auparavant… Plutôt qu’un zoom 70-200 mm f/2.8, vous pourrez donc éventuellement choisir un 70-200 mm f/4 qui aura certainement l’avantage d’être moins lourd, moins cher et moins encombrant.
Et, si vous avez ponctuellement besoin d’une grande ouverture (de plus en plus rarement), rien ne vous empêche d’utiliser un objectif fixe. Par exemple un 50 mm f/1.8 d’un prix modeste mais offrant des performances excellentes ou un 50 mm f/1.4. Ce 50 mm vous servira de temps en temps pour un portrait par exemple si vous désirez une très faible profondeur de champ. Ou lors d’un spectacle très faiblement éclairé : à vous la photo nocturne sans flash. Combinez cela à la stabilisation et vous obtenez un cocktail détonnant.
Gammes d’optique, comment s’y retrouver ?
Les amateurs de belles images rêvent de s’offrir quelques optiques complémentaires de celles livrées en kit lors de l’achat de l’appareil... Mais, dans ce domaine encore, les photographes se trouvent confrontés à une avalanche de références au sein desquelles il semble impossible de s’y retrouver.
Nous allons donc tenter de structurer l’offre actuelle en quelques familles typiques, et vous verrez qu’en gardant à l’esprit cette "classification des espèces" tout semble plus simple finalement. Nous donnerons à chaque fois quelques exemples d’optiques représentatives, mais sans tenter évidemment de faire ici le tour complet de l’offre disponible, tant elle est immense et en évolution permanente : chaque marque présente plusieurs nouvelles optiques chaque année (aussi, nous vous encourageons à vous saisir d’un catalogue des optiques de votre marque parallèlement à la lecture de ce chapitre).
Les zooms trans standard grand angle : environ 17-55 mm
Voici le premier objectif ambitieux dans lequel vous désirerez investir afin de passer à la vitesse supérieure. Les photographes confirmés préféreront acquérir leur boîtier directement avec ce type d’optique et délaisseront si possible l’achat du kit de base.
La plupart des constructeurs portent le gros de leurs efforts sur ces gammes, et l’on trouve assez facilement son bonheur chez les grandes marques, sans oublier Tamron, Tokina et Sigma, qui proposent d’intéressants 17-35 mm f/2.8-4 en montures Canon et Nikon. Leur prix dépend de l’ouverture maximale et de la présence de la stabilisation.
Voilà un trans standard quasi idéal : EF-S 17-55 mm f/2.8 IS USM. Le point fort de cette optique destinée aux Canon à petits capteurs est son ouverture constante de f/2.8, combinée à un stabilisateur embarqué. On le trouve aux alentours de 1050 €, ce qui reste accessible à un acheteur d'EOS 450D ou d'EOS 40D.
Le
17-55 mm sera votre compagnon au quotidien… Autant dire qu'il convient d'investir un minimum. Il doit être léger, discret
et rapide à mettre en œuvre, afin de ne jamais rater une image se
présentant par hasard. Comme lors de cet orage bloquant une route de
montagne, dans la région du Jammu Kashmir.
Les zooms trans standard longs : 24-70 mm et 24-105 mm
Ils deviennent de vrais petits zooms télé sur les reflex à petit capteur (un 24-105 mm devient un 38-170 mm). Le choix est immense pour ce type d’objectif, Tamron, Tokina et Sigma proposent d’ailleurs d’intéressantes solutions (accessibles financièrement) en 24-70 mm f/2.8 pour diverses montures.
Attention, certains de ces zooms 24-70 mm sont en fait des trans standards classiques issus d’anciennes gammes argentiques 24x36. Veillez à choisir des modèles récents qui ont été spécifiquement conçus pour le numérique.
Quant aux 24-70 mm professionnels récents, ils sont des références en termes de qualité optique pour les reflex full-frame notamment. Par exemple le Zoom 24-70 mm F2,8 ZA SSM Carl Zeiss Vario-Sonnar T* que l'on trouve aux alentours de 1590 € et qui n'attend que l'arrivée du futur reflex Sony Full Frame pour démontrer ses qualités...
Citons aussi le Canon EF 24-105 mm f/4L IS USM (qui est le range focal traditionnel du trans standard), assez représentatif et pas trop coûteux (aux alentours de 1100 €). Il est tout particulièrement apprécié des utilisateurs d’EOS 5D à capteur Full Frame. Ainsi que le nouveau Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8G ED, particulièrement compact et léger (mais un peu plus coûteux aux autour de 1600 €).
Transstandard ou petits téléobjectifs ? Double personnalité pour le 24-70 mm avec le coefficient multiplicateur des reflex numériques, ce transstandard devient un petit téléobjectif idéal pour les portraits pas trop serrés…
Les zooms super trans standard : environ 18-200 mm
Voici une vision du trans standard allongé pour ceux qui tiendraient absolument à n’utiliser qu’un seul zoom à tout faire afin de partir en voyage, le sac léger…
Le
zoom étendu 18-200 mm est l’objectif rêvé des voyageurs… Si vous n’en
emportez qu’un sur une île déserte ou dans le désert, ce sera sans
doute celui-ci ! L’arrivée de la stabilisation (intégrée au boîtier ou embarquée dans l’objectif) est une véritable aubaine qui rend ce genre d’optiques plus polyvalentes.
Attention, une telle ampleur de focale se paye fatalement du côté de la qualité optique ! Bizarrement, Canon ne propose pas beaucoup de solutions sur ce créneau, alors que Nikon propose un excellent objectif stabilisé, le 18-200 mm f/3.5-5.6 AF-S DX VR IF ED (Nikon ne craint personne pour la qualité optique ni pour la longueur du nom). Franchement à 700 € il serait bien dommage de s'en priver ! Je l'ai utilisé durant plusieurs mois et je me suis régalé (et je suis plutôt un adepte du 70-200 f/2.8 habituellement).
Tamron et Sigma sont également présents avec leurs 18-200 mm f/3.5-6.3 en montures Canon et Nikon, des produits plus accessibles financièrement… Le Tamron AF 18-250mm F/3,5-6,3 Di II LD Aspherical [IF] MACRO a notamment été élu produit de l'année 2007-2008.
Immanquable dans la gamme Nikon (ci dessous), le 18-200 mm f/3.5-5.6 AF-S DX VR IF ED est l’objectif à tout faire des experts. La qualité des images obtenues est très étonnante en regard de son range focal étendu et de son prix de 700 € environ... A gauche, voici un exemple de ce que donne un tel zoom à 6 focales différentes (18mm, 24mm, 35mm, 50mm, 80mm, 135mm et 200 mm.
Les zooms supergrand-angle : de 10-20 mm à 14-24 mm
Indéniablement, ceux-là font très envie ! Surtout aux adeptes de paysage et de reportage sportif, pour qui ils sont indispensables pour rester au cœur de l’action et ne rien rater…
Indispensable pour "rentrer" dans l’action, le 10-22 mm sait voir
large. Les amateurs de sport de glisse et les reporters ne pourront
s’en dispenser, surtout s’ils ont été habitués à l’utilisation d’un
16-35 mm…
Une fois montés sur un reflex à petit capteur, ils correspondent plus ou moins à des zooms de 17-35 mm. Malheureusement, l’offre actuelle est extrêmement réduite, tant ces optiques demandent aux constructeurs d’importants efforts de recherche et de développement. Leurs formules optiques sont très complexes à cause de la nécessité impérative de limiter l’angle selon lequel les rayons frappent les bords du capteur.
À souligner l’arrivée en cette fin 2007 d’un fabuleux zoom professionnel Nikon : l’AF-S 14-24 mm f/2.8G IF-ED, qui à près de 2 000 euros n’est malheureusement pas à la portée du premier venu…
Un peu dommage tout de même que Nikon ne propose pas d’équivalent à l’excellent EF-S 10-22mm f/3.5-4.5 USM de Canon, qui a l’avantage de rester léger et accessible dès 800 euros (si, au niveau des appareils professionnels, Nikon a repris une très courte avance technologique sur Canon, force est de reconnaître que les gammes optiques Canon destinées aux passionnés et aux experts restent plus larges et plus accessibles). Lire à ce propos mon comparatif Canon EOS 40D versus Nikon D300.
Petite merveille relativement accessible financièrement, ce zoom grand angle EF-S 10-22mm f/3.5-4.5 USM est le complément grand-angle idéal d’un trans standard. Accessoirement le seul moyen de retrouver l‘équivalent d’un 16-35 mm sur un Canon à petit capteur.
Pas vraiment bon marché, le Nikon 12-24 mm f/4 AF-S IF ED G est pourtant très apprécié des nikonistes. D’autant qu’on peut optimiser grandement ses performances, à l’aide du logiciel Nikon Capture NX… Ou encore avec le logiciel "made in France" DxO Optics Pro.
Le zoom grand-angle Olympus Zuiko Digital 7-14mm ED f/4.0 est l’équivalent d’un 14-28 mm, compte tenu du facteur x2 des boîtiers à la norme 4/3. Comme la plupart des optiques Olympus, il est assez compact (lire mon test de cette optique réalisé pendant 3 semaines en Guadeloupe).
Les zooms télé : environ 70-200 mm
Outil principal des grands reporters, les 70-200 mm (ouvrant traditionnellement à f/2.8 constant) sont des optiques d’exception offrant un piqué et une qualité d’image inégalés. Le rêve de bien des amateurs et un investissement indispensable pour quiconque affiche des ambitions professionnelles.
Ils sont parfaits pour les images de sport, d’animaux et tous les
sujets distants et mobiles en général. Une optique indispensable
lorsque le cadrage doit s’adapter à l’action. À compléter
éventuellement d’un multiplicateur de focale x1.4 ou x2…
Ils deviennent sur votre reflex à petit capteur des 112-320 mm. Autrement dit de longs téléobjectifs… La stabilisation est bienvenue si vous pouvez vous l’offrir, car elle transforme ces optiques en arme absolue pour réaliser des images hors du commun.
Le couple Nikon D300 et AF-S VR 70-200 mm f/2.8G ED-IF est l’une des armes photographiques les plus redoutables jamais produites jusqu’à présent, tout en restant d’un poids et d’un encombrement raisonnables. Ajoutez-lui un Extender x1.4 (lire note en bas de page) pour augmenter encore sa polyvalence.
L’offre tend à se démocratiser avec l’arrivée de modèles à ouverture médium, moins encombrants et moins coûteux. Citons une fois de plus Canon, qui propose aux amateurs passionnés un très large choix : grâce à ce zoom stabilisé particulièrement performant en regard de son prix serré d'environ 1180 €, je veux parler de l’EF 70-200 mm f/4L IS USM. Sa version non stabilisée existe aussi, le EF 70-200 mm f/4L USM qui ne coûte que 750 €.
Mais l'objectif le plus fameux de Canon est certainement le fabuleux EF 70-200 mm f/2.8L IS USM que l'on trouve aux alentours de 2100 €. Sa version non stabilisée EF 70-200 mm f/2.8L USM est toujours au catalogue pour environ 1330 €. À vous les portraits exceptionnels avec cette optique qui coûte plus
cher que la plupart des boîtiers de 10 megapixels. Elle vous fera
changer de dimension...
Sigma est également présent sur ce créneau avec un 70-200 mm f/2,8 II DG MACRO APO EX très bon marché à 800 €, qui existe en montures Canon et Nikon. A ce prix-là il serait dommage de s'en priver...
L’objectif professionnel (autant par ses
performances que par son prix) Zuiko Digital ED 35-100 mm f/2.0 est
l’équivalent d’un 70-200 mm f/2.8 compte tenu de la taille du capteur
au format 4/3.
Les zooms télé long : environ 100-300 mm
Il existe enfin une grande variété de longs télé zooms extrêmes dont les performances optiques ne sont pas toujours recommandables : souvent, qui trop embrasse mal étreint... C’est notamment le cas de beaucoup de 75-300 mm ou 100-300 mm, peu coûteux, à ouverture moyenne de f/3.5-5.6. Évitez-les, ils répondent plus à des logiques marketing qu’à de réels besoins photographiques.
En cherchant bien et en y mettant le prix, les photographes
exigeants pourront toutefois trouver quelques merveilles qui se
révéleront pratiques dans quelques circonstances exceptionnelles
(reportage, safari, chasse photo…).
Les zooms professionnels de range 200-400 mm sont une évolution naturelle de la famille des 70-200 mm. Canon propose par exemple un EF 100-400 mm f/4.5-5.6L IS USM extraordinairement polyvalent…
Et Nikon s’adresse résolument aux professionnels avec son 200-400 mm f/4.0 AF-S VR G IFED PP au tarif malheureusement prohibitif.
Probablement l’arme absolue pour
le safari photo. Il coûte malheureusement plus de 6 500 euros…
Citons également un incroyable Sigma 100-300mm f/4 DG APO HSM EX (l'ouverture f/4 constante en fait tout l'intérêt) en montures Canon, Nikon et Pentax, pour la modique somme de 2700 €.
Les multiplicateurs de focale x1.5 ou x2 sur les 70-200 mm
Avec un multiplicateur de focale x1.4, votre télé zoom 70-200 f/2.8 mm devient un 98-280 mm f/4. Ajoutez le taux de conversion (x1.5) d’un boîtier à petit capteur (par exemple Nikon D200, D80, D40, Pentax K10D, Sony Alpha), et vous voilà en possession d’un 147-420 mm f/4 ! Avec les boîtiers Canon à petits capteurs (EOS 20D, 30D, 40D, 400D, 350D, etc.), le coefficient de conversion est même de x1.6, ce qui donne un 156-448 mm f/4. Sur les reflex 4/3 Olympus, Panasonic (Lumix L1) ou Leica (Digilux 3), il monte à x2.
S’ils sont des accessoires pratiques, il faut rester conscient que les multiplicateurs de focale posent certains problèmes. Le premier est que les performances optiques baissent d’un cran, c’est normal puisque vous ajoutez des "couches" de verre qui ne sont pas parfaites. La perte reste acceptable en utilisant un multiplicateur x1.4 sur une excellente optique de base (70-200 mm professionnel)… Mais la dégradation optique devient gênante avec un doubleur. Évidemment, cela dépend de votre niveau d’exigence… À ce propos, pour évaluer le "piqué" de vos images à l’écran, affichez-les à une taille de 50 %, c’est amplement suffisant (allez jusqu’à 100 % si vous avez des prétentions professionnelles, mais pas au-delà)…
Le second problème lié aux multiplicateurs de focale est que vous perdez en ouverture. Celle de votre 70-200 f/2.8 tombe à f/4 avec le x1.4… Et à f/5.6 avec le multiplicateur x2. Si un diaphragme fermé n’est pas extrêmement gênant pour photographier par grande luminosité (on peut toujours monter la sensibilité d’un cran), un effet secondaire se révèle plus embêtant : moins il y a de lumière, moins votre autofocus "accroche" facilement sa cible ! Heureusement, la dernière génération des boîtiers Expert de Canon et Nikon (EOS 40D et Nikon 300D) disposent d’autofocus plus accrocheurs (multiplication des capteurs croisés)…
À propos des multiplicateurs de focale Canon
Depuis sa disponibilité, j’ai souvent utilisé le multiplicateur Canon x1.4 seconde édition avec mon EF 70-200 mm f/2.8L USM et j’ai pu noter que les progrès ont été notables par rapport à sa première édition, notamment en termes de vignettage.
Rappelez-vous de cela si vous recherchez cet accessoire d’occasion. Concernant le multiplicateur x2, il a lui aussi réalisé d’importants progrès par rapport à sa première édition.
Au point que son utilisation devient presque envisageable, même si les images "souffrent" de défauts très visibles notamment sur fond de ciel bleu. Défauts qu’il est possible de corriger plus facilement que du temps de l’image argentique grâce aux logiciels de post production.
Toutefois, son utilisation doit rester très exceptionnelle. Dernière chose, il est possible d’emboîter ces deux multiplicateurs l’un derrière l’autre ! Un 200 m f/2.8 devient donc un 560 mm f/5.6… Ajoutez le taux de conversion (x1.6) d’un EOS à petit capteur (EOS 20D, 30D, 400D) et vous voilà en possession de l’équivalent d’un 896 mm f/5.6 full-frame. Utile aux paparazzi uniquement !
Des optiques fixes pour tous les goûts et toutes les bourses…
Si vous êtes intéressé par les grandes ouvertures sans sacrifier la qualité optique (pour le portrait, les photos en basse lumière, les effets de flou à faible profondeur de champ), il est indispensable d’investir dans une ou plusieurs optiques fixes. Car leur rapport "qualité optique"/prix est toujours plus avantageux que celui des zooms. C’est particulièrement vrai si vous êtes amateur de macrophotographie.
Le choix est vraiment immense et l’étude attentive des catalogues des fabricants est indispensable... Les 85 mm à grande ouverture restent de grands classiques : le Canon EF 85 mm f/1,2L USM II est notamment un must. Remis au goût du jour, également, un autre grand classique de Canon, le fabuleux grand-angle EF 14 mm f/2.8L USM II, qui est désormais compatible avec les EOS numériques full-frame (2 600 euros tout de même). Les nikonistes disposent même d’un AF DX 10,5 mm f/2.8G ED.
Avantage aux optiques fixes en basse lumière, c’est souvent avec une optique fixe que l’on obtient les meilleures images. Par exemple celle-ci, qui a été réalisée avec un Canon EF 24 mm f/2.8.
Macrophotographie : Canon EF-S 60 mm macro f/2.8 USM. Les passionnés de macrophotographie se tourneront vers cette excellente optique unique en son genre. Une grande réussite du format EF-S.
Si vous avez besoin d’une grande ouverture sans pouvoir investir dans les optiques de pros, ce Canon EF 50 mm f/1.8 est un outil idéal (il devient un 80 sur l’EOS 400D). Depuis le temps que l’on fabrique des 50 mm, vous vous doutez que la formule optique est au point !
Ce supergrand-angle Nikon 10,5 mm f/2,8D AF DX G IF ED, créé spécifiquement pour les reflex à petits capteurs, n’a pas d’équivalent sur le marché. C’est avec ce genre d’optiques exceptionnelles que Nikon et Canon font la différence avec toutes les autres marques…
Ce smc Pentax DA 21 mm f/3,2 AL Limited fait partie d’une gamme d’objectifs fixes très originaux et extraordinairement compacts proposés par Pentax.
L’utilisation d’objectifs à décentrement (tels que le Canon TS-E 45 mm f/2.8) permet aux professionnels de corriger les déformations verticales de la perspective des bâtiments.
C’est quasiment indispensable en studio et fort pratique en architecture, comme le montre cette image des rues de New York.
La part du rêve, les super télés : 300, 400 et 500 mm
Juste pour rêver, citons pour conclure ce chapitre la catégorie des super téléobjectifs extrêmes : les 400, 500 ou 600 mm, que l’on croise au bord des circuits de formule un ou des stades d’athlétisme…
Il faut les avoir essayés un jour pour comprendre ! Citons le très classique Canon EF 300 mm f/2.8L IS USM ou encore le dernier Nikon AF-S VR 400 mm f/2.8G ED…
Ces focales sont la promesse d’une qualité d’image superlative mais restent malheureusement hors de budget de la plupart d’entre nous… Ce n’est pas trop grave, consolez-vous en vous disant qu’elles ne sont pas toujours les plus pratiques (car sont très encombrantes).
S’il est effectivement possible aux photographes les plus costauds d’utiliser ponctuellement un 300 mm stabilisé à main levée, le monopode ou le pied sont absolument indispensables au commun des mortels. En plus de leur énorme télé fixé sur pied, la plupart des pros gardent donc systématiquement un 70-200 mm suspendu à l’épaule…
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ven. 07 mars 2008
Une astuce de portage efficace pour randonner !
Voilà le genre de petites surprises, qui font qu'écrire ce blog est très sympa... J'ai reçu il y a quelques temps, un mail de la part de Jean-Claude :
" Bonjour M Vibert, lisant vos articles sur MACANDPHOTO.com, que je trouve très intéressant et impartial, je vous soumet un kit randonnée que j’ai trouvé et qui je pense mériterait d'être connu (...). Vous qui êtes un pro du reportage, que pensez-vous de mon idée et si ça vaut le coup de la faire connaître ? Je ne cherche même pas à gagner de l’argent, mais juste à faire connaître ce moyen de portage que j’utilise depuis quelque années...
Il faut dire que le "dada" de Jean-Claude est de faire des panoramiques en randonnée avec son Canon EOS 350D et maintenant l'EOS 40D...
Explications : " le problème est que pendant la marche, l’APN suspendu à sa courroie, se balance autour du cou ce qui fort désagréable. J’ai remédié à ce problème avec une dragonne Canon (qui doit avoir une vingtaine d’année) et que je suspend à mon sac à dos avec deux anneaux et deux mousquetons alu ou plastique (encore mieux). De cette façon l’APN reste plaqué contre la poitrine sans balancement. A ce jour je n’ai vu encore personne se promener avec ceci ".
Jean-Claude m'a très gentiment envoyé son système (fort bien réalisé par lui-même, voyez plutôt). Je l'ai essayé rapidement (oui en ce moment je suis un peu occupé à écrire, plus qu'à faire des photos) et ça marche pas si mal que ça.
Personnellement
j'ai préféré garder une courroie sur l'appareil (en plus du système à
mousquetons). Cela me permet de varier les positions et procure une
double sécurité. Il faut dire que ma courroie n'est pas une courroie
classique, elle est amovible immédiatement grâce à une système de
clips.
Rien n'empêche également (j'ai essayé) d'attacher ponctuellement les deux mousquetons du même côté du sac (c'est très rapide) afin de varier la position ou de poser le sac à terre.
Voilà ! Tout ça vous donnera sans doutes des idées... SI vous avez trouvé une bonne astuce, n'hésitez pas à m'envoyer des photos et un descriptif si vous souhaitez la faire connaître. En attendant, voici un panorama de Jean-Luc, vu du Ventoux (télécharger fichier_3000pix ici), pas mal non ?
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dim. 30 déc. 2007
Site en pause... pour cause de bonne neige !
Effectivement , l'anticyclone s'installe, les températures restent froides et la neige est préservée (vue de la fenêtre de chez Sandra à La Clusaz). Donc vacances obligatoires, snowboard et un peu d'images... Mon comparatif EOS 40D vs 300D est quasiment fini, mais il faudra attendre ! Rendez-vous dans une semaine... Si ma prose vous manque, il reste toujours mon bouquin.
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mer. 19 sept. 2007
Petits secrets pour photographier les meetings aériens
Les meetings aériens qui se déroulent partout en Europe durant l’été sont l’occasion de réaliser des images rares... Le ronflement des moteurs, les prouesses des pilotes et les hurlements des jets participent d’une atmosphère électrisante qu’il est passionnant de photographier… À vos longues focales !
La principale difficulté pour bien photographier les meetings aériens est liée aux distances de sécurité imposées entre les avions et le public. Il n’y a guère que dans l’axe de la piste d’atterrissage que les avions passent à faible distance.
Sauf à être accrédité officiellement, il y a peu de chance que vous soyez admis à sortir des zones accessibles au public, l’utilisation d’une longue focale d’au moins 200 mm est donc la seule façon de régler le problème, nous allons détailler longuement cette question.
Pour autant, une longue focale ne fait pas tout… Pris dans l’action, peu de photographes sont conscients que tout le monde n’est pas fan d’aviation. Et qu’il n’est pas évident de différencier un P51 Mustang d’un Messerschmitt BF 109, lorsqu’ils sont photographiés à 200 mètres de distance sur fond de ciel bleu.
Au-delà de la simple réussite technique, le premier souci du photographe doit être de varier autant que possible les points de vue et d’éviter de réaliser des centaines d’images identiques sur fond bleu ! Les nuages sont une chance de briser la monotonie, déplacez-vous autant que possible pour les intégrer à votre composition.
Au-delà des avions en plein vol, traquez systématiquement les « à côtés »… Montrez ce que personne ne pense à regarder. Ne négligez pas la foule, les images d’ambiance, les portraits des pilotes, les mille détails intéressants des avions exposés au sol… Considérez que les évolutions aériennes ne représentent qu’une partie du sujet, surtout quand le temps est gris !
Les zoom télé 70-200 mm à 100-400 mm.
Les zooms 70-200 mm, ou 100-300 mm deviennent un équipement presque courrant pour les possesseurs de reflex. Ils constituent d’ailleurs souvent un premier investissement, après l’achat d’un kit de base. Certains reflex sont d’ailleurs disponibles en double kit à des prix très intéressants.
Dans le cas de figure qui nous intéresse, l’ouverture minimale de votre zoom ( qui peut aller de f/2.8 à f/5.6) est beaucoup moins déterminante qu’elle ne peut l’être pour d’autres types de prise de vue. Une ouverture de f/4 sera par exemple tout à fait suffisante dans la plupart des cas, puisque vous visez souvent le ciel qui est très lumineux.
Les coûteux télé zooms pros ouvrant à f/2.8 ne sont donc pas absolument incontournables, même s’ils gardent une grosse longueur d’avance question qualité optique.
Pour des raisons évidentes, la stabilisation (mode anti-vibration) est par contre vraiment très utile pour travailler en toute sécurité à main levée. Sans pied, ni monopode...
Elle permet d’échapper à la dictature du « 1 sur le focale », règle empirique qui conseil d’utiliser une vitesse de 1/200èm au minimum, pour une focale de 200mm. Une optique stabilisée permet donc d’utiliser un 200 mm à des vitesses très basses, en dessous du 100ème de sec par exemple. A chacun de déterminer sa vitesse minimale en fonction de son matériel et de ses aptitudes à ne pas trembler ( ! )…
Si vous utilisez beaucoup la stabilisation, prévoyez éventuellement des batteries de rechange ou l’utilisation d’un grip (poignée d’alimentation) embarquant deux batteries, car avec certaines optiques la stabilisation consomme pas mal d’énergie.
J’ai remarqué que mon Canon 70-200 mm f/2.8 stabilisé générait parfois des erreurs du boîtier lorsque je l’utilisais sans le grip, (erreurs que je mets sur le compte d’une alimentation insuffisante).
- Avantages du zoom : Vous gardez la possibilité de faire évoluer le cadrage si l’avion vient dans votre direction.
- Inconvénients du zoom : De moindres performances optiques que les optiques fixes équivalentes.
Les multiplicateurs de focale x1.5 ou x2 sur les 70-200 mm.
Avec un multiplicateur de focal x1.4, votre zoom 70-200 f/2.8 mm devient donc un 98-280 mm f/4. Ajoutez le taux de conversion (x1.5) d’un boîtier à petit capteur (par exemple Nikon D200, D80, D40, Pentax K10D, Sony Alpha) et vous voilà en possession d’un 147-420 mm f/4.
Avec les boîtiers Canon à petits capteurs (EOS 20D, 30D, 400D, 350D, ect…), le coefficient de conversion est même de x1.6 ce qui donne un 156-448 mm f/4. Sur les reflex 4/3 Olympus, Panasonic (Lumix L1) ou Leica (Digilux 3), il monte à x2.
Au meeting de la Ferté Alais, j’ai souvent remarqué qu’en utilisant un multiplicateur x1.4 sur mon 70-200 mm, j’étais même un peu trop près des avions lorsque ceux-ci survolaient le terrain, l’endroit pourtant le plus propice aux images, car à courte distance le voile atmosphérique est moins gênant... J’ai donc préféré m’en passer, quant au doubleur (multiplicateur x2) je ne l’ai jamais sorti.
S’il sont extrêmement pratiques, il faut rester conscient les multiplicateurs de focales posent certains problèmes. Le premier est que les performances optiques baissent d’un cran, c’est normal puisque vous ajoutez des couches de verre qui ne sont jamais parfaites.
La perte reste toutefois acceptable en utilisant un multiplicateur x1.4 sur une excellente optique de base (70-200 mm professionnel)…
Mais la dégradation optique devient plus gênante avec le doubleur. Évidemment cela dépend un peu de votre niveau d’exigence… À ce propos, pour évaluer le « piqué » de vos images à l’écran, affichez-les à une taille de 50% c’est amplement suffisant. Allez jusqu’à 100% si vous avez des prétentions professionnelles, mais pas au-delà, ça ne sert à rien…
Le second problème lié aux multiplicateurs de focale est que vous perdez en ouverture. Celle de votre 70-200 f/2.8, tombe à f/4 avec le multiplicateur x1.4… Et à f/5.6 avec le multiplicateur x2. Si un diaphragme plus fermé n’est pas extrêmement gênant pour photographier des avions par grande luminosité (on peut toujours monter la sensibilité d’un cran) un autre effet secondaire s’avère beaucoup plus embêtant : moins il y a de lumière, moins votre autofocus « accroche » facilement sa cible !
- Avantages des multiplicateurs : votre zoom devient encore plus polyvalent.
- Les inconvénients : vous perdez en ouverture, en qualité optique et en performances autofocus.
Remarque à propos des multiplicateurs de focal Canon : Depuis sa disponibilité, j’ai souvent utilisé le multiplicateur Canon x1.4 seconde édition avec mon 70-200 f/2.8 L et j’ai pu noter que les progrès ont été notables par rapport à sa première édition, notamment en termes de vignettage. Rappelez-vous de cela, si vous recherchez cet accessoire d’occasion.
Concernant le multiplicateur x2, il a lui aussi réalisé d’importants
progrès par rapport à sa première édition. Au point que son utilisation
devient presque envisageable courrament, même si les images « souffrent » de
défauts très visibles notamment sur fond de ciel bleu. Défauts qu’il
est possible aujourd'hui de corriger bien plus facilement que du temps de l’image
argentique, grâce aux logiciel de post production. Toutefois son
utilisation doit rester très exceptionnelle.
Dernière chose, il est possible d’emboîter ces deux multiplicateur l’un derrière l’autre ! Un 200 m f/2.8 devient donc un 560 mm f/5.6… Ajoutez le taux de conversion (x1.6) d’un EOS à petit capteur (EOS 20D, 30D, 400D) et vous voilà en possession de l’équivalent d’un 896 mm f/5.6 full frame. Utile aux paparazzi uniquement !
Les téléobjectifs à focales fixes : 300 mm et plus
Souvent utilisées par les pros sur le bord des terrains, ces longues focales sont la promesse d’une qualité d’image superlative, mais restent malheureusement hors de budgets pour la plupart d’entre nous…
Ce n’est pas trop grave. Consolez-vous en vous disant qu’elles ne
sont pas toujours les plus pratiques pour la photo de bolides lancés en
pleine vitesse. L'aviez-vous remarqué ? En plus de leur énorme télé fixé sur pied, la plupart
des pros gardent systématiquement un télé zoom suspendu à l’épaule…
S’il est possible aux photographes les plus costauds d’utiliser ponctuellement un 300 mm stabilisé à main levée, le monopode ou le pied sont absolument indispensables au commun des mortels. Même un simple 70-200 est capable de vous filer de sérieuses courbatures le lendemain d’une journée intense de prise de vue.
Je ne suis personnellement pas fan du pied (j’en ai pourtant un en carbone, qui me sert souvent à suspendre mon sac photo au-dessus du sable lorsque je fais des photos de surf). Et je ne m’encombre que rarement d’un monopode, car je préfère utiliser des optiques stabilisées.
Le
secret pour bien tirer partie d’un pied ou d’un monopode avec un sujet
rapide, réside dans une rotule mobile sophistiquée. Pour mieux suivre
les avions, les pros de la photo aérienne utilisent de longues poignées
fixées à la rotule (un peu comme les caméramans), sur l’une d’elles est
fixé un déclencheur déporté.
- Avantages : Une qualité optique superlative, à laquelle on ne peut renoncer après y avoir goûté.
- Les inconvénients : poids, encombrement et investissement très importants.
Quelles vitesses et ouvertures préférer ?
Nous avons vu que l’ouverture n’est pas d’une importance
déterminante pour photographier les avions (elle doit rester toutefois
dans des limites raisonnables). Un diaph quelque peu fermé aura
l’avantage d’offrir une plus grande profondeur de champs et de
compenser une mise au point approximative de l’autofocus.
C’est par ailleurs souvent entre f5.6 et f/8 que les optiques offrent le meilleur d’elles-mêmes. D’une façon générale, je préfère utiliser la priorité vitesse ou la priorité ouverture pour les images « qui bougent » et comme vous l’imaginez bien, je n’utilise jamais les programmes résultats (sport, paysage, ect…).
L’erreur classique du débutant qui les utilise n’importe sans réfléchir, est de ne pas contrôler la sensibilité choisie par l’appareil, ni l’ouverture… Et de se retrouver (dans le cas de la photo aérienne) avec un diaph exagérément fermé (f/18 ou plus) à cause de la forte luminosité du ciel. Ce qui engendre vignetage, diffraction, aberrations chromatiques…
Par ailleurs un diaph exagérément fermé (sacrilège) est en quelque sorte un « gaspillage » de ressources photographiques ! Mieux vaut utiliser une ouverture moyenne (de f/4 à f/16), de façon à choisir la plus basse sensibilité possible (100 ISO est l’idéal), gage d’une absence de « bruit numérique ».
En optant pour des vitesses peu élevées, vous éviterez de figer l’hélice des « coucous » qui ne tourne pas forcément très vite (encore un autre avantage déterminant des optiques stabilisées).
Une hélice
figée et nette, ôte toute sensation de vitesse à l’avion. Mieux vaut
donc ne pas monter au-delà du 1/250em de seconde. Plus l’avion est
ancien, plus il faudra abaisser cette vitesse (1/150em de sec pour les
vieux biplans).
Une parenthèse à ce propos, j’ai lu récemment dans la presse quelques explications à propos de la réalisation des photos du TGV durant son dernier record de vitesse. En choisissant une vitesse de 1/4000 em de seconde leurs auteurs ont réussi à parfaitement figer la rame…
Tellement bien, que le TGV semblait complètement à l’arrêt, dommage non ?
- Avantages : une vitesse basse (1/200ème) préserve le flou des hélices et assure plus de profondeur de champs.
- Inconvénients : risque de bouger du photographe s’il n’est pas équipé d’une optique stabilisée.
Autofocus, cadence, mesure de lumière, balance des blancs ?
Si certains professionnels apprécient d’effectuer une mesure de lumière manuelle pour certain sujets (qui garanti la même exposition sur une série d’images), j’ai personnellement une grande confiance dans l’appareil…
Et je ne sors quasiment jamais de la mesure multizone
standard (quitte à ajuster un peu mes images en post traitement).
Certes, on peut se « prendre la tête » un peu plus que ça, mais je n’en
vois pas bien l’intérêt.
N’appliquez pas de correction systématique d’exposition de -1/3 de diaph. (certains photographes shootant en JPEG ont cette habitude pour préserver les hautes lumières). Car sur fond de ciel bleu, vous risquez plutôt la sous exposition que l’inverse. D’ailleurs, si vous shootez en RAW ce serait une grosse erreur, car dans ce format il est plus facile de rattraper des images sur exposées que sous exposées (c’est la fameuse théorie « exposer à droite »).
En ce qui concerne la balance des blancs, le meeting aérien est l’occasion ou jamais de choisir un réglage « lumière du jour » qui garantit une parfaite continuité des images entre elles quelque soit le cadrage. Alors qu’en balance des blancs automatique, parfois l’appareil peut se faire pièger…
Pensez à vérifier dans quel mode vous êtes
resté, avant de visiter l’intérieur des hangars ! Mais encore une fois, si
vous shootez en RAW, les erreurs de balance des blans sont sans
conséquences, puisqu’elle peuvent être ajustées sans problèmes par la suite.
Pour le réglage de la cadence moteur, c’est évidemment la cadence maxi qui s’impose (5 images / secondes est pas mal). Je déclenche par courtes rafales de 3 à 6 images (rarement plus), il n’est pas rare que sur une rafale, certaines images soient plus nettes que d’autres.
Le mode autofocus conseillé pour suivre des avions en plein ciel est plutôt le mode suivi (appelé Servo chez Canon, Continue chez Nikon), puisque que la distance au sujet a beaucoup de chance d’être variable. Mieux vaut également laisser tous les collimateurs activés pour une meilleure détectivité. Sauf si vous désirez composer votre image avec une zone d’espace vide « en avant » de l’avion (ce qui est plus joli), dans ce cas utilisez les capteurs décentrés.
Signalons à ce propos que
la capacité de « grouper » les collimateurs par quatre avec certains
boîtiers Nikon (D80 et D200 notamment), qui est extrêmement avantageuse
lorsqu’il s’agira de les piloter rapidement avec le Joypad situé à
l’arrière du boîtier. Quand au récent EOS 1D mark 3 professionnel, il
dispose de collimateurs invisibles entre les capteurs, ce qui revient
un peu au même.
J’ai suivi le meeting de la Ferté, équipé des 70-200 mm f/2.8 stabilisés Canon et Nikon, montés respectivement sur des Canon EOS 20D, EOS 5D et Nikon D200.
Ce dernier s’en est le mieux sorti du point de vue de l’autofocus, ce qui est normal vu son positionnement. Les collimateurs de l’EOS 5D sont trop regroupés au centre pour ce genre d’exercice (ils n’ont pas évolué par rapport au 20D, alors que la surface sensible s’est agrandie). Cet boîtier conçu plutôt pour le portrait, le paysage, le studio est donc moyennement adapté à ce genre d’images, sa cadence est de plus limitée à 3 im/sec.
Quand à l’EOS 20D
il accuse déjà son âge (sorti en août 2004). S’il partage avec le D200
(sorti en novembre 05) une cadence de 5 im/sec, son autofocus est moins
performant. Un EOS 30D (sorti en février 2006) s’en serait mieux sorti
je suppose.
Quelles modes format d’image préfèrer RAW ou JPEG ?
Pour toutes les images un peu difficiles à réaliser techniquement (sport, lumières difficiles, images nécessitant des améliorations, ect…), le format RAW est évidemment à privilégier.
L’argument selon
lequel le workflow en RAW est plus long et compliqué qu’en JPEG à vécu… A condition du moins, d’être équipé d’un ordinateur
récent tournant à plus de 2ghz et équipé d’au moins 2 Go de RAM.
Grâce à des logiciels « tout en un » comme Lightroom ou Aperture la gestion de milliers d’images dans ce formats devient plus facile même qu’en JPEG (lire notre article comparant ces deux logiciels). Oubliés les problèmes d’exposition, finis les soucis de balance des blancs, tout cela peut s’ajuster en lot au moment de la post production. Même les poussières sur le capteur (bien visibles sur fond de ciel bleu avec un diaph fermé), ne sont plus qu’un mauvais souvenir.
Quand aux utilisateurs d’Adobe Bridge CS3 et Adobe Camera Raw, ils pourront même ajuster très finement la netteté de leurs images avec un nouvel outil netteté tout à fait exceptionnel (qui arrivera dans Lightroom à l’occasion de sa prochaine mise à jour).
- Avantages du RAW : Possibilités d’ajustement exceptionnelles au moment du post traitement.
- Inconvénients du RAW : Nécessite des capacités de stockage supérieures. Nécessité d’un post traitement.
Les dates des meetings…
Voici quelques rendez-vous incontournables. Une liste complète est accessible sur ce site (qui comprend aussi de petits meeting régionaux) : Passionaviation.skynetblogs.be, ou sur celui-ci : Airpixel.com. Si c’est la patrouille de France qui vous intéresse, son programme détaillé est accessible sur leur site : Patrouilledefrance.com.
La Ferté Alais : Un des plus intéressant meeting
d’Europe à 50 minutes de Paris, avec ses coucous de collection et la
visite de la Patrouille de France. Les 26 et 27 mai 2007. Meetingferte.com
- Salon du Bourget : Ouvert le week-end au grand public tout près de Paris. Un des plus important Salon aéronautique au Monde. Les 22, 23 et 24 juin 2007. Salon-du-bourget.fr
- Lens-Bénifontaine : En région Nord Pas de Calais, un des dernier meeting de l’été. Le 2 septembre 2007. Meeting-air-lens.com
Meeting aérien de l'EA-ALAT et de l'EFA : Pour célébrer
le 100em anniversaire de l’hélicoptère et 50em anniversaire de
l’EA-ALAT près de St Tropez. Les 23 et 24 juin 2007. Meeting-leluc.fr
- Meeting aérien d’Evreux Base aérienne 105 : Avec la patrouille de France et le Rafale. Le 3 juin 2007. Air-meeting-evreux-2007.com
- Meeting de l’air Mont de Marsan Base aérienne 118 : Avec la patrouille de France. Le 8 juillet 2007. Meeting2007-marsan.fr
- Meeting aérien de International de Bex : Chez nos amis Suisses. Les 1er et 2 septembre 2007. Membres.lycos.fr/gvmcbex et Bex07.ch
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sam. 23 déc. 2006
Le Leica M8, battu par... le Canon EOS 400D
Découvrez dans la dernière livraison de Chasseur d'image (n°290, janvier-février), une série de mesures très intéressantes...

Elles concernent le bruit de déclenchement (et de réarmement de l'obturateur) d'une trentaine d'appareils numériques et argentiques fameux... La durée de ce bruit est également mesurée. C'est une enquète bien moins idiote que ce que la couverture pourrait vous laisser imaginer (ce coup-ci ils se sont dépassé ;-)
Voici donc quelques résultats particulièrement intéressants (classés dans l'ordre du plus discret au plus bruyant) qui tendent à boulverser certaines idées reçues :
- Niveau sonore 54 dB : Canon EOS 400D, (durée 290 ms)
- niveau sonore 54 dB : Canon EOS 350D, (durée 295 ms)
- Niveau sonore 55 dB : Olympus E500, (durée 285 ms)
- Niveau sonore 57 dB : Nikon D80, (durée 285 ms)
- Niveau sonore 57 dB : Olympus E400, (durée 285 ms)
- Niveau sonore 58 dB : Nikon D70s, (durée 290 ms)
- Niveau sonore 58 dB : Leica M8, (durée 450 ms : la plus longue)
- Niveau sonore 58,5 dB : Nikon D200, (durée 280 ms)
- Niveau sonore 59 dB : Canon EOS 5D / 20D / 30D (durée 280 ms)
- Niveau sonore 59 dB : Pentax K10D (durée 290 ms)
- Niveau sonore 59 dB : Sony Alpha (durée 295 ms)
- Niveau sonore 60 dB : Canon EOS 1D / 1Ds, (durée 270 ms)
L'EOS 400D est donc le plus discret des APN... Il n'est battu que d'un petit décibel par le Leica M7 (avec un niveau sonore de 53 dB sur une durée de 300 ms)... Mais ce dernier n'est pas un APN ! Voilà qui va susciter des commentaires passionnés j'en suis certain ! Autrement dit, si vous voulez photographier discrètement, choisissez le plus passe-partout des Appareils... Qui est aussi le plus silencieux (avec un Leica, vous serez de toutes façons vite repéré et catalogué)...
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jeu. 14 déc. 2006
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mar. 17 oct. 2006
Conseils de pro sur Lexar.com
De nombreux pros travaillent avec des cartes Lexar (consulter leur site en français ici). Sur le site Lexar.com, tous ces pros vous livrent une longue série de conseils et astuces pour améliorer votre workflow.
Une page de référence à visiter d'urgence et à bookmarker. D'autant que sont également référencés des liens en provenance d'autres sites. Je vous redonne au passage le lien chez robgalbraith d'une base de donnée de la rapidité de toutes les cartes du marché en fonction des
appareils... Pour un EOS 5D par exemple, les Sandisk et les Lexar s'en
sortent avec les honneurs (ainsi que quelques marques plus rares en Europe).
Une dernière petite chose... (mais est-il utile de le rappeler une fois de plus). Si vous voulez éviter les erreurs de lecteur ou d'écriture, pensez à formater votre carte avec votre APN avant chaque session de prise de vue (après avoir déchargé vos images sur votre ordinateur évidement). De façon à partir sur un espace bien clean... Si vous procèdez ainsi, vous n'aurez jamais d'ennuis, quelque soit la marque de votre carte !
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ven. 24 févr. 2006
A propos de photos de gratte-ciels...
J'adore les gratte-ciels, en particulier ceux de Hong-Kong... D'ailleurs, je ne resiste pas à vous en montrer quelques images de plus. J'en profite (c'est juste pour le plaisir), car ce n'est pas vraiment le genre d'images que je vends tous les jours.
Faute d'être connu pour mes photos d'architecture... Et oui, en photo on a toujours une "étiquette sur le front", c'est comme ça : il faut être ""crédible" dans son domaine et se spécialiser pour exister...
Par exemple on ne demandera jamais à un photographe d'architecture d'aller prendre des photos de trek au Ladakh ! Ni à un spécialiste des concerts de rock d'aller faire des photos sous-marines... Et à moi on ne commandera probablement jamais de photos de gratte-ciels ! Domage, mais il faut se faire une raison...

Photographier les gratte-ciels n'est pas toujours facile... Par exemple, n'imaginez pas que la solution soit forcément d'adopter le super grand angle pour faire des vues en perspectives, cela ne marche pas très souvent ! Il vaut mieux prendre un peu de recul et corriger éventuellement les perspectives dans Photoshop...

Le téléobjectif donne souvent de bons résultats pour dessiner la "skyline" ou "trouver" des angles originaux, mais bien l'utiliser n'est pas à la portée du premier venu...
Il ne faut pas hésiter à jouer l'abstraction et le graphisme ainsi que le choc architectural entre structures d'âges différents (à Hong-Kong, on est gâté de ce côté)...
Si vous voulez du ciel bleu, travaillez plutôt le matin, pour échaper à la polution, sans oublier le filtre polarisant !
Ne négligez pas non plus les vues intérieurs, à travers les fenêtres ou depuis les restaurants et bar panoramiques que l'on trouve souvent au sommet des buildings voisins.
En parlant de gratte-ciel, je vous recommande ce site étonnant skyscraperpage.com, ou vous pourrez comparer les diagrames des plus hautes constructions du monde. Existantes, détruites, en construction ou en projet, grâce à un ingénieux moteur de recherche...
C'est là qu'on se rend compte à tel point les deux tours du World Trade Center (toit à 417m, antenne à 526m) était énormes (hautes mais surtout volumineuses).
Je n'avais disposé que d'une demie journée et d'un ciel nuageux pour visiter Manhatan (quelle frustration). New-York est également magnifique mais beaucoup moins surprenant que Hong-Kong. Toujours est-il que je n'oublirais jamais l'ambiance très étrange qui régnait autour de "Ground Zero"...
Après
avoir visionné tous ces gratte-ciels pendant au moins 40 minutes, j'en
suis arrivé à conclure que beaucoup de mes préférés (esthéquetiquement
parlant) étaient à Hong-Kong (oui je sais, Hong-Kong m'obsède).
Par exemple La Banque Of China (sur le photo de droite, c'est celui constitué de losanges lumineux) et l'International Finance Center 2 (photo de droite également c'est le plus haut actuellement, toit à 406m, antenne à 415m). Il sera dépassé en 2007 par un nouveau monstre en construction de l'autre côté de la baie à Kowloon : l'international Commerce Center
(toit à 484 m pas d'antenne, ça fait mesquin). On est pas loin du demi
kilomètre ! Qui ne sera lui-même dépassé que par trois autres buildings
actuellement en construction dans le monde... Bref après avoir longuement exploré ce site, j'étais tellement emballé que Je me suis commandé le poster !
MAJ : Une petite précision (pour ceux qui aiment la précision) concernant la plus haute construction du monde... Si l'on prend en considération le toit, le record est bien détenu en théorie par la Taipei 101 (toit à 448 m, antenne à 508 m) à Taiwan... Oui mais si l'on s'intéresse au sommet de l'antenne, alors là la Sears Tower (toit à 442 m, antenne à 527 m) à Chicago reprend la première place...
Mais ces records n'en ont plus pour longtemps de toutes façons, de plus ce ne sont certainement pas les plus hautes constructions du monde. Puisqu'elles sont battues par trois plateformes pétrolières offshore dont la plus haute, la Petronius Compliant Tower atteind 640 m... Vous allez me dire : "ça ne compte pas, c'est sous l'eau"... Viennent ensuite des dizaines de mats de TV dont le plus haut (construit en 1963 aux USA) atteind les 629 m qui remporte la palme de la plus haute construction sur terre.
Pourtant, ça ne compte toujours pas ! Car on peut pas aller y prendre un café pour regarder par le fenêtre, d'ailleurs il n'y a pas de fenêtres... Dans ces conditions, c'est donc la CN Tower à Toronto (tour de télévision) qui est la plus haute construction terrestre à ce jour (toit à 457m, antenne à 553 m). Suivie d'une autre tour de communication en Russie : la Ostankino Tele Tower (toit à 385 m, antenne à 540 m). Au moment de sa construction (en 1967) pour célébrer le cinquantenaire de la révolution d'octobre, c'était la plus haute construction du monde. Elle devrait le redevenir (mais pas très longtemps) en 2007, puisque des travaux devraient l'amener à 568 m...
Tout cela paraitra plus ou moins ridicule en regard du Burj Dubai qui sera achevé en 2008. Sa construction a commencé en 2004, mais l'on ne connait pas encore la hauteur définitive qui devrait être d'au moins 705 m et peut-être même atteindre les 900 m !
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mer. 02 nov. 2005
A propos de profondeur de champ...
La profondeur de champ, tout le monde en parle, mais très peu aussi savamment que Jean-Jacques Milan. Aussi prolixe par ses contributions sur le site Artkaos que celles consacrées à l'enrichissement de l'encyclopédie participative Wikipédia. C'est sur cette dernière que vous trouverez cet article complet dédié à la profondeur de champ, dont voici le sommaire :
1 Résumé
2 Maîtriser le diaphragme
2.1 Savoir quand il faut fermer le diaphragme...
2.2 ... et quand il faut l'ouvrir
2.3 Remarques
3 Les performances de l'œil
4 La distance orthoscopique
5 Flou, netteté et contraste
6 Profondeur de foyer
7 Profondeur de champ
7.1 Avertissement
7.2 Les principaux résultats
7.2.1 Recherche de réglages, connaissant l'objectif et la profondeur à obtenir
7.2.2 Recherche de la profondeur, connaissant l'objectif et les réglages
7.3 Profondeur de champ et distance focale
7.4 Annexes : le détail des calculs
7.4.1 Calcul de a (ou r)
7.4.2 Calcul de p
7.4.3 Calcul de n
8 Distance hyperfocale
9 Échelles de profondeur de champ et abaques
10 Testeur de profondeur de champ
11 Problèmes liés au non respect de la distance orthoscopique
11.1 Photographie au téléobjectif
11.2 Photographie au grand-angulaire
12 Cas particulier de la macrophotographie
13 Photographie sans objectif à l'aide d'un sténopé
14 Pathologies de l'œil et profondeur de champ
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dim. 21 août 2005
De retour (entier) du Ladakh...
Me voilà rentré après cinq semaines d’aventures au Ladakh ! C’était superbe : monastères et moines bouddhistes, sommets himalayens en arrière plan, hautes vallées irriguées…
J'ai fait quelques images dont je me souviendrais, la plupart du temps entre 4000 et 5000 mètres d'altitude.
Mais le Ladakh, ce fut aussi quelques belles galères : entre les routes coupées par des coulées de boues ou bloquées par des villageois en colère et mes bagages oubliés sur le tarmac du terrain d'aviation de Leh (je les attends toujours), les hommes et le matos ont été mis à rude épreuve...
Mention spéciale pour le PD70X qui a parfaitement fonctionné durant mes 15 premiers jours en totale autonomie électrique et que je n’hésiterais donc pas à recommander aux amateurs de trek (pour info, il est à vendre, ainsi que quelques cartes 512 Mo et des batteries, mon mail est par ici).
Pour info, on tient largement 15 jours avec 9 batteries et 7 Go de carte ! Le tout est de protéger tout ce petit monde des chocs... et de l'humidité.
En parlant d'humidité : le Ladakh est sur le plan météo, considéré comme un véritable désert en altitude, protégé de la mousson indienne par la chaîne himalayenne... Et bien (comme à chaque fois que je vais quelque part),
nous avons connu une météo tout à fait anormale (cela a commencé par des trombes d'eau et des coulées de boue)... Le climat est vraiment détraqué !
A suivre, vous pourrez découvrir les images dans quelques temps sur mon autre site…
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sam. 18 juin 2005
100 asa, c'est mieux que 200 et beaucoup mieux que 400 !
J'ai lu à pas mal d'endroits (sur le net comme dans la presse photo) que la réduction du bruit sur les EOS-20D était tellement exceptionnelle que l'on pouvait sans soucis shooter à 400 asa. Il faut nuancer celà ! Je veux bien croire que Canon a réalisé des prodiges dans ce domaine, mais de-là à oublier certaines évidences il y a un pas...
C'est en imprimant les image en A3+ (32,9 x 48,3 cm) que l'on s'en rend compte : les images shootées à 100 asa sont impecables, les autres à 200 le sont un poil moins... Et c'est dans les "




















